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Association des guides et scouts d'Europe

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Association des guides et scouts d'Europe
Logo de l'Association des guides et scouts d'Europe.
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
AGSEVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaines d'activité
Scoutisme, autres activités récréatives et de loisirsVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Objectif
Siège
Pays
Organisation
Membres
35 600[2] (2023)
Fondateur
Président
Rémi Fourneraut[1]
Conseiller religieux
Abbé Yves Genouville
Vice-président
Edouard Colin
Cyril de Queral
Myriam Cocquet
Trésorier
Jean Ramière
Personnes clés
Affiliation
Publication
Faveur de Jungle, Scout d'Europe, Trace ta route, Maîtrise, Relais de Poste
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates

L'Association des guides et scouts d'Europe (AGSE), couramment désignée comme les Scouts d'Europe, est un mouvement de scoutisme catholique français, membre de l'Union internationale des guides et scouts d'Europe.

Les origines : Bleimor et les Europa scouts

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Le mouvement est fondé deux années après le lancement de la fédération du scoutisme européen à Cologne lors du rassemblement de plusieurs jeunes européens à la Toussaint 1956, désireux de fonder une Europe fraternelle par le scoutisme. Trois personnalités fortes marquent les origines : Friedrich Perko, Jean-Claude Alain et Pierre Géraud-Keraod. Cette époque est mal connue, d'autant que la quasi-totalité des sources à ce sujet provient des Scouts d'Europe eux-mêmes[Note 1].

La dimension européenne : les Europa scouts

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L’histoire des Europa scouts est mal connue faute de sources externes. Le contexte est celui de la guerre froide et de l’occupation de l'Autriche après la Seconde Guerre mondiale par les Alliés, qui encouragent le scoutisme comme un moyen de désintoxiquer la jeunesse des totalitarismes : du nazisme comme du communisme. L’idée d’un mouvement européen naît lors du jamboree mondial de 1951 en Autriche chez des chefs soucieux d’entente et de compréhension européenne après la Seconde Guerre mondiale. En 1952, ils font camper ensemble leurs troupes et Friedrich Perko[3] fonde les Europa scouts, de leur nom complet Europa Scouts, der Vereinigung Europäischer Pfadfinder (« Scouts d’Europe de l’Union des scouts européens »). Le mouvement crée des sections dans différents pays d'Europe, sections qui dépendent directement de l'association autrichienne[3].

Emblème des Europa scouts

L'originalité de ce mouvement neutre[Note 2] réside dans son ambition européenne. Traditionnellement, les mouvements scouts sont nationaux et leurs pédagogies comme leurs organisations varient considérablement d’un pays à l’autre. Les Europa scouts aspirent au contraire à devenir un mouvement international, avec des pratiques communes dans tous les pays. Les Scouts d’Europe sont directement héritiers de cette idée, qu’ils réalisent : ils fondent des mouvements identiques dans une vingtaine de pays européens, réunis dans l’Union internationale des guides et scouts d'Europe (UIGSE).

Cette organisation centralisée est mal perçue et devient rapidement source de tensions. Le a lieu une réunion internationale des Europa scouts à Cologne. Après des débats houleux, la section allemande quitte le mouvement. Sous l'impulsion d'un Français, Jean-Claude Alain, elle crée à la place un système fédéral, la Fédération du scoutisme européen (FSE), qui deviendra par la suite l'UIGSE. La nouvelle association prend pour emblème la croix de Malte rouge[4] et la fleur de lys or à la place de la flèche et de la fleur de lys des Europa scouts. Jean-Claude Alain en devient le premier commissaire fédéral[3].

En 1958, Jean-Claude Alain fonde la section française de la Fédération des Scouts d'Europe, qui prend pour nom la traduction française de « Europa scouts » : Scouts d’Europe[5]. Juridiquement, cette association qui est aujourd'hui devenue l'Association des Guides et Scouts d'Europe, même si pratiquement ce mouvement initial était assez éloigné de l'actuel. Il s'agit d'une petite structure, qui rassemble seulement une centaine de membres. Conformément à l'orientation religieuse choisie par la FSE lors de son deuxième conseil fédéral, à la Toussaint 1957, les Scouts d'Europe sont une association œcuménique. Ce positionnement leur vaut une condamnation de l'Assemblée des archevêques et cardinaux en 1959 :

« Il ne semble pas opportun de favoriser cette forme de scoutisme qui admet systématiquement, dans les mêmes unités, des enfants catholiques, protestants orthodoxes et israélites. La méthode qu’elle préconise n’est pas conforme à une saine pédagogie de la foi. Son introduction dans nos diocèses ne pourrait que créer une fâcheuse diversion par rapport aux Scouts de France. »

— Assemblée des archevêques et cardinaux, 1959

Postérité des liens avec les Europa scouts

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Malgré la tentative de reprise de contact en 1975, les Guides et Scouts d'Europe n’ont plus de liens avec leur ancêtre autrichien. Les Europa scouts n'ont plus de groupes en dehors de l'Autriche, où ils forment un groupuscule[3].

En 1975, à la suite d'une réunion à Wiltz (Luxembourg) entre la FSE et les Europa scouts, Pierre Géraud-Keraod (PGK) crée chez les Guides et Scouts d'Europe une association appelée Europa scouts[6] dans un but de rapprochement entre les deux mouvements[7]. L’association reste une structure vide, sans activité. Une seconde rencontre a lieu en 1976, au cours de laquelle Perko et Pierre Géraud-Keraod créent la Confédération européenne du scoutisme chrétien d’Occident (CESCO, ou IEPECA en allemand), qui regroupe la FSE et les Europa scouts[8] ; elle n'a par la suite aucune activité non plus. Dans la revue Maîtrises, à destination des chefs, Pierre Géraud-Keraod décrit ainsi cette seconde rencontre :

« En février 1976, se sont tenues les journées de Vienne qui ont permis les retrouvailles de l’association des Europa scouts et des organisations Guides et Scouts d’Europe. L’équipe de 1952 et celle de 1962 se reconnaissaient avec la joie que l’on devine, dans un même idéal de service et de fraternité. Un accord a été signé le soir même de l’anniversaire de Baden-Powell. Fait significatif : c’est sur la Charte de 1956 que s’est établi l'accord entre les nouvelles associations et les tout premiers protagonistes de l’Idée scoute européenne. »

— Pierre Géraud-Keraod, Revue Maîtrises, deuxième trimestre 1976

Après le départ de Pierre Géraud-Keraod en 1986, le discours des Guides et Scouts d'Europe (GSE) au sujet des Europa scouts évolue considérablement. En 1998, Maurice Ollier, l’un des dirigeants historiques des Guides et Scouts d'Europe écrit, toujours dans Maîtrises :

« L’équipe fédérale devait reprendre contact avec les Europa Scouts en 1976 à Vienne pour constater que la FSE n’avait finalement rien de commun avec eux […]. Cette rencontre ne pouvait aboutir à aucun rapprochement. Nous pouvons dire avec assurance que les Guides et scouts d’Europe ne sont en aucun cas les héritiers des Europa scouts autrichiens. Il sera nécessaire de rectifier certaines affirmations que l’on trouve dans les carnets pour nos jeunes. »

— Maurice Ollier, Revue Maîtrises, avril 1998

Après son départ des Guides et scouts d'Europe, Pierre Géraud-Keraod transfère le siège de l’association française « Europa scouts » du centre national des Guides et Scouts d'Europe à La Flèche[9], faisant de l’association un mouvement à part entière, aujourd’hui affiliée aux Éclaireurs neutres de France. Ces Europa scouts français n’entretiendront jamais de liens avec les Europa scouts autrichiens, avec lesquels ils n’ont donc qu’un lointain rapport historique.

L'identité catholique : les scouts Bleimor

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Les Scouts d’Europe originels n’ont que peu de points communs avec l’Association des Guides et Scouts d'Europe actuelle. En 1962, l’arrivée dans leurs rangs des Scouts Bleimor et de leur fondateur, Pierre Géraud-Keraod, apporte une pédagogie issue des Scouts de France ainsi qu'une identité religieuse catholique[3].

Drapeau des Scouts Bleimor.

Les Scouts Bleimor forment une association culturelle bretonne identitaire constituée initialement chez les Scouts de France (SdF) en 1950[10] par Pierre Géraud-Kéraod. Elle regroupe sept groupes scouts en Bretagne et à Paris, dans un contexte d’après-guerre où le nationalisme breton est discrédité pour son soutien à l’occupant nazi[réf. souhaitée]. Le , au cours d’une réunion à Tréguier à laquelle Friedrich Perko est convié, les Scouts Bleimor quittent à l’unanimité les Scouts de France et intègrent les Europa scouts. Le , ils rejoignent les Scouts d’Europe de Jean-Claude Alain et prennent le nom de « Bleimor, association bretonne des scouts d’Europe »[11].

Évincé de l’association qu’il a fondée, Jean-Claude Alain crée un Comité de défense des Scouts d'Europe qui devient en 1963 l’Association française des Scouts d'Europe (AFSE)[12]. Les Scouts d’Europe attaquent en justice cette association pour usurpation de leur nom, de leurs insignes et des titres de leurs revues. Jean-Claude Alain renomme alors l’association Mouvement scout européen (MSE) et change d’insignes, ce qui lui permet de gagner le procès en première instance[13] puis en appel[14].

En 1963, l’association « Les Scouts d’Europe » prend pour nom « Les Scouts d’Europe (Europa scouts) de la Fédération du scoutisme européen »[15].

Développement et établissement

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En 2001, l'Association des guides et scouts d'Europe signe avec le Comité épiscopal enfance-jeunesse de la Conférence des évêques de France un protocole d’accord reconnaissant l'association comme mouvement d’éducation[16]. Le , le Conseil pontifical pour les laïcs signe le décret reconnaissant l'Union internationale des Guides et Scouts d'Europe comme association privée de fidèles de droit pontifical[17].

Fin 2003, la province d'Île-de-France bénéficie d'une habilitation pour délivrer le Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (BAFA) par le ministère de la Jeunesse et des Sports, autorisant les stages de formation à décerner le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur en accueils collectifs de mineurs[18].

En 2004, après un audit du ministère de la Jeunesse et des Sports, l’Association des Guides et Scouts d’Europe bénéficie du renouvellement de son habilitation nationale à délivrer le BAFA. Les stages de formation – appelés Camps Écoles Préparatoires (CEP) – peuvent, au cas par cas, délivrer le diplôme du brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur en accueils collectifs de mineurs[19]. Cette habilitation est renouvelée en 2015[20].

Dans une lettre intitulée « Place au scoutisme » envoyée par les commissaires généraux, l'équipe nationale des Guides et Scouts d'Europe fait le choix de ne pas pratiquer la « forme extraordinaire » dans le mouvement[21], ce qui provoque l'incompréhension de nombreux adhérents et de prêtres de l'association, attachés à cette diversité. « Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette règle normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit : les prêtres membres d’un mouvement de l’Église ont le droit de célébrer selon le rite tridentin, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les dirigeants de telles associations et mouvements ne peuvent ni imposer, ni empêcher cette forme de la célébration dans leur mouvement. »

Cette crise entraîne le remplacement des commissaires généraux du mouvement en 2009 et le départ de cinq unités chez les Scouts et Guides de France[22].

Cérémonie de clôture de l’Eurojam en août 2014.
Cérémonie de clôture de l’Eurojam en août 2014.

En 2014, l'association accueille pour la deuxième fois l'Eurojam organisé par l'Union internationale des guides et scouts d'Europe à Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois[23].

Le mouvement insiste sur le fait qu'il est indispensable que tous les chefs soient formés et informés aux points de vigilance, des situations interdites, et des bonnes réactions en cas de doute[24]. L'association compte alors 33 000 membres[25].

Liste des personnalités passées par l'association

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Flamme de camp des Scout d'Europe

L'une des caractéristiques du mouvement est l’importance qu'il attache au cérémonial scout ainsi qu'aux rites. Les uniformes et les symboles sont décrits dans le Cérémonial des Guides et Scouts d’Europe[27].

Le symbole du mouvement se blasonne « D’argent à une croix à huit pointes de gueule, chargée d’une fleur de lys d’or ». Il a été choisi par les fondateurs du mouvement à Cologne en 1956.

La croix rouge évoque l’idéal de l’ancienne chevalerie, le rouge étant la couleur de la générosité et du courage. La fleur de lys symbolise l’idéal des éclaireurs, comme celle qui figurait sur toutes les anciennes cartes pour indiquer le Nord ; ses trois éléments rappellent les trois vertus principales du scout : franchise, dévouement et pureté. Les huit pointes des quatre branches de la croix de Malte figurent les huit vertus des béatitudes du Sermon sur la Montagne que les scouts et guides cherchent à acquérir[28].

Selon le cérémonial, la croix représente la foi catholique professée par le mouvement et ses huit pointes, figurent donc les huit Béatitudes du Sermon sur la Montagne[28].

La fleur de lys est l’emblème universel du scoutisme. Ce symbole, qui indique le nord sur les anciennes cartes, montre la direction à suivre. La fleur de lys rappelle donc les trois valeurs scoutes : de franchise, de dévouement et de pureté. Un liseré blanc entoure la croix de sorte qu'elle ne soit pas en contact avec la partie noire, symbolisant la victoire du bien sur le mal[Note 4]. C’est devant ce Baussant que les Guides et Scouts d’Europe s’engagent solennellement en prononçant leur promesse.

Controverses

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Détournement du fichier de la province de Provence (1998)

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En 1998, l’association fait face à l’affaire dite « du fichier de la province de Provence », qui connaît un écho national. À la suite du détournement du fichier des adhérents de la province de Provence, des enfants se voient adresser par voie postale à l’automne 1998 différentes publications d'extrême-droite, proche du Front national[29], à caractère raciste et xénophobe, rendant notamment hommage « au génie du IIIe Reich »[30]. Ils reçoivent également un courrier des Légionnaires du Christ. Le père d’un éclaireur d’une patrouille libre, qui a reçu ces publications, contacte la direction nationale, qui reconnaît le qu’une « personne mal intentionnée a transmis à la société éditrice Défi une liste des adresses de certains de nos représentants dans certains départements du Midi ». L'association nationale porte plainte pour détournement de fichier[31]. La Commission nationale de l’informatique et des libertés est également saisie par le père de famille[32] et conclut dans une délibération du que ces envois font suite au détournement, sans autorisation de l'association scoute, d’un fichier de plus de trois cents noms au profit de la société Défi[33],[34],[35]. Les scouts d'Europe rejettent le soutien que leur apporte le Front national de la jeunesse en 1999[36].

À l'issue de l'inspection du ministère de la Jeunesse et des Sports consécutive à cette affaire, les scouts d'Europe modifient leurs statuts, à la suite d'une injonction, pour en supprimer des dispositions illégales (statut de membres réservé aux seules personnes de nationalité française et de plus de 18 ans)[30].

Dérives du mouvement

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En 1982, est lancée une inspection de deux années pour vérifier la conformité du mouvement à son agrément ministériel[30]. Une image extrémiste du mouvement pourrait avoir été produite par le port d'uniformes non conformes comportant des effets militaires ou paramilitaires[37]. Aucune suite n'est donnée à cette inspection.

En 1998, un article de L'Humanité relève dans le compte rendu d'une assemblée générale du mouvement, l'expression d'une opposition à « la démagogie électoraliste des partis politiques » et aux « idéologies marxistes ou franc-maçonnes »[38]. L'association n'en fait aucun commentaire.

En 1999, un rapport ministériel constate « des dérives plutôt paramilitaires qu'intégristes dans un nombre très limité de camps »[30].

En 2017, dans un contexte où le scoutisme peut encore être perçu comme « paramilitaire » , un responsable des scouts d'Europe atteste que : « le mouvement n’hésite pas à radier un chef s’il est jugé trop éloigné de la pédagogie scoute »[39].

Agressions sexuelles

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En 1993, l'abbé Pierre de Castelet commet des agressions sexuelles lors d'un camp de colonies de vacances dans les Pyrénées, ce qu'il reconnaîtra plus tard[40].

En 2016, trois victimes de l'abbé portent plainte contre André Fort, l'ancien évêque d'Orléans pour non dénonciation d'agression sexuelle sur mineur. C'est le début de l'affaire André Fort. Ces victimes découvrent que l'abbé est toujours en activité, notamment auprès de Scouts d'Europe[41]. En , Pierre de Castelet est condamné à trois années d'emprisonnement dont deux ferme (aucune condamnation n'étant en lien avec son activité chez les Scouts d'Europe)[42].

Sans lien avec l'affaire précédente, en , devant le sénat, Michel-Henri Faivre, vice-président du conseil d'administration de l'Association des guides et scouts d'Europe (AGSE), à propos de la diffusion d'images à caractère pornographique auprès d'enfants dans les camps, « affirme avoir effectué trois déclarations au procureur de la République au cours des quatre dernières années » et tenir « un fichier des éléments radiés, dont certains ont été condamnés »[43],[44].

Publications

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Scouteuropresse

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L'agence Scouteuropresse est une société civile de presse[45] appartenant à l'association. C'est elle qui publie les revues de l'association, et manuels de l'association. Le président et les commissaires généraux sont respectivement les directeurs de publication et de la rédaction.

Bibliographie

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  • Jean-Luc Angélis, La véritable histoire des Guides et Scouts d'Europe, Paris, Presses de la Renaissance, , 358 p. (ISBN 978-2-7509-0365-7)
  • Bruno Rondet, François-Xavier Nève et Hervé Tabourin, 250 réponses à vos questions sur le scoutisme, éditions du Gerfaut, , 232 p. (ISBN 978-2-35191-067-2)
  • Le scoutisme a marqué son siècle, et demain ? : actes du colloque des 3 et 4 octobre 2007 organisé par les Guides et Scouts d'Europe pour le centenaire du scoutisme, Carrick, .
  • Tom Depoorter, L'histoire du scoutisme européen (Travail universitaire, 1999-2005), , 17 p. (lire en ligne [PDF])
  • Lionel Christien, Les Guides et Scouts d'Europe, histoire d'un mouvement scout à travers son modèle culturel, éducatif et familial, 1945-1995 (=DEA d'histoire), université de Montpellier III,
  • Ladislas Foumou, Histoire et pédagogie de la Route, des Scouts de France aux Scouts d'Europe et Scouts unitaires de France, 1926-1990 (DEA d'histoire), université de Lyon III,
  • Claire Roulhac de Rochebrune, Le Mouvement des Scouts d'Europe (Mémoire IEP), IEP Toulouse,
  • Yves Combeau, Toujours prêts. Histoire du scoutisme catholique en France, Cerf, , 358 p. (ISBN 9782204138543)

Notes et références

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  1. Voir à ce sujet les travaux Depoorter 2005, Christien 1996 ou de Jean-Jacques Gauthé, dont sont notamment issus les informations contenues dans cette section
  2. C’est-à-dire interdenominational, regroupant différentes confessions selon le modèle de scoutisme anglais, plutôt que laïque.
  3. Deputy Camp Chief c'est-à-dire porteur de la Badge de bois à quatre buchettes
  4. Un étendard ressemblant à celui des Guides et Scouts d’Europe est utilisé par les Scouts et guides Saint Louis.

Références

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  1. Malo Tresca, « Guides et Scouts d’Europe : Rémi Fourneraut élu président de l’association », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Les Guides et Scouts d’Europe célèbrent les 40 ans de leur centre national lors de l’assemblée générale et poursuivent leur développement », sur scouts-europe.org (consulté le ).
  3. a b c d et e Tom Depoorter, « L’histoire du Scoutisme Européen » [PDF], (consulté le ).
  4. « Les insignes », sur scouts-europe.org (consulté le )
  5. Déclaration le 5 septembre et publication au Journal officiel du 11 septembre 1958
  6. Déclaration le 25 novembre et publication au Journal officiel du 13 décembre 1975
  7. Objet associatif : « Maintenir la tradition des promoteurs du scoutisme européen et développer dans le cadre de ce mouvement les relations des groupes français avec les pays de langue allemande » (Journal officiel du 13 décembre 1975)
  8. Site des Europa scouts rubrique « Organisation »
  9. Déclaration le 29 septembre et publication au Journal officiel du 21 octobre 1987
  10. Déclaration le 12 avril et publication au Journal officiel du 23 avril 1950
  11. Déclaration le 4 février et publication au Journal officiel du 17 février 1963
  12. Déclaration le 18 mars et publication au Journal officiel du 30 mars 63
  13. Jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 11 juin 1965
  14. Arrêt de la cour d’appel de Paris du 16 novembre 1968, note au Recueil Dalloz 1969, Sommaires, p. 117.
  15. Déclaration le 4 février et publication au Journal officiel du 17 février 1963
  16. AGSE - Protocole entre le Comité épiscopal enfance jeunesse et l'association des Guides et Scouts d'Europe
  17. AGSE - Décret du Conseil pontifical pour les laïcs
  18. Arrêté du 26 décembre 2003 publié au Journal officiel du 31 janvier 2004 p. 2230.
  19. AGSE - Le scoutisme en France
  20. Arrêté du 24 décembre 2015 ; NOR : VJSJ1529233A
  21. Nicolas Senèze, « Les Guides et Scouts d'Europe dans la tourmente », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Nicolas Senèze, « Des guides et scouts d'Europe se rapprochent des scouts de France », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  23. « Scouts d'Europe. L'Eurojam est officiellement ouvert ! », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. Guillemette de Préval, « Scouts et guides d’Europe réaffirment leur volonté d’être une « maison sûre » pour les mineurs », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Hadrien Genieys, « Une nouvelle présidente pour les Scouts d’Europe », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. Antoine Chataignon, Scouts marins, parés ! : Histoire des scouts marins, Paris, Éditions L'Harmattan, , 262 p. (ISBN 978-2-296-11828-7, BNF 42184885, présentation en ligne).
  27. Pascal Monet, « L'histoire de l'insigne des Scouts de France », sur LaToileScoute, (consulté le ).
  28. a et b « Nos symboles », sur uigse-fse.org[source insuffisante].
  29. Catalogues de la Société d'études et de relations publiques (SERP), proche du Front national (FN), et de Durandal, ainsi que Français d’abord, la revue du FN.
  30. a b c et d Didier Hassoux, « Scouts d'Europe, peuvent mieux faire », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. « Les scouts d'Europe refusent tout lien avec l'extrême droite », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  32. Signalement de la CNIL
  33. Jose Lenzini, « Les fichiers baladeurs des Guides et scouts d’Europe », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  34. « Les scouts d'Europe se réjouissent de l'inspection », La Croix,‎ .
  35. Françoise-Marie Santucci, « Des scouts exposés au démarchage de fascistes », Libération,‎ (« Des scouts exposés au démarchage de fascistes », Libération, 23 décembre 1998, consulté le ).
  36. « Les Scouts d'Europe rejettent le soutien du Front national », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  37. « Les scouts d'Europe se défendent d'être extrémistes », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. « Quand le FN courtise les Scouts d'Europe », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  39. Louis Heidsieck et Naila Khelifi, « Journée mondiale du scoutisme: un mouvement toujours en phase avec la jeunesse », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  40. « MCI Répression infractions sexuelles sur mineurs : compte rendu de la semaine du 28 janvier 2019 », sur Sénat (consulté le ).
  41. « Pédophilie dans l'église : peines exemplaires requises à Orléans », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. « Deux ans de prison pour Pierre de Castelet, un ancien prêtre d’Orléans coupable d’atteintes sexuelles sur mineurs », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  43. « MCI Répression infractions sexuelles sur mineurs : compte rendu de la semaine du 25 mars 2019 », sur Sénat (consulté le ).
  44. « 26 mars 2019 », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  45. Notice sur data.bnf.fr.

Liens externes

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