Médard Aribot
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Médard Aribot né le à Sainte-Luce (Martinique) et mort le aux Trois-Îlets (Martinique)[1] est un sculpteur français.
Biographie
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Médard Aribot est le fils de Médar Kuku, né au Congo[Lequel ?], et de Marie Thérèse Aribot, née à Rivière-Pilote le .
Sculpteur autodidacte, il est condamné au bagne à perpétuité pour avoir sculpté l'effigie du colonel Coppens qui est brandie par une foule lors d'une émeute électorale en 1925 au cours de laquelle dix personnes sont tuées, dont le colonel. Toutefois, il est officiellement condamné huit ans après les émeutes pour des faits de maraudages et rapines. L'opinion populaire affirme qu'il paie pour la réalisation de la « photo en bois » du colonel Coppens[2].
Condamné au bagne à perpétuité en 1925 pour son passé de « voleur » et sa participation supposée aux évènements de la guerre du Diamant (commune au sud de la Martinique), Médard Aribot passe ses années de bagne en Guyane et ne doit sa libération qu'à la fermeture de cet établissement pénitentiaire en 1945.
Il est rapatrié en Martinique en 1953 où il passe le reste de ses jours.
Il est connu pour la petite maison polychrome appelée « maison du Bagnard » qu'il a édifiée en 1960 et habitée jusqu'à sa mort, sur la commune du Diamant, aux pieds du Morne Larcher.
Cette maisonnette en bois de couleurs gaies (principalement du jaune et du bleu) a pour particularité d'être extrêmement petite et cubique.
Après sa mort, la « maison du bagnard » devient un site touristique car elle permet de replonger dans l'histoire de Médart Aribot.
En octobre 2006, la maison est classée au patrimoine historique[3].
Le , Philippe Villard, délégué régional à la fondation du Patrimoine pour la Martinique, annonce que la maison du Bagnard va bénéficier de rénovations et d'une mise en valeur grâce aux gains obtenus lors de la 8e édition du loto du patrimoine. Le coût de cette réhabilitation est estimé entre 350 000 et 400 000 €[4].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives Nationales d'Outre-Mer, Martinique, commune de Sainte-Luce, année 1901, acte de naissance no 54, vue 16/34, avec mention marginale de décès
- ↑ « Héritage culturel congo, indien et chinois à la Martinique », conférence donnée à la Maison franco-japonaise de Tokyo, le .
- ↑ Tourist Martinique, « Maison du Bagnard », sur TouristMartinique, (consulté le )
- ↑ « Loto du patrimoine 2025 : le site de la maison du bagnard au Diamant sera réhabilité », sur Martinique la 1ère, (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Richard Price (trad. Sally Price), Le bagnard et le colonel [« Convict and the colonel »], Paris, Presses universitaires de France, coll. « Ethnologies », , 234 p. (ISBN 978-2-13-050532-7).
Liens externes
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- « La maison du Bagnard » sur zananas-martinique.com.
- Autour d'un tableau de Jean-Marc Andrieu sur potomitan.info.