Ballon de Paris
| Constructeur |
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|---|---|
| Premier vol | |
| Date de retrait | Toujours en service |
| Type | Ballon captif à hélium |
|---|
| Hauteur | 35 m |
|---|---|
| Diamètre | 22,5 m |
| Volume | 6 000 m3 |
| Masse à vide | 3 000 kg |
|---|---|
| Passagers | entre 10 et 20 |
| Altitude de croisière | 150 m |
|---|
Le Ballon de Paris est un ballon captif, servant d'attraction touristique et d'outil de sensibilisation à la qualité de l'air, installé à Paris depuis dans le parc André-Citroën. Il est conçu et développé par la société Aerophile.
Fonctionnement
[modifier | modifier le code]Grâce au principe d'Archimède, un mètre cube d'hélium peut soulever 1 kg, donc 6 000 mètres cubes soulèvent 6 tonnes.
Le ballon avec sa nacelle, son enveloppe et son filet pèsent 2 tonnes environ.
Ainsi, le ballon peut élever jusqu'à 30 passagers (environ 2,5 tonnes), ce qui en fait le plus grand ballon captif au monde, et garder 1,5 tonne de lift dans le câble pour contrer la force du vent. Plus il y a de vent, plus on garde de lift, moins on emmène de passagers. Le câble peut résister jusqu'à 44 tonnes de traction.
Ce ballon mesure 35 mètres de haut pour 22,5 mètres de diamètre. Il monte à 150 mètres d'altitude, et parfois jusqu'à 300 mètres quand les vents sont calmes[1], ce qui en fait l'un des plus hauts points de Paris après la tour Eiffel. En vol, il est visible à 20 kilomètres à la ronde[2] et il est quotidiennement vu par 400 000 personnes en [3]. C'est l'un des aéronefs les moins polluants du monde puisqu'il est animé par un treuil électrique.
Histoire
[modifier | modifier le code]Le maire de Paris, Jean Tiberi, accompagné des créateurs d'Aerophile, présentent le ballon en à la presse réunie au premier étage de la tour Eiffel[4]. Lancé le dans le cadre des festivités de l'an , il ne doit rester en place que jusqu'au mais, devant son succès, il est finalement prolongé[5]. Il sert d'abord de support publicitaire à Fortis[6],[7].
Il est dégonflé fin et remis en service le avec un nouvel annonceur, Eutelsat[8],[9].
Le , un nouveau ballon est inauguré[10]. En partenariat avec la Banque populaire[11] et Airparif (organisme agréé de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France), il change de couleur en fonction de la qualité de l'air ambiant dans Paris, de vert (bon) à rouge (mauvais) en passant par orange (médiocre). Ce système est complété d'un éclairage indépendant indiquant avec le même code couleur la qualité de l'air à proximité du trafic.
Il est dégonflé le [12], et un nouveau ballon, bleu, est inauguré le , en présence de l'explorateur Jean-Louis Étienne. Il est rebaptisé l'« Observatoire atmosphérique Generali »[13], la compagnie d'assurances italienne Generali ayant noué un partenariat de plus de 14 ans avec la Mairie de Paris.
Il est dégonflé le [14],[15],[16] et un nouveau ballon, toujours sponsorisé par Generali mais blanc cette fois, est mis en service le , équipé d'un système auto-nettoyant[17].
Il embarque chaque année 60 000 visiteurs[18] pour un spectacle d'environ 10 minutes. Il a ainsi accueilli un million de visiteurs en vingt ans, entre et [19].
En janvier 2025, le ballon de Paris est dégonflé et, pour la première fois, son hélium peut être récupéré pour être recyclé[20]. Il reprend son envol en avril 2025, avec une nouvelle enveloppe, toujours au nom de l'assureur Generali[21],[22].
- Historique des différents ballons
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Ballon Eutelsat (-).
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Ballon Air de Paris (-), le jour de son inauguration.
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Ballon Generali bleu (-), en cours de décollage.
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Ballon Generali blanc (depuis ).
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Ballon Generali de Paris (depuis 2025).
Qualité de l'air
[modifier | modifier le code]Quatre laboratoires du CNRS utilisent le Ballon de Paris pour mener des études sur les basses couches de l'atmosphère, notamment le LPC2E (Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace) de Jean-Baptiste Renard, qui équipe le ballon avec le LOAC (Light Optical Aerosol Counter)[23]. Cet appareil de mesure qui compte et identifie les particules ultrafines, inférieures à 1 micromètre (PM1,0)[24],[25], était destiné initialement à fonctionner à 40 kilomètres d'altitude dans la stratosphère.
À partir de 2018, d’autres instruments s’ajoutent, notamment pour étudier en temps réel l’Ozone en collaboration avec le Laboratoire Inter-Universitaire des systèmes Atmosphériques (LISA)[26].
Depuis 2024, le ballon permet aussi de mesurer les principaux gaz à effet de serre (GES) grâce à des capteurs de méthane, de dioxyde de carbone et de vapeur d'eau (regroupés dans un seul boîtier LSCE – ICOS dans le cadre du programme scientifique européen ICOS Cities)[27],[28]. Les pollens sont également mesurés et font l'objet d'études, sous la direction du LPC2E du CNRS[29].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Bomboy et Prunault 2015.
- ↑ Matthieu Combe, « Les innovations techniques du nouveau ballon de Paris », Techniques de l'ingénieur, .
- ↑ Sophie Landrin, « Un ballon pour mesurer les particules de Paris », Le Monde, .
- ↑ Emmanuel Marolle, « Aérophile présente son ballon de l'an 2000 », Le Parisien, .
- ↑ AFP, « Le ballon Fortis prolongé d'un an », Le Parisien, .
- ↑ « Un ballon, mais après ? », Stratégies, .
- ↑ « Fortis veut gonfler son image européenne : Un ballon captif, cet été dans le ciel de Paris, aux couleurs du groupe de bancassurance », Le Soir, .
- ↑ M.-A.G., « Le ballon captif victime de la météo », Le Parisien, .
- ↑ G.P., « Des idées de sorties pendant le pont », Le Parisien, .
- ↑ Danielle Birck, « Le Ballon de Paris se met à l'air du temps », RFI, .
- ↑ Martine Laronche, « Un ballon mesurera la pollution de l'air de Paris », Le Monde, .
- ↑ Anne Jouan, « Generali va sponsoriser le ballon du parc André-Citroën », Le Figaro, .
- ↑ Matthieu Combe, « Le nouveau ballon de Paris prend son envol ! », sur Natura Sciences, .
- ↑ Nicolas Olivier, « Remplacé au printemps, le ballon de Paris a été dégonflé », France Bleu Paris, .
- ↑ Emilie Torgemen, « "Le ballon de Paris au garage jusqu’au printemps" », sur Le Parisien,
- ↑ Dominique Malécot, « "Le Ballon de Paris fait peau neuve" », sur Les Échos, .
- ↑ Marc Cherki, « Le nouveau Ballon de Paris du parc André Citroën se nettoie tout seul », Le Figaro, .
- ↑ « "Un ballon écolo pour voir Paris d'en haut" », sur Le Parisien, .
- ↑ Élodie Soulié, « Paris : le plus écolo des ballons captifs célèbre ses 20 ans », Le Parisien, .
- ↑ AFP, « A Paris, le ballon du parc André-Citroën part en repos hivernal et recycle son hélium », sur Sciences et Avenir, .
- ↑ « Le ballon Generali de Paris reprend son envol à Paris. », sur ICI 19/20 France 3 Paris Ile-de-France, .
- ↑ Toky Nirhy-Lanto, « VIDÉO. Réchauffement climatique, augmentation des températures... Le ballon Generali, un laboratoire scientifique dans les airs », sur France Info, Paris Ile-de-France, .
- ↑ Renard, Michoud et Giacomoni 2020.
- ↑ « Un nouveau ballon au parc André Citroën », sur paris.fr, (version du sur Internet Archive).
- ↑ Laetitia Van Eeckhout, « "Un laboratoire volant pour analyser la qualité de l'air parisien" », sur Le Monde,
- ↑ Jean-François Doussin, « Un aéronef urbain pour explorer la structure verticale de la pollution atmosphérique », sur hal.science, .
- ↑ Luc Chemla, « "C'est important de comprendre ce qu'il se passe" : à Paris, le ballon de mesure de la qualité de l'air se dote de nouveaux capteurs », sur France Info - Radio france, .
- ↑ « Gaz à effet de serre : le réseau de capteurs s’étoffe à Paris - avec Olivier Laurent, ingénieur-chercheur au LSCE et Michel Ramonet, coordinateur du réseau ICOS-France. », sur Actu-Environnement, .
- ↑ Jean-Baptiste Renard, Johann Lauthier, Jérôme Giacomoni, « Pollen Vertical Transportation Above Paris, France, up to 150 m Using the Beenose Instrument on the Tourist Attraction “Ballon de Paris” in 2024 », sur Atmosphere 2025, .
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Alice Bomboy et Delphine Prunault, « Quand la science ausculte la pollution depuis les airs : Un ballon au-dessus de Paris », dans Irrespirable : Comment échapper à l'asphyxie, Tallandier et Arte, coll. « Explorations », , 221 p. (ISBN 979-10-210-1619-4, lire en ligne).
- Jean-Christophe Brisard et Antoine Béguin (participation), chap. 7 « Et si on mesurait enfin les particules vraiment polluantes », dans Irrespirable : Le scandale de la qualité de l'air en France, Paris, First édition, , 362 p. (ISBN 978-2-412-03491-0, lire en ligne).
- Jean-François Doussin, « Un aéronef urbain pour explorer la structure verticale de la pollution atmosphérique », La Météorologie, no 107, , p. 15–16 (lire en ligne).
- (en) Jean-Baptiste Renard, Vincent Michoud et Jérôme Giacomoni, « Vertical Profiles of Pollution Particle Concentrations in the Boundary Layer above Paris (France) from the Optical Aerosol Counter LOAC Onboard a Touristic Balloon », Sensors, vol. 20, no 4, , article no 1111 (DOI 10.3390/s20041111).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Vasque olympique de Paris, avec un ballon captif, pour les Jeux de Paris
Liens externes
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- (fr + en) Site officiel
