Sylviane Agacinski
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Henri Agacinski (d) |
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Raymonde Agacinski (d) |
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| Conjoint |
Lionel Jospin(1994-2026) |
| Enfant |
Daniel Agacinski (d) |
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Sylviane Agacinski [aɡazɛ̃ski] est une philosophe française, née le à Nades, dans l'Allier[1]. Enseignante à l'École des hautes études en sciences sociales (de 1991 à 2010), elle est élue à l'Académie française le . Marquée par Heidegger, Gilles Deleuze, dont elle a suivi les cours à Lyon ; très proche de Jacques Derrida ; elle a beaucoup travaillé sur les rapports entre le masculin et le féminin, et sur les controverses sur le genre, la marchandisation des corps et le religieux.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Sylviane Agacinski est la fille d'Henri Agacinski, ingénieur des travaux publics de l'État attaché au service des mines[2], lui-même fils d'un immigré polonais, mineur de fond, ayant quitté Potsdam en 1918[3], et de Raymonde Lejeune. Elle est la sœur de la comédienne et documentariste Sophie Agacinski.
Formation
[modifier | modifier le code]Après une licence de philosophie obtenue à l'université de Lyon, où elle suit notamment les cours de Gilles Deleuze et d'Henri Maldiney, elle poursuit ses études à la Faculté des lettres de Paris, est reçue successivement au concours du CAPES et à l'agrégation de philosophie[4].
Vie privée et parcours professionnel
[modifier | modifier le code]Elle est la compagne de l'écrivain Jean-Noël Vuarnet (1945-1996) et devient journaliste à Paris Match qu'elle quitte après le limogeage de Roger Thérond à la tête du magazine. Elle participe à Mai 68[5].
Elle enseigne en 1972 au lycée de Soissons et au lycée Carnot de Paris[4], entre 1978 et 1990, en classes préparatoires aux écoles de commerce[2].
En 1984, elle a un fils, Daniel[6], né de sa relation avec Jacques Derrida. Cette naissance lui fait réviser sa lecture de Simone de Beauvoir et bouleverse ses conceptions théoriques[7].
En 1991, elle est affectée comme professeur agrégée à l'EHESS[4], qu'elle quitte en 2010 lors de sa retraite.
Parallèlement, elle participe à la création, en 1975, du Groupe de recherches sur l'enseignement philosophique (Greph), au côté, notamment, de Jacques Derrida, Jean-Luc Nancy et Sarah Kofman. De 1984 à 1990, elle est directrice de programme au Collège international de philosophie (CIPH), et membre du comité directeur[4].
Le , elle épouse Lionel Jospin (1937-2026) avec lequel elle vit à partir de 1990[8]. À ses côtés pendant plus de trois décennies, son mari meurt le 22 mars 2026 à l'âge de 88 ans[9].
Autres activités
[modifier | modifier le code]Elle est membre du comité de lecture de la Comédie-française (2011-2015) et du conseil scientifique pour le projet de rénovation du musée de l'Homme (2013-2014).
Depuis 2009, sur des questions de bioéthique, elle a été auditionnée par l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil d'État, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Académie française
[modifier | modifier le code]En 2023, elle se porte candidate à l'Académie française[10]. Le , elle succède à Jean-Loup Dabadie au fauteuil 19, élue au premier tour avec 13 voix sur 23 votants[11]. Le , elle fait paraître Porter l'épée ?, dans lequel sont inclus notamment son discours de réception ainsi qu'un discours de Mona Ozouf[12].
Daniel Garcia, expliquant le fonctionnement des commissions visant à décerner des prix littéraires, raconte : « Les académiciens découvrent, le jour du vote, des lauréats qui n'ont pas forcément leur sympathie, mais qu'ils se voient obligés de plébisciter. Ainsi, dans le cru des récompenses, Dominique Fernandez s'aperçut avec colère que la « philosophe » réactionnaire Sylviane Agacinski s'était vue décerner le Grand Prix Moron (5 000 euros) pour Femmes entre sexe et genre (Seuil). « Danièle Sallenave et Angelo Rinaldi étaient tout aussi furieux que moi, souligne l'écrivain. Mais nous étions coincés »[13]. »
Décorations
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Chevalière de la Légion d'honneur le [14].
Commandeure de l'ordre des Arts et des Lettres (2024)[15]
Prises de position et controverses
[modifier | modifier le code]Égalité entre les hommes et les femmes
[modifier | modifier le code]Sylviane Agacinski s'investit dans le débat pour la parité à partir de 1996 (« Citoyennes, encore un effort... », Le Monde du 18 juin). Dans son ouvrage Politique des sexes (Seuil, 1998), elle théorise la nécessité de faire advenir une mixité des sexes dans la représentation nationale et l'espace public pour mettre fin au monopole masculin du pouvoir. La loi tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives est votée en 2000[16]. Elle soutient le projet de Pacte civil de solidarité (PACS)[17] (promulgué en 1999).
Sylviane Agacinski considère que « les femmes ne sont ni une minorité ni un groupe particulier »[4] et que la différence sexuelle divise universellement l'espèce humaine en tant qu'elle est vivante. Dans Femmes entre sexe et genre, elle critique l'idée de Judith Butler selon laquelle la distinction homme/femme est une « binarité artificielle » qui devrait laisser place à une multiplicité de genres.
Homoparentalité
[modifier | modifier le code]En 2013, elle s'exprime contre le projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe. Elle est en faveur de la pleine reconnaissance sociale de l'homosexualité, mais elle est en désaccord avec l'établissement systématique d'un lien entre mariage et filiation[18]. Sa critique cible la question de l'homoparentalité[19]. Dans un essai, publié en juin 2019 et intitulé L'Homme désincarné, à propos de la procréation médicalement assistée ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules, elle s'inquiète de l'institutionnalisation d'une filiation fondée uniquement sur la volonté et effaçant l'asymétrie des deux sexes dans la procréation, comme s'ils étaient interchangeables. Elle se demande si l'on doit tout justifier au nom « des intérêts individuels et des demandes sociétales »[20].
Gestation pour autrui (GPA)
[modifier | modifier le code]Après quatre ans consacrés à son travail de recherche principal (Métaphysique des sexes, Masculin/Féminin aux sources du christianisme), elle entame en 2005 une réflexion sur la pratique des « mères porteuses » et s'engage dans une lutte contre diverses formes de marchandisation du corps humain, dont les femmes lui semblent les premières victimes. En 2009, elle pointe dans Corps en miettes l'usage des biotechnologies dans le développement d'un « baby business » américain, peu à peu mondialisé. En 2012, dans la réédition de ce livre, elle dénonce cette partie de la gauche qui se montre prête à accepter la « société de marché » dès qu'il s'agit de la gestation pour autrui , mais elle est en accord avec une autre partie de la gauche et plus généralement avec un féminisme social[21]. Elle milite au sein du Collectif pour le respect de la personne (CoRp)[4], pour l'abolition universelle de la maternité de substitution[22]. Elle voit dans la GPA « une forme inédite d'esclavage » qui « s'approprie l'usage des organes d'une femme et le fruit de cet usage »[23].
Dans le contexte de ces débats, en octobre 2019, une conférence sur « l'être humain à l'époque de sa reproductibilité technique » prévue à l'université Bordeaux-Montaigne est annulée à la dernière minute à la suite d'une tribune déposée par plusieurs organisations politiques (dont Solidaires étudiant-e-s), qui dénoncent en Sylviane Agacinski une militante « réactionnaire, transphobe et homophobe »[24],[25], accusation qu'elle conteste[26].
Religion
[modifier | modifier le code]Dans Face à une guerre sainte (2022), la réflexion sur les relations entre le politique et le religieux conduit Sylviane Agacinski à s'insurger contre « l'intolérable promotion du voilement des femmes » par le prosélytisme islamiste, pratique discriminatoire toujours associée à la « mise sous tutelle des femmes » et incompatible, selon elle, avec le principe d'égalité devant la loi.
Éthique et société
[modifier | modifier le code]En 2025, dans le journal Le Monde, elle considère que la crise contemporaine relève d'un autre registre socio-historique que celui des crises précédentes : elle est à la fois écologique, anthropologique et économique, et résulte d'une exploitation illimitée de la Nature, d'un oubli de la condition vivante de l'homme, et d'une dérive du capitalisme vers une société de marché sans bornes. Dans ce contexte, la marchandisation de tout — y compris du corps humain — efface la frontière juridique entre personnes et biens, ouvrant la voie à des formes de commerce extrêmes (sang, organes, maternité tarifée, prostitution), qui affectent en premier lieu les plus vulnérables. Elle dénonce la déshumanisation qu'induisent la puissance technologique et les intérêts économiques mondialisés, et appelle à une réaffirmation des limites éthiques et juridiques face à cette dérive[27].
Selon elle, le wokisme est une réaction légitime à l'injustice raciale (notamment après la mort de George Floyd), mais elle déplore la polarisation croissante aux États-Unis entre deux formes de « cancel culture » : d'un côté, l'oligarchie trumpiste, autoritaire et suprémaciste, qui censure les voix intellectuelles contraires à l'idéologie trumpiste ; de l'autre, les mouvements identitaires, parfois communautaristes, qui revendiquent une liberté d'expression absolue ; chacun ces deux camps utilisant le premier amendement pour justifier leurs positions, tout en cherchant à exclure l'autre. Elle critique cette instrumentalisation de la liberté d'expression, et alerte sur les dérives idéologiques qui menacent le débat démocratique.
Œuvres
[modifier | modifier le code]- Aparté : conceptions et morts de Søren Kierkegaard, Aubier, 1978[28]
- Critique de l'égocentrisme : la question de l'Autre, Galilée, 1994
- Volume. Philosophie et politique de l'architecture, Galilée, 19
- Politique des sexes : mixité et parité, Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1998 ; coll. « Points, Essais », 2002[29]
- Le Passeur de temps : modernité et nostalgie, Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 2000[30]
- Journal interrompu, -, Seuil, 2002
- Métaphysique des sexes : masculin/féminin aux sources du christianisme, Seuil, 2005 ; coll. « Points, Essais », Seuil, 2007 (ISBN 2-7578-0288-7).
- Engagements, Seuil, 2007.
- Drame des sexes : Ibsen, Strindberg, Bergman, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2008
- Corps en miettes, Flammarion, 2009
- Femmes entre sexe et genre, Seuil, 2012
- Le Tiers-corps : réflexions sur le don d'organes, Seuil, , 240 p. (ISBN 978-2-02-139359-0).
- L'Homme désincarné. Du corps charnel au corps fabriqué, Gallimard, coll. « Tracts », 2019[31].
- Face à une guerre sainte, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2022.
Participation à des ouvrages collectifs (sélection)
[modifier | modifier le code]- Nietzsche aujourd'hui ? tome 1, Intensités, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 10-18, 1973.
- Mimesis, Desarticulations, Aubier-Flammarion, 1975 (avec J. Derrida, J-L Nancy, P. Lacoue-Labarthe, Bernard Pautrat, Sarah Kofman).
- Qui a peur de la philosophie, Greph, coll. « Champs », Flammarion, 1977.
- La Puissance maternelle en Méditerranée, Mythes et représentations, dir. Geneviève Dermenjian, Actes Sud/MMSH, 2008.
- La Plus Belle Histoire des femmes, avec Françoise Héritier, Michelle Perrot, Nicole Bacharan, Seuil, 2011.
- Devenir humains, par Yves Coppens et dix auteurs « invités », coll. « Manifeste », Musée de l'Homme/Autrement, 2015.
- Les Marchés de la maternité, dir. Martine Segalen et Nicole Éthea, Odile Jacob, 2021.
- Wittgenstein en France, dir. Pascale Gillot et Élise Marrou, éditions Kimé, 2022.
Prix littéraires
[modifier | modifier le code]- 2013 : Grand prix Moron de l'Académie française pour Femmes entre sexe et genre.
- 2018 : Prix Pauwels pour Le Tiers-corps.
- 2023 : Prix des députés (Journée du livre politique) pour Face à une guerre sainte.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Marie Guichoux, « Sylviane Agacinski-Jospin Femme de tête. », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- Anne Fulda, « Sylviane Agacinski, immortelle », Le Figaro, supplément Le Figaro et vous, , p. 44 (lire en ligne).
- ↑ Serge Raffy, Jospin : Secrets de famille, Fayard, 2001, p. 303 :
« Ses grands-parents polonais ont quitté Potsdam en 1918 pour l'Ouest. Au cours du voyage, sa grand-mère a mis au monde un petit Henri Agacinski, le père de Sylviane. Les exilés débarquent dans le nord de la France, à Douai, où le grand-père est engagé comme mineur de fond. »
- Christine Bard et Sylvie Chaperon (Notice rédigée par Isabelle Lacoue-Labarthe), Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe – XXIe siècle, Paris, Presses universitaires de France, , 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4, OCLC 972902161, BNF 45220443, lire en ligne), p. 11 à 14.
- ↑ Serge Raffy, Jospin : Secrets de famille, Fayard, 2001, pp. 304-305 :
« Sa licence en poche, elle quitte Lyon en 1967 et monte à Paris.[...]. Son compagnon, Jean-Noël Vuarnet, romancier, vient de publier au Seuil La Fiancée posthume... [...] Sylviane devient journaliste à Match. [...] Roger Thérond, jugé trop indépendant par ses employeurs de la famille Boussac, est limogé. Par solidarité avec son "parrain", Sylviane s'en va et file sur les barricades. [...] Pendant dix jours et dix nuits, Sylviane la rebelle occupe les lieux [le siège de la Société des gens de lettre], dort sur place. »
- ↑ Devenu normalien et agrégé de philosophie Centre Prospero.
- ↑ Cécile Daumas, « Sylviane Agacinski, tout sur la mère », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Serge Raffy, Jospin : Secrets de famille, Fayard, 2001, p. 308 :
« Début 1990, le couple décide de vivre ensemble. Lionel Jospin s'installe chez elle, rue de Berri, avec Daniel. »
- ↑ Juliet F, « Lionel Jospin : qui est sa veuve Sylviane Agacinski ? », sur Closer, (consulté le )
- ↑ « Candidature au fauteuil de M. Jean-Loup Dabadie (F19)s », sur academie-francaise.fr (consulté le ).
- ↑ « La philosophe Sylviane Agacinski élue à l'Académie française », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Porter l'épée ? de Sylviane Agacinski sur Académiefrançaise.fr.
- ↑ Daniel Garcia, Coupole et dépendances : Enquête sur l'Académie française, Éditions du Moment, (ISBN 978-2-35417-264-0), p. 177.
- ↑ « Décret du 11 juillet 2025 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », Journal officiel de la République française, (lire en ligne).
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n° 04 du 5 août 2024 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Laure Bereni, De la cause à la loi : Les mobilisations pour la parité politique en France (1992-2000) (thèse de doctorat), université Paris 1 Panthéon – Sorbonne, (lire en ligne).
- ↑ Blandine Grosjean, « Socialistes: en avoir ou Pacs. Evoqué depuis 1992, le projet a mûri très lentement », liberation.fr, 23 septembre 1998.
- ↑ « Contre le mariage homo : "Une formule sympathique mais absurde" », sur Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- ↑ « Mariage pour tous : Deux mères = un père ? », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l'enfant sur commande », Le Point, 27 juin 2019.
- ↑ Julia Pascual, « Les opposants de gauche à la GPA tentent de se mobiliser », lemonde.fr, 3 février 2016.
- ↑ « Membres du Collectif CoRP », CoRP, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sylviane Agacinski, L'homme désincarné : du corps charnel au corps fabriqué, dl 2019 (ISBN 978-2-07-286734-7 et 2-07-286734-7, OCLC 1110653280, lire en ligne).
- ↑ « Université de Bordeaux : la conférence de Sylviane Agacinski annulée après des menaces », sur SudOuest.fr (consulté le ).
- ↑ « Conférence annulée de Sylviane Agacinski à Bordeaux : des personnalités réagissent », sur SudOuest.fr (consulté le ).
- ↑ Louis Mollier-Sabet, « Conférence de Sylviane Agacinski annulée à Bordeaux : ce que la philosophe avait dit à la délégation aux droits des femmes du Sénat », sur Public Sénat, (consulté le ).
- ↑ « Sylviane Agacinski, philosophe : « Aux États-Unis, deux cancel cultures s'opposent l'une à l'autre » », (consulté le ).
- ↑ Traduction avec une introduction de Kevin Newmark : Aparté, Conceptions and deaths of Sören Kierkegaard, University Presses of Florida, 1988.
- ↑ Traduction de Lisa Walsh : Parity of the sexes, Columbia University Press, New York, 2001.
- ↑ Traduction de Jody Gladding : Time Passing, Modernity and Nostalgia, Columbia University Press, 2003.
- ↑ Traduction en italien de Giorgia Visentin, L'uomo disincarnato, Neri Pozza Editore, Vicenza, 2020.
Liens externes
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