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Jean-François Delahais

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Jean-François Delahais
Illustration.
Fonctions
Député français

(4 ans, 8 mois et 3 jours)
Élection 12 juin 1988
Circonscription 5e de l'Isère
Législature IXe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Edwige Avice
Successeur Philippe Langenieux-Villard
Maire de Saint-Égrève

(18 ans)
Prédécesseur Jean Balestas
Successeur Robert Fiat
Biographie
Date de naissance (86 ans)
Lieu de naissance Malesherbes
Nationalité Française
Parti politique PS, puis MDC, puis MRC

Jean-François Delahais, né le à Malesherbes (Loiret), est un homme politique français. Il a été maire de Saint-Égrève de 1977à 1995, suppléant d’ Edwige Avice aux élections législatives de 1988 pour la 5e circonscription de l'Isère. À ce titre, il la remplace à l'Assemblée nationale lorsqu'elle est nommée au gouvernement et siège à l’Assemblée nationale à partir du 29 juillet 1988 jusqu’au 1er avril 1993. Il n’est pas candidat aux élections législatives de 1993.

Jean-François Delahais est admis, en 1956, à l'école des Apprentis mécaniciens de l'Armée de l'Air située sur la base BE 722 à Saintes, en 1958 Il poursuit sa formation d’électronicien à la base d’Auxerre puis il est affecté,en 1959, à la station émission de l’administration centrale de l’armée de l’air située à Étampes. En janvier 1963 il est muté à Casablanca dans le cadre de la coopération technique avec la Maroc.

Libéré de son engagement en octobre 1963 il est recruté, comme technicien en électronique par la COSEM, société filiale de la CSF installée à Saint-Égrève. Elle est à l’époque la principale unité de production de semi-conducteurs en France.

Fin 1966 il est recruté comme technicien par le service électronique du CEA Grenoble qui devient le LÉTI (Laboratoire d’Électronique et des Techniques Informatiques).

Élu maire de Saint-Égrève en 1977 il continue d’exercer son métier d’électronicien à mi-temps jusqu’en décembre 1979, date à laquelle il est admis en congé sans solde pour l’exercice d'un mandat politique.

En avril 1995, à l’issue de son mandat de maire, il est réintégré comme ingénieur qualité chargé de piloter la démarche de certification du DÉM ‘Département d’Étude des Matériaux Du CEA Grenoble jusqu’à son départ à la retraite le 1er février 2000.

Vie Syndicale, Associative et Politique

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Il adhère, en 1964, à la section syndicale CFDT de la COSEM. Il est élu délégué du personnel en 1965 et est désigné délégué syndical CFDT de l’entreprise. Au CEA il est également délégué du personnel pendant trois ans.

Militant d’éducation populaire au sein de la MJC (Maison de jeunes et de la culture) de Saint-Égrève il est membre du conseil d’administration puis Président de 1969 à 1972, il est aussi membre du bureau de la fédération départementale des MJC de l’Isère.

Fin 1970 s’inscrivant dans le courant du CERES il adhère au Parti Socialiste et contribue avec plusieurs autres nouveaux adhérents à la création de la section Socialiste de Saint-Égrève.

Entre 1972 et 1977 il est responsable du CERES pour le département de l’Isère et participe à ce titre aux réunions de la coordination nationale de ce courant.

En 1972 il contribue à la création du groupe Socialiste d’entreprise du polygone scientifique de Grenoble qui regroupe des adhérents du CNRS, du CEA et d’autres institutions scientifiques installées sur le polygone.

En 1977 il est élu maire de Saint-Égrève. Au cours de ses 3 mandats de 1977 à 1995, le développement de la ville, avec le concours déterminant des équipes d'élus et de personnels qui l'ont entouré a été important dans les différents domaines de l'action municipale : Maîtrise de l'urbanisme pour la construction de logements, l'implantation d'entreprises et de commerces, création d'un grand parc et de plusieurs espaces verts, équipements pour l'école, le sport, la petite enfance et le troisième âge, etc...

De 1980 à 1984 il est Président de l’AURG (Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise)

De 1981 à 1984 Jean-François Delahais est nommé Conseiller Régional en tant que maire d’une commune de 10 à 20 000 habitants par le Conseil général de l’Isère. A ce titre il participe notamment à la commission urbanisme.

A partir de 1983 jusqu’en 1995 il est membre du conseil de l’AMF (Association des maires de France). Il a successivement été rapporteur sur la fiscalité locale et sur l’urbanisme.

En 1986 Jean-François Delahais a suivi la session régionale de l'IHEDN (Institut ses Hautes Études de la Défense Nationale) qui s'est tenue à Grenoble.

En tant que député Jean-François Delahais est membre de la Commission de la Défense il a été, en particulier, rapporteur sur le désarmement conventionnel et notamment du traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (FCE). Il était également membre de la Délégation de l’Assemblée Nationale pour les communautés européennes et dans ce cadre il a notamment produit un rapport sur la TVHD (Télévision Haute Définition) et un, en novembre 1992, « sur la situation économique des États membres de la Communauté et les politiques de convergences, dans la perspective de l’Union économique et monétaire, ». Dans les conclusions il écrivait qu'il était convaincu qu'une autre construction que celle prévue dans le traité de Maastricht, au lieu de tenter de couler chacun des pays dans le même moule, aurait permis la mise en œuvre de politiques économiques, monétaires et budgétaires cohérentes mais suffisamment flexibles pour s'adapter a chaque pays. Elle aurait également permis de trouver des compromis alliant, pour chacun des Etats, les meilleurs niveaux de stabilité monétaire et d'équilibre budgétaire avec un développement maîtrisé qui ne sacrifie pas l'emploi, le progrès social et écologique aux seuls critères monétaires et financiers.

Membre du parti socialiste il est cependant l'un des sept députés du groupe socialiste qui ont voté contre l'engagement de la France dans la première guerre du Golfe le 16 janvier 1991. Opposé au traité de Maastricht, le 12 mai 1992, il est l'un des cinq députés du groupe socialiste a voter contre la révision constitutionnelle permettant la mise en œuvre du futur traité de Maastricht. Il fait ensuite campagne pour le non au référendum du 20 septembre 1992 sur ce traité.

En 1993 Jean-François Delahais quitte le Parti Socialiste pour adhérer au MDC (Mouvement Des Citoyens) fondé par Jean-Pierre Chevènement et Max Gallo.

Aux élections législatives de 1997, le MDC participe à la « gauche plurielle », Jean-François Delahais est candidat dans la 5ème circonscription de l'Isère avec comme suppléant Jean-Michel Boucland membre du Parti Communiste. Ils obtiennent 13,21 % au 1er tour.

En 2005, au nom du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) il a fait campagne pour le non au référendum sur le projet de traité constitutionnel. Pour lui ce traité qui institutionnalisait le libéralisme économique, plaçait l'Europe sous tutelle atlantiste et bâillonnait les souverainetés populaires devait être rejeté.


Notes et références

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Liens externes

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