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Drongo royal

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Dicrurus macrocercus

Dicrurus macrocercus
Description de cette image, également commentée ci-après
Drongo royal
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Dicruridae
Genre Dicrurus

Espèce

Dicrurus macrocercus
Vieillot, 1817

Répartition géographique

Description de l'image BlackDrongoMap.svg.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Synonymes

  • Buchanga atra
  • Bhuchanga albirictus

Le Drongo royal (Dicrurus macrocercus) est une espèce de passereaux de la famille des Dicruridae.

Description

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C'est un oiseau entièrement noir, avec une queue fourchue caractéristique, qui mesure 28 cm de longueur pour un poids de 40 à 60 g.

Alimentation

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Il se nourrit principalement d'insectes, c'est pourquoi il est courant de le voir dans les champs et les bois de tout son domaine de répartition, posé sur un perchoir bien visible ou sur les lignes électriques ou téléphoniques. Il mange aussi parfois des oisillons dans leur nid et des petites chauves-souris.

Parfois il boit du nectar des fleurs d'arbres fromagers bombax insigna et bombax ceiba (salmalia malabarica).

Comportement

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L'espèce est connue pour son comportement agressif envers les oiseaux beaucoup plus grands que lui, tels que les corneilles, n'hésitant pas à plonger en bombe sur tout oiseau de proie qui envahit son territoire. Les petits oiseaux nichent souvent dans le voisinage bien gardé d'un nid de Drongo royal.

[[Fichier:|centré|vignette|Distribution du Drongo royal]] Introduit dans certaines îles du Pacifique, il a prospéré et est devenu tellement abondant qu'il menace ou a causé l'extinction d'espèces d'oiseaux indigènes endémiques.

Le drongo royal vit à l'orée des forêts, dans des endroits couverts de buissons et d'arbres isolés et aussi dans les parcs et jardins des villes.

Reproduction

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Ce passereau construit un nid à la fourche d'une branche d'un arbre feuillu (manguier, acacia nilotica, prosopis spicifera ou chêne quercus) entre 2 et 12 m au dessus du sol. Ce nid est constitué de rameaux et de filaments végétaux. La femelle pond de 2 à 3 œufs. Les deux parents couvent à tour de rôle pendant 16 jours puis nourrissent les oisillons.

Le drongo élève aussi souvent à son insu un coucou[1].

Répartition et sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025)[2] il se répartit en sept sous-espèces suivantes (ordre phylogénique) :

  • D. m. albirictus (Hodgson, 1836) — Asie du Sud (nord) ;
  • D. m. macrocercus Vieillot, 1817 — Asie du Sud ;
  • D. m. minor Blyth, 1850Sri Lanka ;
  • D. m. cathoecus Swinhoe, 1871 — sud de la Mandchourie, sud de la Chine et nord-est de l'Indochine ;
  • D. m. thai Kloss, 1921 — Indochine ;
  • D. m. harterti Baker, 1918Taïwan ;
  • D. m. javanus Kloss, 1921Java et Bali.

Longtemps considéré comme une sous-espèce du Drongo brillant (Dicrurus adsimilis), il est maintenant reconnu comme une espèce à part entière.

Notes et références

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  1. Jiří Felix (trad. Jean et Renée Karel), Faune d'Asie, Gründ, , 302 p. (ISBN 2-7000-1512-6), Drongo royal page 74
  2. Congrès ornithologique international, 15.1, 2025.

Liens externes

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