Guillaume Douarre
| Guillaume Douarre | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Job, Premier Empire |
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| Ordre religieux | Société de Marie | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 42 ans) Pouébo, Nouvelle-Calédonie |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le cardinal Louis-Jacques-Maurice de Bonald | |||||||
| Dernier titre ou fonction | Vicaire apostolique de l'archipel des Navigateurs | |||||||
| Vicaire apostolique de l'archipel des Navigateurs | ||||||||
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| Vicaire apostolique de Nouvelle-Calédonie | ||||||||
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| Vicaire apostolique coadjuteur d'Océanie centrale | ||||||||
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| Évêque titulaire d'Amathus-en-Palestine | ||||||||
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| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
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Guillaume Douarre (Job (Puy-de-Dôme), -Pouébo, ) est un missionnaire français, religieux mariste, évangélisateur de la Nouvelle-Calédonie où il est vicaire apostolique.
Biographie
[modifier | modifier le code]Né en Auvergne, fils de Jean Douarre et de Marie Joubert, il est ordonné prêtre en du diocèse d'Orléans. Vicaire d'Ouzouer-sur-Trézée, puis curé d'Yssac-la-Tourette (1838), il entre chez les maristes de Lyon en 1841. Il est consacré évêque de l'Océanie centrale ainsi qu'évêque titulaire d'Amathus-en-Palestine en par l'archevêque de Lyon Louis-Jacques-Maurice de Bonald avec comme co-consécrateurs l'évêque de Belley Alexandre Devie et l'évêque d'Amiens Jean-Marie Mioland. Il embarque à Toulon sur l'Uranie le avec le nouveau gouverneur Armand Joseph Bruat et un groupe de missionnaires.
Le , il atteint Nuku Hiva. Le père Gilbert Roudaire est déposé à Wallis, laissant le temps de consacrer évêque Pierre Bataillon, et il arrive en Nouvelle-Calédonie le .
Douarre célèbre la toute première messe de Noël à Balade et les missionnaires sont laissés à terre pour y fonder une mission avec cinq mois de vivres. Ils ne reverront aucun navire européen de à …
Malgré les nombreuses difficultés, Douarre et ses compagnons font des tournées d'évangélisation jusqu’à la future Pouébo mais aussi dans l'île Balabio et l'Île Hienghene où le fils du chef Bouarate accepte de se faire baptiser.
Des provisions arrivent enfin en grâce à un navire américain et en septembre le capitaine Auguste Bérard en amène d'autres. Une chapelle en bois est construite par les matelots et le chef de Pouébo finit par demander l’installation chez lui de la mission.
Le , Douarre s'embarque pour l'Europe à bord de l'Arabian. Son successeur, Pierre Rougeyron, fonde enfin la mission de Pouébo en .
Douarre arrive à Cherbourg en et entreprend une tournée de propagande en Europe. Il reçoit à Paris la Légion d'honneur des mains de Louis-Philippe qui prend même 3 000 F sur sa propre cassette. À Rome, il obtient la fondation d'un vicariat de Nouvelle-Calédonie-Nouvelles-Hébrides mais, à Lyon, il apprend que les missions ont été dévastées par les indigènes et que les survivants ont été transférés à l'île des Pins.
En , Douarre repart de Toulon pour la Nouvelle-Calédonie, avec Benoît Forestier. Il fait escale à Anatom et atteint l'île des Pins le . Il tente alors de réimplanter les missions sur la Grande Terre, à Hienghène. En , il part pour Balade où les indigènes font amende honorable. Il demande le retour des pères mais les guerres tribales obligent les missionnaires à se réfugier de nouveau sur l'île des Pins.
Découragé, Douarre séjourne quelque temps auprès de Pierre Bataillon à Wallis puis à Sydney d' à . Il apprend alors qu'il est nommé vicaire apostolique des Samoa. Il choisit finalement de rejoindre la Nouvelle-Calédonie.
La mission de Balade est restaurée en avec Benoît Forestier puis, en mars, celle de Pouébo. Il meurt dans cette dernière le . La prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France a lieu le .

Succession apostolique
[modifier | modifier le code]Guillaume Douarre a ordonné les évêques suivants[1] :
- Évêque Pierre Maria Bataillon, S.M. (1843)
Hommages
[modifier | modifier le code]- Monument commémoratif érigé près d'Ambert en 1953[2].
- Le centenaire de sa mort, en 1953, est l'occasion de multiples célébrations en Nouvelle-Calédonie et en Auvergne[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) David M. Cheney, « Bishop Guillaume Marie Douarre, S.M. † », sur catholic-hierarchy.org.
- Delbos 1993, p. 398.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Henri Pourrat, L'épopée de Guillaume Douarre, .
- Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, t. 4 : Océanie, CTHS, , p. 137-139.

- Georges Delbos, L’Église catholique en Nouvelle-Calédonie : Un siècle et demi d'histoire, Paris, Desclée, coll. « Mémoire chrétienne », , 456 p. (ISBN 2-7189-0600-6), p. 11, 12, 26-28, 35-50, 54, 56-65, 68, 76, 77, 79-88, 90-96, 98, 100, 114, 117, 122, 191, 200, 229, 236, 248-250, 265, 266, 300, 301, 308, 318, 352, 398.
- Abbé Chaumette e.j.m., Vie de Monseigneur Douarre, évêque d'Amata, (lire en ligne)
Liens externes
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- Ressource relative à la religion :
- « Le journal de Mgr Guillaume Douarre édité pour la première fois », Chloé Maingourd, Demain en la Nouvelle-Calédonie (03/2023)