École nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise
| Fondation |
1968 - il y a 58 ans - 1ère Promotion 1971 |
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| Type | |
|---|---|
| Forme juridique | |
| Directeur |
Imed Boughzala (depuis le 1er avril 2024) |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
500[2] |
|---|---|
| Budget |
9 000 000 € (2023)[1] |
| Pays | |
|---|---|
| Campus |
Pôle scientifique d'Évry Val de Seine |
| Ville |
L'École nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise (ENSIIE - anciennement Institut d'informatique d'entreprise, IIE - et dont le logo stylisé ensIIE reprend en partie le sigle historique) est l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises à délivrer un diplôme d'ingénieur[4], accrédité par la commission des titres d'ingénieur (CTI).
Créée en 1968, elle est située à Évry-Courcouronnes dans l'Essonne. Elle dépend du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Depuis 2016, son recrutement se fait sur le Concours Mines-Télécom.
Elle est membre de la Conférence des grandes écoles (CGE)[5] et est associée à l'université Paris-Saclay ainsi qu'à l'Institut Mines-Télécom (IMT)[6].
L'ENSIIE est une des plus anciennes écoles d'informatique en France[7]. Elle dispense un enseignement technique et scientifique autour du triptyque informatique - mathématiques - gestion des entreprises et finance, en conservant une proximité avec le monde de l'entreprise et de l'industrie.
L'ENSIIE propose trois modalités de formation d'ingénieur : une formation initiale sous statut étudiant (FISE), destinée notamment aux élèves issus de classes préparatoires (CPGE) ; une formation initiale sous statut apprenti (FISA), destinée notamment aux élèves issus d'IUT ; une formation continue (FC), destinée notamment aux salariés en reprise d'études.
Historique
[modifier | modifier le code]Créé en 1968 au sein du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) par Paul Namian, l'un des enseignants au CNAM, l'Institut d'Informatique d'Entreprise (IIE) est tout d'abord installé à Paris, dans les locaux du CNAM. Les promotions sont très réduites au départ, constituées d'une trentaine d'élèves au plus, mais ne tarderont pas à s'enrichir.
En 1972, l'IIE est habilité, après avis de la commission des titres d'ingénieurs (CTI), à délivrer le diplôme d’ingénieur de l'Institut d'Informatique d'Entreprise.
En 1974, l'école rejoint le concours Centrale–Supélec, qui servait encore de base principale à son recrutement jusqu'en 2014.
En 1984, l'IIE est déplacé dans la ville nouvelle d'Évry, et hérite de locaux plus spacieux, permettant d'étendre les promotions à plus de 150 élèves aujourd'hui.
En 2006, des travaux importants sont réalisés, afin de rénover et d'agrandir les locaux de l'école.
En , l’école devient l’École nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise (ENSIIE), avec le statut d'établissement public à caractère administratif rattaché à l’Université d'Évry-Val-d'Essonne[8].
Entre 2009 et 2017, elle a disposé d'une antenne à Strasbourg, en Alsace. Celle-ci comptait environ 50 élèves par promotion, mais a été fermée faute de financement pérenne[9].
En 2015, l'école rejoint le Concours Télécom INT, devenu en 2016 Concours Mines-Télécom (à la suite de la fusion avec le Concours Commun des Écoles des Mines).
En 2016, une fusion avec Télécom SudParis est envisagée[10] mais est finalement abandonnée[11].
En 2017, l’école s’associe à l'université Paris-Saclay ainsi qu'à l'Institut Mines-Télécom (IMT)[6].
En 2020, l'ENSIIE bénéficie d'un réseau de plus de 4 000 alumni, ingénieurs diplômés en formation initiale sous statut étudiant (FISE), sous statut apprenti (FISA), en formation continue (FC), ou par la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Directeurs successifs
[modifier | modifier le code]- de 1968-1983 : Étienne Pichat dirigeait l'institut à partir de sa création, en tant que « directeur des études »
- de 1983-1995 : Alain Cabannes, directeur
- de 1995-1996 : direction par intérim assurée par Guy Orrado et Jacqueline Gendre
- de1996-1998 : Manuel Bloch , directeur
- de 1998-1999 : direction par intérim assurée par Alain Cabannes
- de 2006-2008 : Florent Chavand, directeur
- de 2008-2018 : Ménad Sidahmed, directeur
- de sept 2018 à avril 2019 : Catherine Dubois, administratrice provisoire
- de 2019 à 2024 : Laurent Prével, directeur
- depuis avril 2024 : Imed Boughzala, directeur
Enseignement
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Le cycle ingénieur à l'ENSIIE dure six semestres, à temps plein à l'exception des apprentis. Il comporte des phases d'enseignement et d'importantes phases de stages en entreprise.
Recrutement
[modifier | modifier le code]Les élèves admis à l'ENSIIE peuvent être issus de :
- Concours Centrale-Supélec, de 1974 et jusqu'en 2014 (filière de classes préparatoires MP, PSI, PC et TSI).
- Banque de notes du Concours Mines-Ponts depuis 2015[12] (Concours Mines-Télécom, filière de classes préparatoires MP - 65 places, PSI - 18 places, MPI - 15 places, PC - 10 places et TSI - 2 places[13]).
- Concours national DEUG - 2 places jusqu'en 2022[14].
- Admissions sur titre aux titulaires d'un BUT / DUT, d'un BTS ayant fait une classe préparatoire ATS, d'une licence ou d'un diplôme équivalent à dominante informatique ou mathématiques.
Recherche
[modifier | modifier le code]Une grande partie des enseignants de l'ENSIIE sont des enseignants-chercheurs, et ont donc une mission de recherche à accomplir.
Les équipes de recherche associées à l’école travaillent sur les thématiques principales suivantes : Contrôle stochastique en finances, Optimisation combinatoire, Spécification et vérification de programmes, Apprentissage statistique. Ces travaux se font dans des laboratoires associés à l'ENSIIE.
Répartition des EC de l'ENSIIE (décembre 2024) :
| Laboratoire | Etablissement
Référent, Tutelle ou Participant |
Répartition
des EC[15] |
|---|---|---|
| SAMOVAR (Services répartis, Architectures, MOdélisation, Validation, Administration des Réseaux)[16] | Télécom SudParis, Institut Mines-Télécom, Institut polytechnique de Paris | 38,5 % |
| LaMME (Laboratoire de Mathématiques et Modélisation d'Évry)[17] | Université d'Évry Paris Saclay, CNRS, ENSIIE, INRAE, Université Paris-Saclay | 38,5 % |
| Cédric (Centre d’études et de recherche en informatique et communications)[18] | Conservatoire national des arts et métiers | 7,7 % |
| IBISC (Informatique, BioInformatique, Systèmes Complexes)[19] | Université d'Évry Paris Saclay, Université Paris-Saclay | 7,7 % |
| Centre Borelli[20] | CNRS, École normale supérieure Paris-Saclay, INSERM, Service de santé des armées, Université Paris-Cité | 3,8 % |
| LISN (Laboratoire Interdisciplinaire des Sciences du Numérique)[21] | CNRS, Université Paris-Saclay, INRIA, CentraleSupélec | 3,8 % |
Innovation et entrepreneuriat
[modifier | modifier le code]L'ENSIIE possède un cluster, le C-19 (Jeux Vidéo & Interactions Numériques)[22] et est membre d'un incubateur, l'IMT Starter (incubateur commun de Télécom SudParis, l'Institut Mines Télécom Business School et de l'ENSIIE)[23].
En outre, l'école participe au « challenge Projets d’Entreprendre » avec Télécom SudParis et l'Institut Mines Télécom Business School[24].
Chaque été, l'école propose aux étudiants une expérience entrepreneuriale à travers le programme SUMMER SCHOOL. Organisé par IMT Starter et le C-19, ce programme réunit chaque année des étudiants ingénieurs-managers de l’ENSIIE, Institut Mines-Télécom Business School et de Télécom SudParis en leur proposant de se mettre dans la peau d’un jeune entrepreneur et de transformer leurs idées ou projets en start-ups innovantes.
Affiliations
[modifier | modifier le code]En avril 2017, l’école s’associe à l'Institut Mines-Télécom (IMT), ainsi qu'à l'université Paris-Saclay[25],[26].
Classements
[modifier | modifier le code]Classements nationaux :
| Nom | 2019 (Rang) | 2020 (Rang) | 2022 (Rang) | 2023 (Rang) | 2024 (Rang) | 2025 (Rang) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| L’Étudiant[27] | 43 | 91 | 55 | |||
| Daur Rankings[28] | 48 | 34 | 37 | 51 | 51 | |
| Usine Nouvelle[29] | 54 | 54 | 72 | 53 | 66 | |
| Classement informatique le figaro étudiant[30] | 3 | 3 | 3 |
Anciens élèves
[modifier | modifier le code]- André Salzet (promotion 1981), acteur et metteur en scène.
- Mahammed Dionne (promotion 1983), premier ministre du Sénégal[31].
- Antoine Sa076867out (promotion 2008), joueur de poker.
- Andréas Honnet (2015), streameur.
- Dr. Julien Khamphousone (promotion 2019), enseignant-chercheur contractuel à l'ENSIIE
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « RAPPORT D’ÉVALUATION DE L’ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'INFORMATIQUE POUR L'INDUSTRIE ET L'ENTREPRISE 2019 (page 12) », sur backend.deqar.eu (consulté le ).
- ↑ Données certifiées 2024 CTI - ENSIIE - Ecole nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise "Total 505"
- « Classement 2021 des écoles d'ingénieurs : faites votre classement personnalisé - L'Etudiant », sur letudiant.fr (consulté le ).
- ↑ Arrêté du 25 février 2021 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
- ↑ Site de la conférence des grandes écoles
- « Décret n° 2017-598 du 21 avril 2017 portant association d'établissements du site Paris-Saclay », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « ?? », La revue Progressistes, :
« En France, le premier diplôme d'Etat d'ingénieur informaticien a été créé en 1971 à l'IIE, institut du CNAM, sous l'impulsion des professeurs Namian et Hocquenghem »
- ↑ Décret no 2006-805 du 5 juillet 2006 portant création d'une Ecole nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise
- ↑ Philippe Bohlinger, « École d'ingénieurs : l'antenne strasbourgeoise de l'ENSIIE menacée », sur letudiant.fr/educpros, .
- ↑ Télécom SudParis et ENSIIE : le projet de fusion à l'étude
- ↑ Céline Authemayou, « Exclusif. Télécom ParisTech et Télécom SudParis se lancent dans la fusion », sur letudiant.fr/educpros, .
- ↑ Concours Telecom Concours Telecom
- ↑ « Notice Concours Mines-Télécom 2022 », sur calameo.com (consulté le ).
- ↑ « Concours PASS'INGENIEUR », sur passingenieur.scei-concours.fr (consulté le ).
- ↑ « Annuaire des enseignants-chercheurs | ENSIIE », sur www.ensiie.fr (consulté le )
- ↑ « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
- ↑ « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
- ↑ « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
- ↑ « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
- ↑ « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
- ↑ « Répertoire des structures. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le )
- ↑ « Evry, nouvelle capitale du jeu vidéo », sur Les Echos, (consulté le ).
- ↑ « IMT Starter propulse les entrepreneurs d’Evry à la Silicon Valley », sur Les Echos Executives (consulté le ).
- ↑ « Essonne. Les étudiants de trois grandes écoles réunis pour créer leur start-up innovante », sur actu.fr (consulté le ).
- ↑ Décret no 2017-598 du 21 avril 2017 portant association d'établissements du site Paris-Saclay
- ↑ Article D718-5 du code de l'éducation
- ↑ « Classement général des écoles d'ingénieurs », sur L’Étudiant.
- ↑ « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs », sur Daur Rankings.
- ↑ « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs », sur Usine Nouvelle.
- ↑ Le Figaro, « Le Figaro: Classement des Ecoles d'Ingenieur en Informatique », .
- ↑ « Mohammed Dionne, du Conservatoire National des Arts et Métiers à la Primature », sur pressafrik.com, (consulté le ).
