Édith Thomas
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Sainte-Aulde (d) |
| Nom de naissance |
Édith Émilie Thomas |
| Pseudonymes |
Jean Le Guern, Auxois, Anne |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Parti politique |
|---|
Édith Thomas est une romancière, archiviste, historienne et journaliste française née le à Montrouge (Hauts-de-Seine) et morte le à Paris[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines et formation
[modifier | modifier le code]Fille d'un ingénieur agronome et d'une institutrice[2], Édith Thomas fait des études à l’École des chartes dont elle sort archiviste paléographe en 1931.
Débuts
[modifier | modifier le code]En 1933, elle obtient le prix du premier roman pour La Mort de Marie.
Elle devient journaliste à Ce soir[3] et dans diverses revues (Vendredi, Europe, Regards, etc.) pour lesquelles elle rédige des reportages. Elle suit notamment la guerre d'Espagne[3] au côté des Républicains.
Résistante
[modifier | modifier le code]Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre dans la Résistance et adhère au Parti communiste en 1942[3]. Elle contribue à la parution des Lettres françaises clandestines[4]. Elle publie sous pseudonyme (Jean Le Guern, Auxois), sur des presses clandestines, des nouvelles qui seront reprises en recueil dès 1943 dans Contes d'Auxois, aux nouvelles Éditions de minuit. La même année, elle fonde le Comité national des écrivains avec Jean Paulhan et Claude Morgan[3].
En 1944, elle contribue au premier numéro de Femmes françaises, un magazine féministe et communiste, en informant le lectorat du décès de la résistante Danielle Casanova[5].
Après-guerre
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Elle devient conservateur aux Archives nationales à partir de 1948 et quitte le Parti communiste en 1949.
Elle a alors une liaison avec Anne Desclos, alias Dominique Aury, qui se serait inspirée de certains traits de sa personnalité pour composer le personnage d'Anne-Marie dans Histoire d'O[6].
Pionnière de l’histoire des femmes, elle raconte, dans son essai Les « Pétroleuses », l'histoire de femmes accusées à tort d'avoir été des incendiaires pendant la Commune de Paris, et obtient en 1964 le prix Femina Vacaresco[7]. Elle prépare une biographie de Louise Michel, qui sera publiée de façon posthume en mars 1971[8],[9].
Elle était membre du jury du prix Femina.
Mort
[modifier | modifier le code]Édith Thomas meurt en 1970. Elle est inhumée à Sainte-Aulde (Seine-et-Marne) dans le petit cimetière communal.
Décoration
[modifier | modifier le code]Hommages
[modifier | modifier le code]- Une plaque commémorative en sa mémoire est apposée au no 15 rue Pierre-Nicole, dans le 5e arrondissement de Paris.
- Une voie publique de Paris porte son nom, près de Montrouge où elle est née : la place Édith-Thomas, dans le 14e arrondissement de Paris.
- Le bâtiment des archives municipales et métropolitaines de Grenoble porte son nom depuis son inauguration le 16 juin 2022[11].
Œuvres
[modifier | modifier le code]- La Mort de Marie, Paris, Gallimard, 1934 Prix du premier roman
- L'Homme criminel, Paris, Gallimard, 1934
- Sept-Sorts, Paris, Gallimard, 1935
- Le Refus, Paris, Éditions sociales internationales, 1936
- Contes d'Auxois (transcrit du réel), Paris, Les Éditions de minuit, 1943
- Le Champ libre, Paris, Gallimard, 1945
- Études de femmes, Paris, Éditions Colbert, 1945
- La Libération de Paris, Paris, Mellottée, 1945
- Berthie Albrecht, Pierre Arrighi, général Brosset, D. Corticchiato, Jean Prévost, cinq parmi d'autres, Paris, Les Éditions de minuit, 1947 (avec René Char, Jacques Lecompte-Boinet, général de Larminat, Vercors)
- Jeanne d'Arc, Paris, Éditions Hier et aujourd'hui, 1947
- Les Femmes de 1848, Paris, Presses universitaires de France, 1948
- Ève et les autres, Paris, Gizard, 1952
- Pauline Roland. Socialisme et féminisme au XIXe siècle, Paris, M. Rivière, 1956
- George Sand, Paris, Éditions universitaires, 1959
- Les « Pétroleuses », Paris, Gallimard, 1963 ; rééd. L'Amourier éditions 2019 Prix Femina Vacaresco (1964)[7]
- Rossel, Paris, Gallimard, coll. « Leurs figures », 1967
- Le Jeu d'échecs, Paris, Grasset, 1970 ; rééd. 2018, Paris, Viviane Hamy (ajouté par Daniel Thomas, neveu d'Édith Thomas)
- Louise Michel ou la Velléda de l'anarchie, Paris, Gallimard, 1971
- Pages de journal (1939-1944), Paris, Viviane Hamy, 1995
- Le Témoin compromis, Paris, Viviane Hamy, 1995 (rédigé en 1952, « mémoires », présentation par Dorothy Kaufmann) (ISBN 2-8785-8062-1)
Édition critique
[modifier | modifier le code]- Avec Maurice Allem, Œuvres du cardinal de Retz, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1968
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 12e, n° 3132, vue 15/31.
- ↑ Dorothy Kaufmann, présentation d'Édith Thomas, Le Témoin compromis.
- Missika 2021.
- ↑ D. Kaufmann et N. Racine, notice « Édith Thomas », in Le Maitron.
- ↑ Edith Thomas, « Femmes de la Résistance - Danielle Casanova »
, sur Gallica, Femmes françaises / édité par France d'abord, (consulté le ), p. 1.
- ↑ Dorothy Kaufmann, Édith Thomas, passionnément résistante, Paris, éd. Autrement, 2007, p. 164-165.
- « Les « Pétroleuses » - Folio histoire », sur gallimard.fr (consulté le ).
- ↑ « Louise Michel ou La Velléda de l'anarchie - Leurs Figures », sur gallimard.fr (consulté le ).
- ↑ Sidonie Verhaeghe, « Faut-il encore appeler Louise Michel la Vierge rouge ? », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 148, (lire en ligne), accès libre.
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Édith Thomas (décret du 11 mars 1947) » (consulté le ).
- ↑ « Un seul site pour les archives », La Mairie Magazine, , p. 8 (lire en ligne).
Annexes
[modifier | modifier le code]Archives
[modifier | modifier le code]- Les papiers personnels d'Edith Thomas sont conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 318AP : inventaire du fonds ; « présentation en ligne ».
Sources
[modifier | modifier le code]- Dorothy Kaufmann, Édith Thomas, passionnément résistante, Paris, Autrement, 2007 (trad. de Édith Thomas, a Passion for Resistance, Cornell University Press, 2004).
- Christian Amalvi (dir.), Dictionnaire biographique des historiens français et francophones, Paris, La Boutique de l’histoire, 2004.
- Dorothy Kaufmann, Nicole Racine, notice « Édith Thomas », Le Maitron en ligne.
- Dominique Missika, Résistantes 1940-1944, , 269 p. (ISBN 978-2-07-294029-3, OCLC 1286010681), p. 83-85.
Liens externes
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- Archives conservées par : Archives nationales (318AP, p-2nbawxh72--1jtc6fglgqw6v)
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Archiviste français du XXe siècle
- Archiviste paléographe
- Romancière française du XXe siècle
- Correspondant de guerre français
- Collaborateur des Lettres françaises
- Résistante française
- Résistant communiste français
- Personnalité féminine utilisant un pseudonyme masculin
- Lauréat du grand prix Gobert
- Naissance en janvier 1909
- Naissance à Montrouge
- Naissance dans le département de la Seine
- Décès en décembre 1970
- Décès dans le 12e arrondissement de Paris
- Décès à 61 ans
- Correspondant de guerre de la guerre d'Espagne
- Titulaire de la médaille de la Résistance française