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Fábricas Agrupadas de Muñecas de Onil Sociedad Anónima

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Fábricas Agrupadas de Muñecas de Onil
logo de Fábricas Agrupadas de Muñecas de Onil Sociedad Anónima
Logo de Famosa

Création 1957
Dates clés 2006 : achat de son concurrent espagnol, Feber (es)[1]
2010 : achat par Sun Capital, un fonds américain de capital risque
2019 : rachat par la société italienne Giochi Preziosi (es)[2]
Forme juridique Sociedad Anónima
Siège social Alicante
Drapeau de l'Espagne Espagne
Direction José de la Gándara
Activité Jouets (poupées, figurines collectionnables...)
Produits Nenuco, Nancy, Famobil, Barriguitas, Quirón, Pinypon, Micromachines, Famoplay, Jaggets
Société mère Giochi Preziosi (es)
Filiales Famosa Italia SPA, Play by Play Toys & Novelties Europe, S.A., Famosa International Limited
Effectif 220 salariés[3]
Site web http://www.famosa.es

Chiffre d'affaires 300 millions d'euros[3]

Fábricas Agrupadas de Muñecas de Onil Sociedad Anónima, plus connue sous son acronyme FAMOSA, est une société espagnole créée en 1957, spécialisée dans les jouets et les poupées. Historiquement située dans le village d'Onil (Province d'Alicante, dans la Communauté valencienne, en Espagne), elle est créée par le regroupement de 25 artisans-fabricants de jouets. Leader du jouet en Espagne, elle appartient depuis 2019 à Giochi Preziosi (es) et si son siège social est basé dans le quartier industriel Las Atalayas d'Alicante, toute sa production se fait en Chine.

En février 1957, 25 artisans-fabricants d'Onil se regroupent pour former les Fábricas Agrupadas de Muñecas de Onil, S.A. alias Famosa avec comme président Ramon Sempere et comme premier directeur général Isidro Rico Juan, qui sera remplacé en 1978 par Jaime Ferri[4]. Le marché du jouet accueille favorablement cette décision. Néanmoins, Famosa va rapidement connaître sa première crise lorsque quatre entreprises fondatrices décident de quitter le groupe, poussant beaucoup d'autres à les suivre. Toutes ces entreprises étant issus du même village, ces départs interviennent dans un contexte familial marqué par des liens émotionnels et des enjeux affectifs. Ce coup dur n'entraîne pas pour autant la disparition de Famosa, les cinq entreprises restantes décident de persévérer[5].

Dans les années 1957-1958, Famosa lance quatre nouvelles poupées Güendolina, Pavlova, Pierina et Yamita[4]. Créée par le sculpteur José Sebastian Claver, la poupée Güendolina de 74 cm s'inspire de l'actrice française Jacqueline Sassard[6] et remporte immédiatement un grand succès. Au premier Noël de sa sortie, elle se vend à plus de 10 000 exemplaires et à 16 000 l'année suivante. Dépassée par ce succès, l'entreprise est confrontée à plusieurs ruptures de stock[6].

Évolution de la production

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La production de Famosa évolue au fil des ans, avec des changements dans les matériaux et les techniques de fabrication. Elle met en œuvre une stratégie commerciale qui vise à innover et à s'adapter aux besoins du marché. L'entreprise consacre donc des ressources à la recherche et au développement de nouvelles technologies et matériaux, afin de créer des produits qui répondent aux attentes des consommateurs et pour augmenter sa productivité. Dans les années 1960, l'entreprise utilise principalement du plastique et du textile pour fabriquer ses poupées. Cependant, avec l'avancement de la technologie, Famosa se tourne progressivement vers des matériaux plus avancés, tels que le polyéthylène et le polypropylène, pour améliorer la qualité et la durabilité de ses produits. En parallèle, la participation à des foires et des salons internationaux, dont Lyon et Nuremberg, fait partie de ses activités, dans le but de promouvoir la marque et de développer sa présence sur de nouveaux marchés. Cependant, l'entreprise doit faire face à des défis liés à la qualité des matériaux et aux coûts de production, notamment pendant la période du régime de Franco, où les importations sont sévèrement restreintes. Ainsi, en 1963, le lancement de la poupée « Baby Godin » est interrompu au dernier moment lorsque les employés découvrent que la couleur de la peau a changé de façon inattendue en raison de la mauvaise qualité du plastique utilisé[7].

Bibliographie

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  • (es) Ramón Sempere, Famosa en la historia de la muñeca, Edita Ramón Sempere, Onil, 1998.
  • (es) Salud Amores, Las muñecas de Famosa se dirigen...(1957-1969), Diabolo Ediciones, S.L., 2013, 264 pages, (ISBN 8415839634)
  • (es) Salud Amores, Las muñecas de Famosa se dirigen...(1970-1980), Diabolo Ediciones, S.L., 2016, 280 pages, (ISBN 8416217807)
  • (es) Esperanza Ramos et Jose Luis Vera, Nancyclopedia Volumen 1 (1968-1979) , Diabolo Ediciones, S.L.; 3e ed., 2017, (ISBN 978-84-15839-90-3)
  • (es) Esperanza Ramos, Nancyclopedia Volumen 2 (1980-1989), Diabolo Ediciones, S.L., 2015, (ISBN 978-84-16217-25-0)
  • (es) Esperanza Ramos, Nancyclopedia Volumen 3 (1990-2017), Diabolo Ediciones, S.L., 2017, (ISBN 978-84-947272-7-6)
  • (es) Esperanza Ramos, Nancyclopedia Volumen 4 : Lesly y Lucas, Diabolo Ediciones, S.L., 2020, 320 pages, (ISBN 8418320036)
  • (es) Guillem Medina et Núria Simón, Toyland Made in Spain, Astiberri Ediciones, 2e ed., 2016, 240 pages, (ISBN 978-8415163176)
  • (en) Mauro F. Guillén, Esteban García-Canal, The New Multinationals: Spanish Firms in a Global Context, Cambridge University Press, 2010, (ISBN 1139490702)

Notes et références

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  1. (es) « La juguetera Famosa compra su rival Feber », El Mundo, (consulté le )
  2. (es) « La italiana Giochi Preziosi compra la histórica Famosa », La Vanguardia, (consulté le ).
  3. a et b Claire Garnier, « Splash Toys va distribuer les jouets du leader espagnol Famosa », Les Échos,
  4. a et b Guillen et García-Canal, p. 86.
  5. « Audioguide musée de la Poupée d'Onil », Audioguides-bluehertz (consulté le )
  6. a et b (es) María Pilar Queralt del Hierro, Tal como eramos: Las niñas que fuimos y… las mujeres que somos, EDAF, , 288 p. (ISBN 8441437149, lire en ligne).
  7. (en) Lorena Delgado, « Nancy, azafata de Elio », sur Cultura.gob.es, (consulté le ).

Liens externes

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