Troisième dimanche de l'Avent
Le troisième dimanche de l'Avent, ou dimanche de Gaudete, se situe entre une et deux semaines avant Noël dans le calendrier liturgique catholique du rite romain.
Dimanche de Gaudete
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Le troisième dimanche de l'Avent est aussi appelé dimanche de Gaudete. En effet, dans le Missel romain, l'introït de la messe de ce dimanche commence par la phrase latine suivante : « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete » (« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! »). Cette phrase rappelle la joie de l'Église dans l'attente de l'avènement du Christ.
En tant que pause au milieu de l'Avent, ce dimanche se distingue de sa caractéristique joyeuse. Il s'agit d'une anticipation partielle de Noël.
Dans cette optique, Les vêtements liturgiques, violets pendant tout le temps de l'Avent, peuvent être roses en ce jour, exceptionnellement avant la Nativité. D'autre part, il est recommandable que, lors de la célébration, on joue l'orgue avec les pièces joyeuses[1]. Ces moyens symbolisent et amplifient la célébration de ce dimanche.
Gaudete correspond aussi au terme Laetare du quatrième dimanche de Carême mettant le même sens ainsi que la même fonction[1]. Pour la même raison, la couleur rose peut être également portée le quatrième dimanche de Carême.
Textes du calendrier liturgique
[modifier | modifier le code]Année A
[modifier | modifier le code]- Première lecture : Livre d'Isaïe, chapitre 35, versets 1 à 6a, et 10 (voir s:Livre d'Ésaïe)
- Psaume : Psaume 145 (146), versets 7 à 10 : Alléluia ! Chante, ô mon âme (voir s:Livre des Psaumes#Psaume 146)
- Deuxième lecture : Épître de Jacques, chapitre 5, versets 7 à 10 (voir s:Épître de Jacques)
- Évangile : Évangile selon Matthieu, chapitre 11, versets 2 à 11 (voir s:Évangile selon Matthieu)
Année B
[modifier | modifier le code]- Première lecture : Livre d'Isaïe, chapitre 61, versets 1 à 2a, et 10 à 11 (voir s:Livre d'Ésaïe)
- Psaume : le Magnificat : Mon âme exalte le Seigneur, dans l'Évangile selon Luc, chapitre 1, versets 46 à 50, et 53 à 55 (voir s:Évangile selon Luc)
- Deuxième lecture : Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 5, versets 16 à 24 (voir s:Première épître aux Thessaloniciens)
- Évangile : Évangile selon Jean, chapitre 1, versets 6 à 8, et 19 à 28 (voir s:Évangile selon Jean)
Année C
[modifier | modifier le code]- Première lecture : Livre de Sophonie, chapitre 3, versets 14 à 18a (voir s:Sophonie)
- Psaume : Livre d'Isaïe, chapitre 12, versets 2, et 4 à 6 : Voici, Dieu est ma délivrance (voir s:Livre d'Ésaïe)
- Deuxième lecture : Épître aux Philippiens, chapitre 4, versets 4 à 7 (voir s:Épître aux Philippiens)
- Évangile : Évangile selon Luc, chapitre 3, versets 10 à 18 (voir s:Évangile selon Luc)
Musique
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Depuis le Moyen Âge, le chant Gaudete a été si populaire qu'on l'a souvent exécuté en chœur, au lieu de la version originale, en monodie, de l'introït grégorien. D'ailleurs, la mélodie de ce dernier a été utilisée dans plusieurs messes parodies. Parmi elles, celle de Josquin des Prés a été faussement attribuée à Johannes Ockeghem. Mais sa publication à Venise en 1502 a bien été confirmée[2].
Moyen Âge et Renaissance
[modifier | modifier le code]- Roland de Lassus (1532 - † 1597) : motet Fratres, gaudete in Domino (1585) dans ses Cantica sacra sex et octo vocibus (Cantiques sacrés à 6 et 8 voix)[3] [exemple en ligne]
- Giaches de Wert (1535 - † 1596) : motet Gaudete in Domino (1581) dans le Il secondo libro de motetti[4]
- Gaudete, dans les Piæ cantiones (1582) [écouter en ligne avec notation]
Messes
[modifier | modifier le code]- Thomas Pack(e) (14.... - † 15....) : Mass Gaudate in Domino (an English Lady mass) (entre 1487 et 1499)[5]
- Josquin des Prés (vers 1440 - † vers 1521) : Missa Gaudeamus (1502)[2]
- Jean Mignon (vers 1640 - † 1708) : Missa quatuor vocibus ad imitationem moduli « Gaudete in Domino semper » à 4 voix[6] [manuscrit en ligne]
- François Giroust (1738 - † 1799) : Missa Brevis Gaudate in Domino semper à 5 voix (1775), pour le sacre du roi Louis XVI[7] [écouter extraits en ligne]
Héraldique ecclésiastique
[modifier | modifier le code]Plusieurs religieux ont choisi cet incipit liturgique pour leurs héraldiques ecclésiastiques :
-
Archevêque Francesco Gioia.
-
Évêque Xavier Salinas Viñals (Majorque)
-
Archevêque Joseph William Tobin (Indianapolis)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Gaudete / Liturgie & Sacrements », sur Liturgie & Sacrements (consulté le ).
- « Missa Gaudeamus. NJE 4 2 - Josquin Des Prés (145.-1521) - Œuvre - Ressources de la Bibliothèque nationale de France » [livre], sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ « Fratres, gaudete in Domino. Voix (6) - Roland de Lassus (1532-1594) - Œuvre - Ressources de la Bibliothèque nationale de France » [livre], sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ « Gaudete in Domino - Giaches de Wert (1535-1596) - Œuvre - Ressources de la Bibliothèque nationale de France » [livre], sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ « Thomas Packe (14..-14..) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ « Accueil Boutique », sur cmbv.fr, Centre de musique baroque de Versailles, (consulté le ).
- ↑ « Messe Gaudete in Domino semper. Choeur à 5 voix, orchestre. Ré majeur - François Giroust (1737-1799) - Œuvre - Ressources de la Bibliothèque nationale de France » [livre], sur data.bnf.fr (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Robert Le Gall, « Gaudete », dans Dictionnaire de liturgie, Editions CLD (lire en ligne) (consulté le )
- (en) George Cyprian Alston, « Gaudete Sunday », dans Catholic Encyclopedia, vol. 6, New York, Robert Appleton Company, (lire en ligne) (consulté le )