Ski alpin handisport
| Ski alpin handisport | |
| Fédération internationale | CIP |
|---|---|
| Sport paralympique depuis | 1976 |
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Le ski alpin handisport est l'adaptation de la pratique du ski alpin pour les personnes en situation de handicap. Apparu dans les années , il est en plein essor en raison de l'évolution du matériel, qui autorise une pratique à la fois performante et accessible à un plus grand nombre, mais aussi grâce aux efforts d'accessibilité des stations de sports d'hiver. Selon le handicap, le ski alpin handisport peut se pratiquer debout ou assis[1].
Matériel
[modifier | modifier le code]Debout, le skieur utilise un ski s'il est amputé au niveau d'un membre inférieur, et il s'aide alors de stabilisateurs longs en lieu et place des bâtons. S'il est amputé d'un membre supérieur, il utilise deux skis, mais un seul bâton traditionnel. S'il est handicapé visuel, son équipement est classique, mais il est précédé, dans la ligne de pente, d'un accompagnateur qui le guide à la voix.
Quant au ski alpin assis, il comprend deux éléments essentiels : le fauteuil de ski (appelé uniski, bobski, sitski ou dualski) et une paire de stabilisateurs courts pour déclencher les virages et assurer l'équilibre à basse vitesse.
Les grandes catégories de matériel de ski assis sont :
- l'uniski ou monoski[2]: il s'agit d'une coque d'assise moulée en composite et fixée sur un châssis muni d'un amortisseur. L'ensemble se termine par un sabot en aluminium reproduisant la semelle d'une chaussure de ski. L'ensemble est "chaussé" sur un seul ski, muni de fixations classiques. L'uniski est maniable à faible vitesse, permet d'aborder facilement les murs de bosses, autorise les virages glissés et dérapés avec beaucoup d'aisance et jouit d'un bon équilibre latéral lors des sauts. Mais dès que la vitesse augmente, il demande un engagement et une technique sûre. L'uniski est le plus répandu en compétition, surtout en raison des cotes des skis utilisés (longueur, largeur en spatule, au patin et au talon sont réglementées par la Fédération internationale de ski), qui favorisent son utilisation dans les disciplines techniques (slalom spécial et géant).

Uniski 
Dualski 
Tandem - le dualski[3]: la coque d'assise est rigoureusement identique au monoski. En revanche, le châssis, toujours amorti, se termine dans sa partie basse par 2 sabots en alu, distants d'environ 10 cm, articulés via un parallélogramme permettant le recopiage cinématique entre les 2 skis. Les 2 skis sont donc toujours parallèles, mais peuvent se soulever en permanence l'un par rapport à l'autre. On s'approche ainsi de la configuration idéale d'un skieur valide avec son jeu de jambes : les 2 skis sont toujours en contact avec la neige, mais épousent la complexité du terrain. Lors des virages, on n'a plus seulement un passage de carre à carre (comme en uniski), mais aussi une répartition des charges entre ski intérieur et ski extérieur. Seul l'écartement des pieds n'est pas géré : il reste, par construction mécanique, constant en dualski (environ 10 cm).
Bien que reposant sur 2 skis, l'équilibre du dualski est plus difficile à maintenir, notamment à basse vitesse car les 2 skis sont librement articulés selon l'axe longitudinal : la coque bascule plus facilement sur le côté. L'ensemble tire son équilibre avec l'augmentation de la vitesse. Il est donc plus complexe à comprendre par un débutant, de par sa skiabilité très évoluée. Il est en revanche rapidement plus performant et autorise une grande stabilité à haute vitesse, tout en étant relativement maniable dans la pente ou les bosses. - le fauteuil-ski ou tandemski[4]: le siège baquet monté sur deux skis est dirigé par un moniteur ou un pilote fixé aux skis, derrière le siège baquet de la personne handicapée. Il s'adresse aux personnes en situation de handicap non autonomes (tétraplégiques, myopathes, certains IMC, TC...), qui ne pourraient se maintenir seules en équilibre sur un monoski ou un dualski. S'inspirant de la conception du dualski, cet engin préserve une skiabilité très intéressante. De plus, le couple moniteur/passager partage les mêmes sensations de glisse en assumant les mêmes risques.
Quel que soit le matériel utilisé, l'amortisseur qui les équipe joue un rôle prépondérant dans le comportement de l'ensemble. L'apparition d'amortisseurs "2 voies", issus des sports mécaniques, a d'ailleurs mis en exergue la complexité de mise au point, clé du succès en compétition mais aussi gage d'un comportement facile et efficace pour la pratique de loisir.
De nouveaux monoskis sont apparus courant 2008, qui permettent également le réglage de la position du centre de gravité, à la fois en hauteur et longitudinalement : ceci afin d'exploiter de façon la plus adéquate les skis utilisés, en fonction de la discipline et de la qualité de la neige.
Enfin, pour maintenir leur équilibre et pour déclencher les virages, les skieurs amputés d'un membre inférieur comme les skieurs assis (uniski ou dualski) utilisent ce qu'on appelle des stabilisateurs (ou stabilos ou patinettes), sortes de cannes anglaises raccourcies, terminées par des spatules de ski articulées pour assurer un contact (ou appui) glissé avec la neige. Il ne peut y avoir en effet de planté de bâton avec ces stabilos, qui doivent dans le même temps assurer un rattrapage d'équilibre à tout moment sans pénaliser l'évolution.
Compétition
[modifier | modifier le code]En compétition, le ski alpin handisport respecte les règles établies par la Fédération internationale de ski et de snowboard, adaptées pour tenir compte du handicap des sportifs. Le temps est compensé en fonction du handicap. Les fédérations utilisent une classification des handicaps en 3 catégories selon leur handicap. Il existe des championnats du monde ainsi qu'une Coupe du monde[5].
Les disciplines sont les mêmes qu'en ski alpin valide, c'est-à-dire[6] :
- La descente ;
- Le super G qui est une discipline de vitesse où on doit descendre le plus vite possible ;
- le géant qui est une discipline technique qui nécessite une grande agilité allié à la vitesse ;
- le slalom qui est une discipline technique qui nécessite rapidité et maîtrise à passer les piquets ;
- le super combiné où on combine le super G et le slalom.
Jeux paralympiques
[modifier | modifier le code]Depuis les jeux paralympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City, il existe trois catégories d'athlètes :
- la catégorie « debout » (athlètes handicapés d'un ou des deux membres antérieurs et/ou d'un membre inférieur, permettant à l'athlète de concourir en position debout – classes LW1 à LW9)
- la catégorie « assis » (athlètes handicapés sur les deux membres inférieurs pour les personnes en fauteuil – classes LW10, LW11 et LW12)
- la catégorie « déficients visuels » (athlètes malvoyants ou non-voyants, concourant avec un guide – classes B1, B2 et B3)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Présentation du ski alpin » (consulté le )
- ↑ « Accueil - TESSIER - Matériel handisport de pleine nature - Handiski et + », sur Tessier - Adaptive Sports Equipment (consulté le )
- ↑ « DualSki :: ASFSA -Association Suisse des Formateurs en Sports Adaptés », sur www.asfsa.ch, (consulté le )
- ↑ « Tandem'Flex :: ASFSA -Association Suisse des Formateurs en Sports Adaptés », sur www.asfsa.ch, (consulté le )
- ↑ « Ski Alpin – Ski Nordique – Snowboard – HANDISPORT » (consulté le )
- ↑ « Les spécialités du Ski Alpin », sur www.ffs.fr (consulté le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressource relative à l'audiovisuel :
- (en) Ski alpin sur le site du Comité International Paralympiques
- Toute l'actualité du ski alpin handisport
- Toute l'actualité du ski alpin pour sourds