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Orchestre philharmonique d'Israël

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L'orchestre philharmonique d’Israël, lors de son 70e anniversaire (2006).

L'Orchestre philharmonique d'Israël (en hébreu : התזמורת הפילהרמונית הישראלית (ha-Tizmoret ha-Filharmonit ha-Yisre'elit)) - anciennement Orchestre de Palestine fondé en 1936 - est le principal orchestre symphonique de l'État d'Israël.

L'orchestre se compose de 110 musiciens et relève du statut de coopérative indépendante. Il réside à l'Auditorium Charles R. Bronfman de Tel-Aviv. Il donne annuellement de nombreux concerts dans son pays et à travers le monde, outre des invitations à de prestigieux festivals de musique.

Orchestre de Palestine

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Répétition du Palestine Orchestra, sous la direction d'Arturo Toscanini (1936)

L'Orchestre de Palestine (Palestine Orchestra) est fondé en 1936 par le violoniste juif d'origine polonaise Bronisław Huberman (1882-1947) venant de fuir Vienne, sous le nom d'« Orchestre de Palestine », alors que beaucoup de musiciens juifs sont progressivement expulsés des orchestres européens, perdent leurs droits civils ou risquent leur vie, sous la pression de l'idéologie nazie[1],[2],[3],[4]. Les musiciens européens de haut niveau recrutés viennent avec leur famille d'Allemagne, Argentine, Autriche, Croatie, États-Unis, France, Géorgie, Hongrie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, Russie, Suisse, Tchécoslovaquie, Ukraine - ce qui permet à près de 1 000 personnes d'échapper à la Shoah[1],[3].

De gauche à droite : Bronislaw Huberman, Signora Toscanini, Arturo Toscanini, Moshe Chelouche, H. William Steinberg (1936)

Son concert inaugural a lieu à Tel-Aviv le , avec l'Italien antifasciste Arturo Toscanini au pupitre de chef d'orchestre, qui choisit dans sa programmation Le Songe d'une nuit d'été de Felix Mendelssohn, artiste interdit alors par Hitler comme toute musique de compositeurs juifs[3],[5]. L'Orchestre de Palestine est alors composé d'environ 80 musiciens dont quelques-uns vivant déjà en Palestine mandataire mais la majorité est constituée d'immigrés. La tournée se poursuit à Haïfa, à Jérusalem, au Caire et à Alexandrie[3],[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'orchestre se produit 140 fois devant les soldats alliés, y compris lors une représentation de 1942 pour les soldats de la Brigade juive à El Alamein. À la fin de la guerre, il se produit en Belgique récemment libérée.

L'Orchestre de Palestine est rebaptisé « Orchestre philharmonique d'Israël » dès l'Indépendance de l'État d'Israël, en 1948[7].

De nos jours

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Portrait des musiciens de l'Orchestre philharmonique au Hall de la Culture de Tel Aviv.

De nos jours, l'Orchestre philharmonique d'Israël (Israel Philharmonic Orchestra, IPO) se compose de 110 musiciens, dont plus de la moitié sont nés en Israël ; des Juifs, des Arabes et de Druzes[8],[9]. Les autres sont majoritairement originaires des pays d'Europe de l'Est, d'Ukraine, de Roumanie, de Russie (35%) mais également de Turquie et des États-Unis (15%)[3],[6],[5].

Auditorium Charles R. Bronfman de Tel-Aviv.

Ils se produisent dans les grandes villes de l'État hébreu (principalement Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa), donnant près de 200 concerts par an. L'orchestre part également souvent en tournée dans le monde entier[7].

La principale salle de concert de l'Orchestre philharmonique d'Israël est Heichal HaTarbut (Mann Auditorium) à Tel Aviv, inaugurée en 1957 pour accueillir l'IPO et les plus grands musiciens[6],[5].

Jeune orchestre philharmonique d'Israël (YIPO) (2022).

Parmi les nombreuses missions que s'est données l'orchestre, celle de promouvoir et d'aider les jeunes talentueux musiciens est particulièrement prise à cœur. L'Orchestre philharmonique d'Israël soutient ainsi financièrement le « Jeune orchestre philharmonique d'Israël » (Young Israel Philharmonic Orchestra, YIPO) et organise chaque année des concerts où certains jeunes musiciens sont invités à se produire avec leurs aînés[7],[5].

Parmi les initiatives éducatives de l'orchestre, figurent l'Institut de musique Buchmann-Mehta (BMSM) et un partenariat entre l'Orchestre philharmonique d'Israël et l'Université de Tel Aviv. Elle est créée par le chef Zubin Mehta et le philanthrope Josef Buchmann pour éduquer les musiciens d'orchestre à fournir l'avenir artistique de l'IPO et d'autres orchestres. L'école située sur le campus de l'université à Tel Aviv travaille en étroite collaboration avec l'IPO, y compris des programmes de formation orchestrale, des cours de maître avec des artistes invités de l'IPO et des concerts spéciaux dans les salles de l'IPO. Plusieurs membres de l'IPO sont des anciens de la BMSM, tandis que divers musiciens de l'IPO sont membres du corps professoral du BMSM.

Logo des American Friends of the Israel Philharmonic Orchestra

Son statut est celui d'une coopérative indépendante, c'est-à-dire que les musiciens de l'orchestre en sont les propriétaires et les gérants[6] : toutes les parts du capital sont partagées entre les artistes qui composent l'orchestre[8]. La plupart des revenus sont générés par la vente des places de concert et des mécènes ; les subventions de l’État s'élèvent à moins de 10 % du budget annuel[8],[10].

Conseiller musical / Directeur musical

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Leonard Bernstein

De 1936 à 1968, l'IPO n'a pas de directeur musical mais plutôt des « conseillers musicaux », restant alors uniquement dirigé par des chefs invités.[réf. nécessaire]

L'orchestre accueille ainsi au cours de son existence les plus grands noms de la direction d'orchestre. Deux restent cependant fréquemment associés avec l'Orchestre philharmonique d'Israël : ce sont ceux de Leonard Bernstein et de Zubin Mehta. Le premier est un invité régulier de l'orchestre dès 1947 et nommé chef d'orchestre d'honneur en 1967 ; le second Zubin Mehta est quant à lui le conseiller musical de l'orchestre de 1968 à 1977 avant d'en être depuis 1977 le directeur musical (puis nommé à vie depuis 1981)[12].

Événements

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En 1947, quelques jours seulement après la prise de contrôle de la ville de Beer-Sheva par les forces de défense israéliennes, l'orchestre, conduit par le jeune Leonard Bernstein, se produit dans cette ville du Néguev devant 5 000 soldats[6].

En 1955, l'IPO joue pour le pape Pie XII au Vatican, en remerciement de l'aide qu'il avait apportée aux victimes juives du nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale[13].

En 1967, la Symphonie nº 2 « Resurrection » de Mahler est donnée au Mont Scopus par l'orchestre dirigé par Bernstein, avec Isaac Stern en violon soliste, quelques jours après la prise de contrôle de Jérusalem-Est par Tsahal, durant la Guerre des Six Jours[6].

En 1971, l'IPO accepte de jouer en Allemagne, le pays qui avait involontairement provoqué la fondation de l'Orchestre de Palestine en 1936, par sa persécution des Juifs en Europe, avec Zubin Mehta à la direction pour interpréter la Hatikvah, l'hymne national d'Israël[5].

En 1994, Zubin Mehta dirige l'Orchestre philharmonique d'Israël en Chine et en son Inde natale, peu de temps après qu'Israël eut établi des relations diplomatiques avec les deux puissances asiatiques[5].

En 1999, l'Orchestre de l'Opéra d'État de Bavière rejoint la Philharmonie d'Israël dans une performance commune mémorable sur le site du camp de concentration de Buchenwald où le morceau principal de la soirée est également celui de Gustav Mahler[14],[15].

Répertoire

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Mao Fujita et Christoph Eschenbach avec l'Orchestre philharmonique israélien, après avoir joué un concerto de Mozart à Tel Aviv (2022)

Depuis 1992, les compositeurs les plus fréquemment joués par l'orchestre sont Beethoven, Mozart, Brahms, Tchaïkovski et Mendelssohn, soit des standards d'Europe centrale des périodes classique et romantique[16].

Des commentateurs remarquent les goûts musicaux « conservateurs » de la base d'abonnés, forte de 26 000 amateurs[17], bien que l'IPO a vocation à l'interprétation de nouvelles œuvres modernes et contemporaines de compositeurs israéliens et autres, tels qu'Avner Dorman[16],[18],[19].

Richard Wagner n'est jamais programmé depuis la Nuit de cristal de novembre 1938, la musique du compositeur allemand étant tabou en Israël - l'antisémitisme notoire du compositeur et l'utilisation de sa musique par le régime nazi en sont les principales raisons pour le peuple juif[20],[21]. Cependant, un incident se produit en Israël en 1981, lorsque le chef Zubin Mehta demande à la Philharmonie d’interpréter une ouverture de Wagner, les médias lui adressent de vives critiques et le jour du concert, des cris, du tumulte et des bagarres éclatent dans l'Auditorium Mann et le concert est annulé. Des années plus tard, Zubin Mehta rappelle : « Jouer du Wagner en Israël est un tabou qui n'est pas écrit. Il n'y a aucune loi en Israël qui l'interdit. La vérité est que je n'ai pas réalisé la profonde sensibilité parmi eux... Les survivants israéliens des camps de concentration, qui ont été forcés d'écouter la musique de Wagner tout en étant soumis à la torture et au travail forcé... j'ai oublié ce nombre énorme de Juifs qui avaient des numéros tatoués sur leurs bras. J'ai un profond respect et une admiration pour eux tous »[14],[22].

Sous la direction de Zubin Metha, l'IPO joue la Hatikvah, l'hymne national d'Israël, chaque fois que le public réclame un rappel[14].

Concerts et tournées

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Timbre postal israélien émis pour le 25e anniversaire de l'IPO (1961)

Il faudra attendre 1971 pour que l'orchestre accepte de jouer en Allemagne. À l'occasion d'une tournée dans les pays européens de l'Est (Pologne, Hongrie et ex-URSS), à la fin des années 1980, l'orchestre se rend également sur le site d'Auschwitz (Pologne)[6],[14].

Pour célébrer le 60e anniversaire de l'IPO en décembre 1996, plusieurs artistes sont présents dont Yitzhak Perlman, Daniel Barenboim, Pinchas Zuckerman, Yefim Bronfman, Shlomo Mintz et le jeune virtuose Gil Shaham, avec comme directeur musical à vie et au pupitre de chef d'orchestre Zubin Mehta[5].

L'IPO donne environ 200 concerts chaque année en Israël et dans de multiples autres pays du monde. Il est aussi invité dans de prestigieux festivals comme ceux de Salzbourg, Lucerne ou Edinbourg[6].

Sous la direction de Zubin Mehta, l'orchestre philharmonique donne également des concerts à des publics mixtes, arabes et israéliens comme à la ville d'Acre, auquel ont assisté mille Juifs et quatre cents Arabes. Un autre concert de l'IPO se tient à Nazareth, réservé à un public arabe[14].

Enregistrements

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Avec Zubin Mehta, l'Orchestre d'Israël effectue un certain nombre d'enregistrements pour Decca[4]. Avec Leonard Bernstein, l'IPO enregistre ses propres compositions et des œuvres d'Igor Stravinsky pour Deutsche Grammophon, en 2020[23]. Outre Decca et Deutsche Grammophon, l'IPO en registre également avec Sony Classical, Teldec et EMI Group[5].

L'IPO collabore également avec le compositeur japonais Yōko Kanno dans la bande originale de l'anime Macross Plus.

La performance de l'orchestre à Londres à The Proms le 1er septembre 2011 est perturbée à plusieurs reprises par des manifestants pro-palestiniens. L'émission de radio à la BBC qui la retransmet est interrompue mais le concert est rediffusé à nouveau quelques jours plus tard[24]. Le secrétaire général de l'orchestre, Avi Shoshani, déclare au journal londonien The Times qu'il est peu probable que l'orchestre israélien se produise à nouveau au Royaume-Uni. Personne n'est poursuivi pour les perturbations du concert, en partie parce que la direction du Royal Albert Hall, où le concert a eu lieu, refuse de coopérer avec un groupe d'avocats soutenant Israël[25].

Le 26 août 2013, environ 50 militants du groupe Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) manifestent, à l'appel d'associations pro-palestiniennes, devant le théâtre à Buenos Aires où l'IPO dirigé par Zubin Mehta donne un concert pour un bénéfice humanitaire[6]

À l'occasion du concert donné le 6 novembre 2025 par l'Orchestre philharmonique d'Israël à la Philharmonie de Paris, la CGT Spectacle réclame une « contextualisation » sur le conflit israélo-palestinien, avant la représentation parisienne. Une pétition[26] signée par des milliers de musiciens et amateurs d’art lyrique soutient le jeune chef Shani en fustigeant la « culpabilité par nationalité » et rappelle la « liberté de la musique » : « Exiger qu’un concert soit précédé d’un avertissement politique reviendrait à placer la création sous surveillance idéologique », affirme-t-elle[10]. La Philharmonie publie à son tour un communiqué indiquant qu’elle n’exige « jamais de prises de position de la part d’artistes au sujet de conflit en cours ou d’enjeux politiques sensibles... les artistes ne peuvent être tenus responsables des actions de leur gouvernement, par simple association ». Le soir de la représentation musicale dirigée par le chef Lahav Shani, quatre personnes sont arrêtées et mises en examen - dont l'une est fichée S - pour plusieurs infractions dont la mise en danger d'autrui, après l'avoir perturbée de diverses manières - notamment à l'aide de fumigènes, dans le cadre d'actions de protestation contre la guerre de Gaza, ce qui a donné lieu à des échauffourées à l'auditorium. Elles portent à leur tour plainte pour violation du secret de l’enquête et pour violences[27],[28],[29]. Le collectif Palestine Action France a revendiqué l'action du 6 novembre qu'il qualifie de « pacifique »[28].

En 1958, l'orchestre d'Israël reçoit le Prix Israël, dans la catégorie « musique », la première fois qu'une organisation a reçu ce prix[30].

  1. a et b (en-US) « Origins of Palestine Symphony Members », sur Orchestra of Exiles | PBS (consulté le )
  2. (en) « Can an Israel Philharmonic Concert Be Just About Music? », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a b c d et e (en-US) Kathy DeGagne, « Outplaying Hitler: The Creation of the Palestine Symphony Orchestra », Bridges for Peace,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  4. a et b « L’épopée de l’Orchestre Philharmonique d’Israël », sur France Musique, (consulté le )
  5. a b c d e f g et h (en) « The Israel Symphony Orchestra », sur www.jewishvirtuallibrary.org, (consulté le )
  6. a b c d e f g h et i « L’orchestre philharmonique d’Israël », sur www.musiques-regenerees.fr, 30 décembre 2011 et modifié le 5 mars 2012 (consulté le )
  7. a b et c « Quand l’orchestre symphonique de Palestine était un orchestre juif », sur www.musiques-regenerees.fr (consulté le )
  8. a b et c André Markowicz, « Le feu derrière les fumigènes », sur K. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle, (consulté le )
  9. « À la Philharmonie de Paris, c’est Mahler et Gershwin qu’on assassine », sur frblogs.timesofisrael.com (consulté le )
  10. a et b Claire Bommelaer, « De grands noms du classique se mobilisent pour le chef d’orchestre israélien Lahav Shani », sur Le Figaro, (consulté le )
  11. Note : Après la libération de Rome en 4 juin 1944, Bernardino Molinari est durement contesté par le public, notamment lors de deux concerts les 9 et 12 juillet, pour son adhésion au régime fasciste, à tel point qu'il a dû quitter l'Orchestre de Santa Cecilia qu'il dirigeait jusqu'alors. Plus tard, à Rome, il ne peut diriger que l'Orchestre de l'Opéra. Lire en ligne
  12. Justin Davidson, (2007-01-28). "His Life's Work: Zubin Mehta and the Israel Philharmonic". Newsday. Retrieved 2009-08-30.
  13. « Israeli Artists Played for Pontiff », Australian Jewish Times,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
  14. a b c d et e « Zubin Mehta, citoyen du monde », sur Morashá, (consulté le )
  15. « Le chef d'orchestre Zubin Mehta s'inquiète pour Israël », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  16. a et b (en) « Israel Philharmonic Orchestra | Classical Music, Jerusalem, Tel Aviv », Encyclopedia Britannica,‎ mise à jour 26 septembre 2025 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  17. (en) « A Country’s Cultural Centerpiece Comes Calling (Published 2007) », NYTimes,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  18. (en-US) « Avner Dorman, Composer | The International Harp Contest in Israel » (consulté le )
  19. (en-US) « Avner Dorman – BMOP » (consulté le )
  20. (en) « http://www.nysun.com/article/47556 » [archive du ], sur The New York Sun (consulté le )
  21. « TIME Magazine » [archive du ], sur www.time.com (consulté le )
  22. Note : Après l'incident Wagner, il reçoit le titre de directeur à vie de l'orchestre.
  23. (en) « ISRAEL PHILHARMONIC ORCHESTRA The 75th Anniversary (Visual Album) », sur Deutsche Grammophon (consulté le )
  24. (en) Marcus Dysch, « Anti-Israel protesters disrupt BBC Proms », sur The Jewish Chronicle, (consulté le )
  25. « http://www.thejc.com/news/uk-news/63977/no-prosecution-israel-proms-disruption » [archive du ], sur www.thejc.com (consulté le )
  26. « 21 664 personnes ont signé cette pétition et l'ont aidée à aboutir », sur Change.org (consulté le )
  27. Christophe Ayad, Nathalie Brafman et Aureliano Tonet, « Après les perturbations lors du concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris, quatre gardes à vue et des réactions indignées », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité, consulté le )
  28. a et b « Concert perturbé à la Philharmonie : les quatre personnes mises en examen portent plainte à leur tour », sur Le Figaro, (consulté le )
  29. Noélie Legrand, « Philharmonie de Paris : quatre mises en examen après les heurts lors du concert de l’Orchestre d’Israël », sur Le Point, (consulté le )
  30. (he) « ריכוז תשכ"ב-תשי"ג (récipiendaires du Prix Israël en 1958) » [archive du ], sur cms.education.gov.il (consulté le )