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Lactarius mammosus

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Lactarius fuscus, Lactaire brun sombre

Lactarius mammosus
Description de cette image, également commentée ci-après
Lactaires brun sombre dans une forêt tchèque
Classification
Règne Fungi
Division Basidiomycota
Classe Agaricomycetes
Ordre Russulales
Famille Russulaceae
Genre Lactarius

Espèce

Lactarius mammosus
Fries, 1838

Lactarius mammosus ou Lactarius fuscus est un champignon basidiomycète qui appartient au genre Lactarius et à la famille des Russulaceae. Il est aussi désigné sous le nom vernaculaire Lactaire brun sombre[1].

Dénomination et synonymes

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Selon les sources ce champignon est principalement connu sous les noms Lactarius mammosus ou Lactarius fuscus[2]. Toutefois, l'appellation Lactarius mammosus semble être le basionyme[1],[3].

Les autres synonymes pour ce champignons sont[1] :

  • Lactarius mammosus var. monstruosus Cooke (1888)
  • Lactarius glyciosmus ss. Quélet (1888)
  • Lactifluus mammosum(Fries) Kuntze (1891)
  • Lactarius hibbardae Peck (1908)
  • Lactarius confusus S. Lundell (1939)

Description

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Le sporophore de ce lactaire arbore un chapeau de 4 à 10 cm de diamètre, initialement convexe et submamelonné avant de devenir déprimé[1],[2]. Il présente une cuticule sèche et pelucheux ou feutré au touché[4]. Elle va du brun foncé au gris-mauve, évoluant parfois vers le rouge brunâtre avec l'âge. Elle peut être pruineuse sur les bords[1].

Illustration et schéma du sporophore du Lactarius mammosus et des ses éléments microscopiques

Les lames sont subdécurrentes, serrées et inégales, avec une couleur crème à jaune ochracé qui vire au saumon ou à l'orangé à maturité[4]. Elles ont la particularité de se tacher de brun-orangé au niveau des blessures[1].

Le stipe mesure généralement de 3 à 6 cm de long pour 0,5 à 1,7 cm de large. Souvent comprimé et ridulé, il passe d'un aspect plein à creux et arbore des tons crème pâle à ochracé, brunissant à la manipulation[1],[5].

La chair, blanchâtre à ochracée, dégage une odeur proche de la noix de coco[4]. À la cassure, elle produit un latex peu abondant, blanc à opalescent[4], qui jaunit très légèrement à l'air et devient gris-vert en séchant sur les lames. La saveur de la chair est âcre[1].

Caractéristiques microscopiques

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La sporée de Lactarius mammosus est de teinte crème blanchâtre. Les spores mesurent 7−8,5×5−6,5 µm et sont ornées de verrues basses reliées par des crêtes, formant un réseau presque complet[1].

Habitat et répartition

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Lactarius mammosus est généralement observé, sous les pins[6], dans les forêts de conifères[4]. Dans des cas plus rares, la présence de spécimens a été notée dans des forêts mixtes[4]. Ce champignon se développe sur les sols secs[4].

Les populations de lactaire brun sombre sont réparties dans le centre et le nord de l'Europe[1].

Confusion possible

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Le Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus) dégage une odeur similaire. Il est cependant moins gros et de couleur plus clair[7],[8].

Notes et références

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  1. a b c d e f g h i et j « Lactarius mammosus », sur Myco db, (consulté le )
  2. a et b « Lactarius mammosus Fr. = Lactarius fuscus Rolland » [PDF], sur Association des Mycologues Francophones de Belgique (AMFB) (consulté le )
  3. (en-US) « Lactarius mammosus an L. moseri n. sp. | Karstenia », (DOI 10.29203/ka.1985.235, consulté le )
  4. a b c d e f et g (en) Jonas Kasparavičius et Reda Iršėnaitė, « A new addition to the Mycota of Lithuania », Botanica,‎ , p. 1–8 (ISSN 2538-8649, DOI 10.35513/Botlit.2023.1.1, lire en ligne, consulté le )
  5. M. Moser, « The Problem of Lactarius mammosus Fr. », Kew Bulletin, vol. 31, no 3,‎ , p. 529–532 (ISSN 0075-5974, DOI 10.2307/4119398, lire en ligne, consulté le )
  6. (en) Filip Fuljer, Michal Jamrich et Ivona Kautmanová, « Rediscovery of Lactarius nanus in Slovakia after 24 years », Acta Botanica Universitatis Comenianae, vol. 61,‎ , p. 37-50 (lire en ligne [PDF])
  7. Patrice Tanchaud, « Lactarius glyciosmus », sur Mycocharentes, (consulté le )
  8. (en) Andrew S. Methven, « North American and European Species of Lactarius », Scripta Botanica Belgica, vol. 51,‎ , p. 91-105 (lire en ligne)

Lien externe

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