La famille de Lamoignon est une ancienne famille du Nivernais (XIIIe siècle), qui s'est surtout distinguée dans la magistrature. Venue s'établir dans le Donziois au XIVe siècle, elle tire son nom de sa région d'origine, les Amognes[1], un petit pays du Nivernais.
La première mention du nom, en Nivernais, remonte à 1292 lorsqu'un certain Jean Lamoignon achète un tènement à un habitant de Saint-Malo-en-Donziois[2].
La famille de Lamoignon s'est éteinte en 1845, par le décès de René Chrétien Auguste de Lamoignon, pair de France de 1832 à 1845, mort sans enfant.
Le nom de Lamoignon a été relevé en 1823 par une branche de la famille de Ségur, qui a pris le nom de Ségur Lamoignon[3] .
Quelques seigneurs, en totalité ou en partie, de Vielmanay : Guillaume de Lamoignon (1368), Renaut de Lamoignon (1382), Pierre de Lamoignon (1412), Guyot de Lamoignon (1461), Charles de Lamoignon (1461), Robert de Lamoignon (1472), Étienne de Lamoignon (1549), Hélin de Lamoignon (1555), abbé de Bellevaux[4], André de Lamoignon (1555), Blaise de Lamoignon (1561), Edme de Lamoignon (1561), Gilbert de Lamoignon (1634)…
Guillaume de Lamoignon, également seigneur d'Arthel et de Laleuf (Bourbonnais), est inhumé en compagnie de sa femme, Jeanne de Troussebois, dans l'église de Vielmanay vers 1388[2].
Le Meix et la Bouille sont deux anciens fiefs des Lamoignon, situés, respectivement, à Monceaux-le-Comte et à Champallement (Nièvre).
Le Meix a pour seigneurs Louis de Lamoignon (vers 1620) puis Jean de Lamoignon (vers 1660), la Bouille Claude de Lamoignon (vers 1660) puis Jean de Lamoignon (vers 1695)[2].
Charles de Lamoignon, (1514-1572), marquis de Basville, baron de Saint-Yon et comte de Launay-Courson, seigneuries reçues de François Ier de Clèves, duc de Nevers, en 1552. Disciple du célèbre juriste humaniste italien André Alciat à Ferrare, il est le premier connu dans la lignée pour s'être illustré dans la haute magistrature. Il épousa le Charlotte de Besançon qui lui donna vingt enfants. Il fut considéré par son petit-fils comme le fondateur de leur dynastie parlementaire. Il mourut alors qu'il était pressenti à la succession du chancelier Michel de L'Hôpital.
Chrétien-François Ier de Lamoignon, marquis de Basville (1644-1709), président à mortier de 1698 à 1709. il fut l'élève du célèbre prédicateur Bourdaloue et l'ami de Madame de Sévigné. Il aurait refusé d'entrer à l'Académie française pour ne pas avoir à faire l'éloge de Charles Perrault. Sa fille Françoise-Élisabeth (1678-1733) épousa Jean-Aimar de Nicolaï, marquis de Goussainville, veuf de Marie-Catherine Le Camus (1671-1696) et premier président à la Cour des comptes, de 1686 à 1734[5].
Chrétien II de Lamoignon 1676-1729, fils de Chrétien-François I et de Marie-Jeanne Voisin, fille unique de Daniel Voisin, seigneur de la Cerisaye, conseiller d'État, prévôt des marchands, intendant d'Auvergne et de Champagne, et de Marie Talon, fille d'Omer Talon, qui épousa, le , Marie Louise Gon, fille de Louis Gon, Seigneur de Bergonne, Maître des comptes, et de Marie-Marguerite de Chaudessolle[5].
Chrétien-Guillaume III de Lamoignon (1712-1759), fils de Chrétien II de Lamoignon, président à mortier, qui épousa, en 1732, Louise Madeleine Henriette Bernard, fille de Samuel Jacques Bernard et de Élisabeth Olive Louise Frottier de la Cosse-Messelière.
Losangé d'argent et de sable, au franc-quartier d'hermine[6] (ce dernier ajouté par Michel de Lamoignon, au XIVe siècle, en mémoire de sa mère, Jeanne d'Anlezy[7]). Écu timbré d'une couronne ducale, sommé d'un heaume de face cimé d'un mortier de président ; supporté par deux cerfs ailés ; le tout posé sur un manteau d'hermine ; légende entre une cordelette et un grènetis extérieur.
↑ abcd et eAdolphe de Villenaut, Nobiliaire de Nivernois, Nevers, Imprimerie de la Nièvre - G. Vallière, (lire en ligne), p. 580-586
↑ a et bVicomte Albert Révérend, Titres, Anoblissements et Pairies de la Restauration - 1814-1830, tome quatrième, Paris, Honoré Champion, (lire en ligne), p. 159-161
↑Baudrillart (Alfred), Vogt (Albert), et Rouzies (Urbain) Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques (1934), t. 7, p. 879
↑ abcdefghi et jHenri, Paul et Joseph Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des Familles du Poitou, tome cinquième, Fontenay le Comte, Lussaud, (lire en ligne), p. 517-522
Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire historique ou Le Mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, tome 6, 1759, Paris, pages 109-119, lire en ligne ;.
Henri, Paul et Joseph Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des Familles du Poitou, tome cinquième, 1965, Fontenay le Comte, pages 517-522, lire en ligne.
Les papiers personnels de la famille Lamoignon sont conservés aux Archives nationales dans le fonds du château de Malesherbes sous la cote 399 AP [lire en ligne].