Neuromancien
| Neuromancien | ||||||||
| Auteur | William Gibson | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Science-fiction Cyberpunk |
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| Version originale | ||||||||
| Langue | Anglais américain | |||||||
| Titre | Neuromancer | |||||||
| Éditeur | Ace Books | |||||||
| Lieu de parution | New York | |||||||
| Date de parution | ||||||||
| Nombre de pages | 271 | |||||||
| ISBN | 0-441-56956-0 | |||||||
| Version française | ||||||||
| Traducteur | Jean Bonnefoy | |||||||
| Éditeur | La Découverte | |||||||
| Collection | Fictions | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | ||||||||
| Type de média | Livre papier | |||||||
| Nombre de pages | 300 | |||||||
| ISBN | 2-7071-1562-2 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
| Série | Trilogie de la Conurb | |||||||
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Neuromancien (titre original : Neuromancer) est un roman de science-fiction de l'écrivain William Gibson, publié en 1984.
Situé dans une dystopie d'un futur proche, le récit suit le personnage de Case, un pirate informatique enrôlé dans une équipe par une puissante intelligence artificielle et un ancien soldat traumatisé, afin de réaliser le braquage informatique risqué d'une multinationale suisse, la mégacorporation Tessier-Ashpool SA.
Premier roman de Gibson, Neuromancien est généralement considéré comme l'ouvrage fondateur du mouvement cyberpunk. Il remporte notamment en 1984 le prix Nebula du meilleur roman. Sorti sans grand succès médiatique, il devient un succès populaire grâce au bouche-à-oreille.
Neuromancien est le seul roman à avoir remporté à la fois le prix Hugo, le prix Nebula du meilleur roman et le prix Philip-K.-Dick. Il est depuis considéré comme un classique du genre cyberpunk et, en 2005, a été classé parmi les 100 meilleurs romans de tous les temps par le magazine Time. Il est adapté en jeu vidéo et inspire de nombreuses œuvres ultérieures, telles que le manga Ghost in the Shell, le film Matrix et le jeu vidéo Cyberpunk 2077.
Le roman est suivi par Comte Zéro (1986) et Mona Lisa s'éclate (1988), formant la Trilogie de la Conurb.
Historique de la publication
[modifier | modifier le code]À la fin de 1981, William Gibson est un jeune auteur qui n'a publié que quatre nouvelles. Il attire cependant l'attention du milieu de la science-fiction avec la nomination de la nouvelle Johnny Mnemonic pour le Prix Nebula de la meilleure nouvelle courte en 1981. Il obtient alors le soutien de l'éditeur Terry Carr, qui a publié sa nouvelle The Gernsback Continuum dans l'anthologie Universe et qui propose à Gibson de publier un roman. Gibson lui soumet en un court synopsis, sous le titre provisoire de Jacked In (« Câblé »)[1].
À la même période, Gibson présente sa nouvelle Gravé sur chrome dans laquelle il invente le concept du cyberespace. En 1982, il débute l'écriture de Neuromancien, bien qu'il ne se sente pas prêt à écrire une œuvre longue. Poussé par une « panique animale »[2], il combine le personnage de Molly, apparu dans Johnny Mnemonic, avec la trame narrative de Gravé sur chrome[3]. Tout en s'occupant de son fils nouveau-né, Gibson termine son roman en 1983, dépassant de six mois le délai imparti[1]. Le livre sort chez Ace Books le .
Gibson a ajouté la dernière phrase du roman (« Il ne revit jamais Molly. ») à la dernière minute, dans une tentative délibérée de s'empêcher d'écrire une suite[4], mais a fini par le faire précisément avec Comte Zéro (1986)[5].
Contexte fictionnel
[modifier | modifier le code]Neuromancien présente une dystopie de type cyberpunk. Dans un monde futuriste post-Troisième Guerre mondiale (limitée) règne le capitalisme le plus débridé gouverné par des mégacorporations, des entreprises multinationales qui ont pris le pas sur les États. Par ailleurs, les drogues de synthèse et les augmentations physiques sont omniprésentes.
Dans cet univers, les entreprises japonaises dominent l’économie mondiale, le Japon étant présenté dans le roman comme le pays leader concernant des implants cybernétiques et les modifications corporelles. De fait, ce pays attire les gens qui souhaitent obtenir des interventions médicales illégales ou expérimentales.
Le roman débute dans la ville japonaise de Chiba, qui évoque l’imaginaire de Tokyo dans les années 1980. C'est un exemple de techno-orientalisme, un concept utilisé dans la science-fiction qui imagine le futur saturé de culture asiatique[6],[7].
Au sein de cet univers gravitent les « cowboys » du cyberespace, des pirates informatiques qui se connectent au réseau informatique mondial — surnommé la « Matrice » (« the matrix » en VO) — grâce à leur console à laquelle ils sont reliés par des électrodes fixées sur le crâne. Cela leur permet d'avoir une perception visuelle et sensorielle des données numériques qui composent la Matrice et d'interagir avec elle.
Les cowboys, en perpétuelle quête d'informations à monnayer au plus offrant, s'infiltrent incognito dans les banques de données des grandes corporations en exploitant leurs failles. Mais la police de Turing veille, ainsi que les Intelligences artificielles (IA), utilisées pour protéger les données sensibles des corporations de la main avide des pirates ; tout comme la « Glace » (« ICE » en VO[a]), des programmes pare-feu qui peuvent être d'un danger mortel pour les cowboys assez fous pour tenter de passer au travers, ou de les contourner.
Résumé
[modifier | modifier le code]Dans la « Conurb »[b], la plus grande mégalopole du monde, située en Amérique du Nord, Henry Dorsett Case, âgé de 22 ans, est un « cowboy » du cyberespace, un hacker qui sillonne la Matrice. Il est le meilleur et rien ne lui résiste. Mais un jour, étant trop gourmand, il décide de doubler son employeur. Celui-ci, en représailles, lui injecte une mycotoxine russe qui détruit de manière sélective une partie de son système nerveux, celle qui est reliée aux « trodes » (les électrodes de sa console informatique). Case perd alors toute capacité à se connecter à la Matrice : pour lui, tout est perdu, il n'est plus rien.
Aussi, lorsque deux ans plus tard Armitage, un homme mystérieux au passé trouble mais apparemment influent, et Molly, une mercenaire dangereuse dont les yeux ont été remplacés par des implants oculaires, le retrouvent à Chiba au Japon[c] et proposent de lui redonner accès à la Matrice, Case accepte sans hésiter. Mais sa mission est risquée : il s'agit de pénétrer le système informatique d'une importante multinationale suisse, la Tessier-Ashpool SA, ce qu'il fera avec l'aide du mystérieux Muetdhiver.
Le blues de Chiba (chapitres 1 à 2)
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Cette première partie se déroule dans la ville de Chiba, avoisinant Tokyo. C'est ici qu'a échoué Case, après avoir perdu la capacité de se connecter aux réseaux numériques de la Matrice. Vivant de petits trafics, il craint pour sa vie en apprenant qu'un tueur à gages serait à ses trousses, en raison de ses dettes. Il s'avère que la razorgirl Molly le traque dans le but de le recruter pour une mission.
La virée de shopping (chapitres 3 à 7)
[modifier | modifier le code]Dans la deuxième partie, Case et Molly se trouvent sur la côte est des États-Unis, dans la Conurb (la métropole s'étalant de Boston à Atlanta). Case a bénéficié d'une opération, payée par Armitage, qui a réparé les dégâts sur son système nerveux. Après huit jours de convalescence, il peut à nouveau se connecter à la Matrice, via la console dernier cri fournie par Armitage.
Armitage les lance dans une première mission : Molly et Case doivent s'introduire dans la multinationale Sense/Net pour voler une mémoire ROM, qui contient la personnalité numérisée d'un hackeur célèbre décédé, McCoy Pauley, alias « Dixie le Trait-plat ». Ils sont aidés par un groupuscule nommé les « Panthères Modernes », qui fait diversion pendant leur intrusion. Molly est blessée durant l'opération. Dixie, qui est capable d'opérer dans la Matrice, va désormais assister Case dans la suite des opérations.
Après avoir réussi cette mission, l'équipe se rend à Istanbul afin de recruter le dernier membre, Peter Riviera.
Minuit dans la rue Jules-Verne (chapitres 8 à 12)
[modifier | modifier le code]Étant désormais au complet, l'équipe se rend avec Armitage en orbite, dans une station gravitant autour de la Terre et où se trouve leur cible : Villa Straylight, le quartier général des Ashton-Tessier.
Quelques péripéties se déroulent dans cette station, car la Turing Police est sur la trace de Case. Cette organisation a pour rôle de contrôler les IA et d'éviter qu'elles n'atteignent des intelligences démesurées et menacer l'humanité.
Assaut sur Straylight (chapitres 13 à 23)
[modifier | modifier le code]Dans la dernière partie du récit, Molly s'introduit dans la Villa Straylight, tandis que Case, assisté par Dixie, infiltre le réseau des Ash-Tessier à l'aide d'un redoutable virus chinois.
Dans la villa, Molly rencontre et tue Ashpool. Elle doit se battre contre Riviera et Hideo, le ninja et garde du corps de 3Jane. L'opération réussit de justesse, et Wintermute parvient à fusionner avec Neuromancer, pour atteindre une puissance jamais connue.
Le dernier chapitre, après la réussite de la mission, voit Case retourner à Chiba City.
Personnages
[modifier | modifier le code]Personnages principaux
[modifier | modifier le code]- Case (Henry Dorsett Case) : un ancien hacker, alcoolique et toxicomane, spécialiste de l'intrusion dans les systèmes informatiques via le cyberespace. Après avoir trompé un client, il est puni en voyant son système nerveux endommagé à l'aide d'une mycotoxine russe, ce qui l'empêche d'accéder au cyberespace. Il accepte la mission d'Armitage car on lui propose de l'opérer pour rétablir ses fonctions physiques et son accès au cyberespace.
- Molly (Molly Millions) : une mercenaire, ancienne prostituée, qui porte diverses modifications corporelles cybernétiques (cyberware), notamment des verres-miroirs intégrés à ses yeux avec des lentilles amplificatrices de lumière résiduelle, ainsi que des lames de scalpel rétractables logées sous ses ongles. Elle est souvent armée d'un pistolet à fléchettes explosives. Son ancien amour était Johnny (Johnny Mnemonic), un coursier de données tué par les Yakuzas. Au début de leur rencontre, Case la qualifie de « samouraï des rues » (mercenaire)[9].
- Armitage (colonel Willis Corto) : un ancien officier des Forces spéciales américaines qui, à la suite d'une mission ratée sur le territoire russe pendant la guerre qui s'est terminée en désastre, a été gravement blessé ; il a depuis récupéré physiquement (son visage a notamment été reconstitué) mais il est resté instable mentalement. Il se présente au début du roman comme le commanditaire direct de la mission de Case, mais il s'avère qu'il n'est en réalité qu'une marionnette de Muetdhiver.
- McCoy Pauley, dit « Dixie le Trait-plat[d] » (« Dixie Flatline » en VO) ou simplement « Dix » : le « construct » (« reconstruction », enregistrement informatique sur un support physique ROM) de la personnalité de McCoy Pauley, ancien hacker de légende maintenant mort, dont Case utilise le construct pour sa mission. Pauley a gagné son surnom de « Trait-plat » en survivant à trois « lignes plates » (arrêts cardiaques) alors qu'il essayait de cracker de la Glace noire (une IA)[10]. Il est, avec Bobby Quine, l'un des anciens mentors de Case.
- Peter Riviera : un voleur sadique originaire de Bonn, ancienne capitale allemande détruite par des bombes atomiques pendant la guerre. Manipulateur et toxicomane, Riviera maîtrise la technique de projection d'hologrammes grâce à ses implants.
Personnages secondaires
[modifier | modifier le code]- Julius « Julie » Deane : un importateur (contrebandier) centenaire basé à Chiba. Âgé de 135 ans, il compense son vieillissement par des traitements médicaux (injections, transfusions sanguines, recombinaison de son ADN, etc.).
- Linda Lee : la petite amie de Case à Chiba, qui vole son ordinateur pour en revendre la RAM. Finit tuée par des sbires de Deane.
- Le Finlandais (« The Finn » en VO) : un receleur qui tient une boutique à New York, le « Metro Holografix », où il vend toute sorte de matériel illégal, notamment des armes et des biens volés ainsi que des logiciels sensibles. C'est l'un des vieux amis de Molly.
- Les Panthères Modernes[e] : un groupe de jeunes technophiles nihilistes issus de la sous-culture de la Conurb, dirigé par Lupus Yonderboy. Selon Yonderboy, le chaos est le mode de vie, le modus operandi et l'essence même des Modernes. Grands utilisateurs de technologie (implants logiciels illégaux, insérés dans une prise derrière l'oreille), les Modernes utilisent aussi des combinaisons furtives en polycarbonate pour passer inaperçus. Ils aident le groupe de Case à récupérer le construct de McCoy Pauley dans l’immeuble de Senso/Rezo (« Sense/Net » dans la deuxième traduction) en créant une diversion.
- Lady 3Jane / Marie-France Tessier-Ashpool : la clone de la co-dirigeante de la corporation Tessier-Ashpool SA, une société qui gère Freeside, un complexe hôtelier orbital à proximité de la Terre. Elle vit à l’extrémité de Freeside, un lieu connu comme la « villa Straylight ». C'est elle qui contrôle le câblage physique empêchant les IA de l'entreprise (Muetdhiver et Neuromancien) de dépasser leurs limites d'intelligence. Elle est le troisième clone de Jane[11].
- Maelcum : un rastafari qui fait partie de la communauté de Sion (« Zion » en VO), une enclave orbitale à proximité de la Terre. Il est le pilote du remorqueur spatial Marcus Garvey. Il aide Case à pénétrer la villa Straylight à la fin du roman.
- Hideo : un assassin (ninja) cloné redoutable, garde du corps de Marie-France Tessier-Ashpool et de sa famille.
- Ratz : le barman et propriétaire du Chatsubo à Chiba, un bar pour expatriés de la Conurb. Un de ses bras a été remplacé par une prothèse militaire russe.
Intelligences artificielles
[modifier | modifier le code]- Muetdhiver (« Wintermute » en VO) : une intelligence artificielle basée à Berne, propriété de la Tessier-Ashpool SA, qui manipule le groupe de Case afin de pouvoir s'unir à son jumeau Neuromancien, et ainsi dépasser les limites de ses paramètres programmés. En tant qu'IA, Muetdhiver possède la citoyenneté suisse, de manière limitée[12].
- Neuromancien (« Neuromancer » en VO) : une intelligence artificielle basée à Rio, propriété de la Tessier-Ashpool SA, contrepartie de Muetdhiver. Même si le personnage de Neuromancien est décrit de manière assez succincte dans le livre, il représente la principale motivation des actions des personnages.
À propos du titre
[modifier | modifier le code]Le terme « Neuromancien » est une variation du mot « nécromancien »[13],[14] », un magicien qui pratique la nécromancie, c'est-à-dire la divination par l'évocation des morts :
- neuro- : « nerfs », intelligence (artificielle)
- mancien : « prédire l'avenir », par extension, la magie.
Gibson définit le terme original Neuromancer comme un mot-valise basé sur « neuro », « romancer » et « necromancer »[15] où lui-même apparaît en trompe-l'œil comme le narrateur qui renouvelle les genres littéraires dans ce pastiche d'anticipation futuriste[16].
Inspirations
[modifier | modifier le code]Le roman de Philip K. Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? et son adaptation au cinéma, le film Blade Runner de Ridley Scott sorti en 1982, ont influencé William Gibson pendant l'écriture de son roman[17],[18].
Récompenses
[modifier | modifier le code]- Prix Philip-K.-Dick du meilleur roman 1984
- Prix Nebula du meilleur roman 1984
- Prix Hugo du meilleur roman 1985
- Prix Tähtivaeltaja pour la traduction finnoise du roman 1992
Éditions
[modifier | modifier le code]- Neuromancer, Ace Books, , 271 p. (ISBN 0-441-56956-0)
- Neuromancien, La Découverte, coll. « Fictions », , trad. Jean Bonnefoy, 300 p. (ISBN 2-7071-1562-2)
- Neuromancien, J'ai lu coll. « Science-fiction » no 2325, , trad. Jean Bonnefoy, 319 p. (ISBN 2-277-22325-5)
- Neuromancien, France Loisirs, , trad. Jean Bonnefoy, 350 p. (ISBN 2-7441-3915-7)
- Neuromancien, Au diable vauvert, , trad. Laurent Queyssi, 438 p. (ISBN 979-10-307-0365-8)
Un classique de la science-fiction
[modifier | modifier le code]Ce roman est considéré comme un classique de la science-fiction dans les ouvrages de référence suivants :
- La Bibliothèque idéale de la SF, Albin Michel, 1988 ;
- Enquête du Fanzine Carnage mondain auprès de ses lecteurs, 1989 ;
- Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994 ;
- Bibliothèque idéale du webzine Cafard cosmique.
- Passeport pour les étoiles, guide de lecture, Francis Valery, Denoël, 2000.
Neuromancien est classé en 2005 parmi les 100 meilleurs romans de tous les temps selon le magazine Time[19]. Il a aussi inspiré de nombreuses œuvres ultérieures, telles que le manga Ghost in the Shell, le film Matrix ou le jeu vidéo Cyberpunk 2077[20].
Adaptations
[modifier | modifier le code]En jeu vidéo
[modifier | modifier le code]Dans les années 1985-1987, Timothy Leary travaille sur une adapation de Neuromancien en jeu vidéo intitulé Neuromancer: An Electronic Mind Movie[21],[22], sous contrat avec Electronic Arts[23]. Leary prévoit des visuels conçus par Keith Haring (dessinés avec le logiciel MacPaint), des photographies de Helmut Newton, une bande-son composée par Devo, et la participation de William S. Burroughs à l'écriture[24],[21].
Le projet de Leary n'est pas réalisé sous cette forme, mais est repris par le concepteur de jeux Brian Fargo, ami de Leary et fondateur d'Interplay Productions. L'adaptation en jeu vidéo développée par Interplay est publiée en 1988 par Mediagenic (une branche d'Activision). Le jeu sort sur les plateformes Amiga, Apple II, Commodore 64 et MS-DOS. Il reçoit des critiques favorables dans les magazines Computer Gaming World[25] et Compute![26].
Au cinéma
[modifier | modifier le code]Un projet d'adaptation en film est à l'étude depuis de longues années. En 2012, Vincenzo Natali annonce des possibilités de casting avec Mark Wahlberg dans le rôle de Case et Liam Neeson dans le rôle d'Armitage, mais rien ne se concrétise par la suite[27].
En février 2024 est annoncée la production d'une série en 10 épisodes pour Apple TV+[28]. Les réalisateurs sont J. D. Dillard et Graham Roland. Il est annoncé que Callum Turner interprétera le rôle de Case[29], Briana Middleton celui de Molly[30], et Mark Strong celui d'Armitage.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ « ICE » pour Intrusion Countermeasure Electronics (en).
- ↑ « The Sprawl », en VO ; la « Conurb » dans la première traduction française du roman par Jean Bonnefoy ; « L’Étendue » dans la traduction de 2020 de Laurent Queyssi. Officiellement (comme indiqué par Case dans le roman), l'AMBA pour « Axe Métropolitain Boston-Atlanta » ; en VO : « Boston-Atlanta Metropolitan Axis » (BAMA)[8].
- ↑ Case s'était rendu au Japon afin de trouver un remède à son mal, dépensant ses dernières ressources pour des examens dans des cliniques privées occultes, sans succès.
- ↑ « Tracé-plat » dans la traduction de 2020.
- ↑ « Panther Moderns » en VO
Références
[modifier | modifier le code]- Henthorne 2011, p. 10.
- ↑ McCaffery 1991, p. 268.
- ↑ Westfahl 2013, p. 61.
- ↑ Westfahl (2013), p.70.
- ↑ (en) William Gibson, « (untitled weblog post) » [archive du ], sur williamgibsonbooks.com, .
- ↑ Gwennaël Gaffric, « Quatre nuances de sino-futurisme », Terrain, vol. 79, , p. 112–123 (ISSN 0760-5668 et 1777-5450, DOI 10.4000/terrain.26219).
- ↑ Henthorne (2011), p. 94-95.
- ↑ Neuromancien, 2020, deuxième partie (« La virée shopping »), chapitre 3, p. 74.
- ↑ Neuromancien, 2020, première partie (« Le blues de Chiba »), chapitre 2, p. 51.
- ↑ Neuromancien, 2020, deuxième partie (« La virée shopping »), chapitre 5, p. 128.
- ↑ Henthorne (2011), « The Tessier-Ashpool Family », p. 115-116.
- ↑ Neuromancien, 2020, deuxième partie (« La virée shopping »), chapitre 5, p. 119.
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « nécromancie » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
- ↑ David Porush, « Cybernauts in Cyberspace: William Gibson's Neuromancer » in Aliens: The Anthropology of Science Fiction, ed. George Slusser et Eric Rabkin, Carbondale, 1987, p. 171.
- ↑ (en)
(Neuromancien, Chapitre 21)« "Neuromancer," the boy said, slitting long gray eyes against the rising sun. "The lane to the land of the dead. Where you are, my friend. Marie-France, my lady, she prepared this road but her lord choked her off before I could read the book of her days. Neuro from the nerves, the silver paths. Romancer. Nec- romancer. I call up the dead. But no, my friend," and the boy did a little dance, brown feet printing the sand, "I am the dead, and their land." He laughed. A gull cried. "Stay. If your woman is a ghost, she doesn't know it. Neither will you." »
traduction (par Jean Bonnefoy) :
« Neuromancien, dit le garçon, plissant ses grands yeux gris face au soleil levant. La voie vers le pays des morts. Où tu te trouves en ce moment, mon ami. Marie-France, ma dame, c'est elle qui a préparé cette route, mais son seigneur l'a étouffée avant que j'aie pu lire le livre de ses jours. Neuro, de nerfs, ces chemins d'argent. Et mancien. Comme nécromancien. J'invoque les morts. Mais non, mon ami (et le garçon accomplit une petite danse, pieds bruns s'imprimant sur le sable), je suis les morts, les morts et leur territoire. (Il rit. Une mouette cria.) Reste. Si ta compagne est un spectre, elle ne le sait pas. Et toi non plus. »
- ↑ (en) Lance Olsen à propos de l'essai de David Porush :
« Second, as Porush notes, the title echoes "necromancer, the magician who conjures up the dead." No doubt this is a text inhabited by those raised from the dead, Lazarus after Lazarus, from Dixie Flatline in the form of a construct to Linda Lee's structure in cyberspace. Ashpool intermittently awakes from his cryogenic death-sleep, and the child 3Jane perceives Wintermute as a ghost whispering in her ear. Case flatlines and comes back to talk about it. Metaphorically, Corto is raised from the dead when he is transformed into Armitage.
But Porush does not point out a secondary "necromancy" in the title. Not only are characters raised from the dead by a number of fictional magicians, but also various genres are "raised from the dead" by the very real magician of magicians — Gibson himself. The text is one about regeneration and endurance. Forms arise, undergo transformations, and continue metamorphosed. Gibson becomes the new romancer behind Neuromancer, revitalizing the science fiction novel, the quest story, the myth of the hero, the mystery, the hard-boiled detective novel, the epic, the thriller, and the tales of the cowboy and romantic artist, among others. He represents old stories in a revealing revamped intertexual pastiche. »
- ↑ How did William Gibson really feel about Blade Runner?
- ↑ An Interview with William Gibson by Larry McCaffery
- ↑ (en) Lev Grossman, « All-Time 100 Novels », sur time.com, Time, (consulté le ).
- ↑ Nicolas Dixmier, « Sans ce roman de SF précurseur publié en 1984, Cyberpunk 2077 n'aurait jamais existé. C'est un classique ! », Jeuxvideo.com, (lire en ligne
, consulté le ).
- (en) Alison Rhonemus, « Transmissions from the Timothy Leary Papers: Keith Haring Makes a Mind Movie », sur The New York Public Library (consulté le )
- ↑ (en-US) Greg Miller, « Turn On, Boot Up, and Jack In With Timothy Leary's Long-Lost Videogames », Wired, (ISSN 1059-1028, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en-US) Jimmy Maher, « Turning on, Booting up, and Jacking into Neuromancer », sur The Digital Antiquarian, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Adi Robertson, « Timothy Leary’s ‘Neuromancer’ video game could have been incredible », sur The Verge, (consulté le ).
- ↑ (en) « Game of the Year Awards », Computer Gaming World, no October 1989, , p. 8.
- ↑ (en) Keith Farrell, « Neuromancer », Compute!, vol. 11, no 4, , p. 62 (lire en ligne).
- ↑ (en) Ben Child, « Will Liam Neeson and Mark Wahlberg be plugging into Neuromancer? », The Guardian, .
- ↑ (en-US) Rosy Cordero, « Apple Greenlights New Sci-Fi Drama Series ‘Neuromancer’ Based On William Gibson Novel », sur Deadline, (consulté le )
- ↑ (en-US) Joe Otterson, « Callum Turner to Star in ‘Neuromancer’ Series at Apple TV+ », sur Variety, (consulté le )
- ↑ (en-US) Nellie Andreeva, « ‘Neuromancer’: Briana Middleton Joins Callum Turner In Apple TV+ Series », sur Deadline, (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Larry McCaffery, Storming the Reality Studio: A Casebook of Cyberpunk and Postmodern Science Fiction, Durham, Duke University Press, (ISBN 978-0-8223-1168-3, OCLC 23384573)
- (en) Tom Henthorne, William Gibson : A Literary Companion, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, coll. « McFarland Literary Companions », , 176 p. (ISBN 978-0786461516).
- (en) Gary Westfahl, William Gibson, University of Illinois Press, coll. « Modern Masters of Science Fiction », (ISBN 978-0-252-07937-5)
- (en) George Slusser (dir.) et Tom Shippey (dir.), Fiction 2000: Cyberpunk and the Future of Narrative, University of Georgia Press, (ISBN 978-0820314495)
- (en) Ian Lancashire, « Ninsei Street, Chiba City, in Gibson's "Neuromancer" », Science Fiction Studies, University of California Press, vol. 30, no 2, , p. 341–46 (JSTOR 4241190).
- (en) Tony Myers, « The Postmodern Imaginary in William Gibson's "Neuromancer" », Modern Fiction Studies, Johns Hopkins University Press, vol. 47, no 4, , p. 887–909 (JSTOR 26286501).
Ressource radiophonique
[modifier | modifier le code]- Natacha Triou, « Neuromancien : 40 ans de cyber-culte » [audio], émission La Science, CQFD (58 min), France Culture, .
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la littérature :
- Ressource relative à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Roman de William Gibson
- Roman cyberpunk
- Roman de science-fiction américain
- Roman américain paru en 1984
- Prix Hugo du meilleur roman
- Prix Nebula du meilleur roman
- Prix Philip-K.-Dick
- Roman dystopique de science-fiction
- Roman sur l'intelligence artificielle
- Roman sur la réalité virtuelle
- Œuvre littéraire sur la Troisième Guerre mondiale
- Premier roman
- 1984 en science-fiction