Pyrolobus fumarii
| Domaine | Archaea |
|---|---|
| Embranchement | Thermoproteota |
| Classe | Thermoprotei |
| Ordre | Desulfurococcales |
| Famille | Pyrodictiaceae |

Pyrolobus fumarii est une espèce d'archées hyperthermophiles connue pour sa capacité à survivre à des températures extrêmement élevées. C'est le seul représentant connu du genre Pyrolobus appartenant au phylum des Crenarchaeota.
Historique
[modifier | modifier le code]Pyrolobus fumarii a été découvert pour la première fois aux abords d'une cheminée hydrothermale sous-marine sur la dorsale Atlantique à 3650 mètres de fond, et décrit en 1996[2].
Depuis , ce genre fait partie du phylum Thermoproteota[3].
Taxonomie
[modifier | modifier le code]Étymologie
[modifier | modifier le code]L'étymologie du genre Pyrolobus est la suivante : Pyr.o.lo’bus Gr. neut. n. pŷr, feu; Gr. masc. n. lobos, lobe; N.L. masc. n. Pyrolobus, ce qui signifie le lobe de feu[4],[1]. Celle de l'espèce Pyrolobus fumarii est fum.a’ri.i L. gen. neut. n. fumarii, de la cheminée, pour faire référence au biotope des fumeurs noirs[5],[1].
Description
[modifier | modifier le code]Pyrolobus fumarii est l'un des micro-organismes les plus hyperthermophiles connus. Il peut se multiplier jusqu'à 113 °C avec un optimum à 106 °C (temps de doublement 1 heure), et sa croissance est impossible pour des températures inférieures à 90 °C. Il peut survivre (temporairement ?) à des températures plus élevées encore (121 °C pendant 1 heure dans un autoclave), sans se diviser.
Il s'agit d'une espèce anaérobie ou microérophile, chimiolithoautotrophe obligatoire : elle respire du nitrate, du thiosulfate ou de l'oxygène très faiblement concentré (accepteurs d'électrons) et "mange" du dihydrogène (donneur d'électron)[2]. La source de son carbone, comme la majorité des autotrophes, est le CO2, il semble en revanche incapable de récupérer du carbone à partir de sources organiques (d'où le terme « autotrophe obligatoire »).
Il a pu être mis en culture à une pression de 250 atmosphères[1], mais peut vraisemblablement supporter davantage étant donné que son lieu de découverte se situe à 3650 mètres de fond (pression supérieure à 360 atmosphères). Ses conditions de culture nécessitent aussi une salinité de 1% à 4% avec un optimum à 1,7 % (10-40 g/L avec un optimum de 17 g/L, environ la moitié de la salinité marine), ainsi qu'un pH compris entre de 4-6,5 avec optimum de 5,5, ce qui en fait un acidophile modéré. Le pourcentage en bases GC est de 53%[1].
Habitat
[modifier | modifier le code]Pyrolobus fumarii est une bactérie marine vivant dans les profondeurs au niveau des fumeurs noirs[1], à l'intérieur des parois, où l'eau n'est ni trop chaude (350°C dans la cheminée) ni trop froide (quelques degrés au-dessus de zéro dans le fond de l'océan environnant).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Blochl, E., Rachel, R., Burggraf, S., Hafenbradl, D., Jannasch, H.W., and Stetter, K.O. "Pyrolobus fumarii, gen. and sp. nov., represents a novel group of archaea, extending the upper temperature limit for life to 113 degrees C." Extremophiles (1997) 1:14-21.
- https://link.springer.com/article/10.1007/s007920050010
- ↑ (en) A Oren et GM. Garrity, « Valid publication of the names of forty-two phyla of prokaryotes », Int J Syst Evol Microbiol, vol. 71, , p. 5056 (DOI 10.1099/ijsem.0.005056)
- ↑ (en) « Genus Pyrolobus », sur LPSN - List of Prokaryotic names with Standing in Nomenclature (consulté le )
- ↑ (en) « Species Pyrolobus fumarii », sur LPSN - List of Prokaryotic names with Standing in Nomenclature (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Genre Pyrolobus
- (en) Tree of Life Web Project : Pyrolobus
- (en) Catalogue of Life : Pyrolobus Blöchl et al., 1999 (consulté le )
- (en) NCBI : Pyrolobus (taxons inclus)
- Espèce Pyrolobus fumarii
- (en) Catalogue of Life : Pyrolobus fumarii Blöchl et al., 1999 (consulté le )
- (en) NCBI : Pyrolobus fumarii (taxons inclus)