Félix Ravaisson
| Président Société des amis des monuments parisiens (d) | |
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| Nom de naissance |
Jean Gaspard Félix Laché-Ravaisson |
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Lacher |
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Gaspard-Pauline Mollien (d) |
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Charles Ravaisson-Mollien Louis Ravaisson-Mollien (d) |
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Gaspard Théodore Mollien (neveu) |
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Félix Ravaisson, né à Namur le et mort à Paris le , est un philosophe, archéologue et artiste français. Il est l'élève de Schelling et le maître de Bergson. Sa philosophie s'inscrit dans la tradition du spiritualisme français[1]. Il est influencé par Maine de Biran, réactualise la métaphysique aristotélicienne et critique l'éclectisme de Victor Cousin dans La philosophie en France au XIXe siècle. Il n'occupe pas de chaire universitaire, mais il est conservateur du département des antiquités au musée du Louvre, président du jury de l'agrégation de philosophie et inspecteur général des bibliothèques.
Biographie
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Jean Gaspard Félix Laché-Ravaisson-Mollien naît à Namur en 1813. Il est neveu du ministre Nicolas François Mollien, dont il s'adjoindra le nom. Il suit dans ses premières années l'enseignement de la petite Institution Lemasson, où il fait la connaissance d'Ernest Havet et d'Auguste-Marie Dondey, dit « Philothée O'Neddy »[2]. Il entre, en 1825, au collège Rollin (rebaptisé lycée Jacques-Decour) ; il est condisciple de Charles Renouvier. Il est l'élève de Hector Poret, qui défend les principes de l'école écossaise de philosophie.
En 1834, il répond à une question mise au concours par Victor Cousin et l'Académie des sciences morales et politiques sur la Métaphysique d'Aristote et la philosophie antique. Ravaisson soumet son mémoire et obtient le prix en 1835, en même temps que Karl Ludwig Michelet.
En 1836, Ravaisson est reçu premier à l'agrégation de philosophie (le jury est présidé par Victor Cousin et la métaphysique d'Aristote est à nouveau au programme)[3].
Ravaisson remanie profondément le mémoire présenté à l'Académie et le publie en 1837 sous le titre Essai sur la Métaphysique d'Aristote. Puis, il écrit un volume supplémentaire, qui paraît en 1846, où il compare la philosophie d'Aristote avec la pensée grecque en général. Il envisageait également un tome III et un tome IV qui ne seront pas publiés de son vivant.
Pour Henri Bergson, la différence entre le livre et le mémoire est considérable, car ce n'est que dans la période postérieure à 1835 et surtout entre 1837 et 1846 que Félix Ravaisson se révèle à lui-même. Il faut probablement y voir le résultat d'une émulation intellectuelle au contact du milieu académique de son temps ainsi que d'une riche vie mondaine. Il aurait fréquenté, chez la princesse Belgiojoso ou chez Juliette Récamier, des personnalités comme Alfred de Musset, Honoré de Balzac ou Chateaubriand. Dans le même temps, il approfondit considérablement ses vues esthétiques et métaphysiques, il étudie l'art italien de la Renaissance, en particulier le maniérisme, qui influence durablement son spiritualisme, et affine sa lecture d'Aristote. À cette époque il tente de produire la synthèse de sa métaphysique et de sa théorie artistique.
En outre, Ravaisson manifeste une disposition pour l'art et particulièrement pour la peinture. Dans son enfance, Jean Broc et Théodore Chassériau, les disciples de Jacques-Louis David fréquentent la maison. L'un et l'autre exercent une influence durable sur la technique picturale de Ravaisson qui se forme alors dans leurs ateliers. Ravaisson expose lui-même régulièrement au Salon, sous le patronage de Broc[4], des portraits au nom de Lacher ; tandis que Chassériau, qui lui tire le portrait en 1846, le considère durablement comme un ami[5]. Il fréquente également les ateliers d'Eugène Delacroix et Jean-Auguste-Dominique Ingres[6], ce dernier reconnaissant même le « charme » de ses dessins.
Selon la plupart des sources historiographiques à son propos, Ravaisson aurait été écarté de l'enseignement universitaire par son maître Victor Cousin, dont il critiqua l'éclectisme, et relégué ainsi à des fonctions plus administratives[7]. Il est certain qu'il n'est jamais devenu « un philosophe de profession » au sens où il n'a jamais enseigné la philosophie dans le cadre académique. Il est nommé chargé de cours de philosophie à l'université de Rennes mais de façon purement formelle. Ravaisson devient chef du secrétariat du ministère de l'Instruction publique, poste qu'il quitte rapidement. À partir des années 1830, un effort est fait en faveur des bibliothèques publiques de province. C'est dans ce cadre que Félix Ravaisson est nommé inspecteur général des bibliothèques par le ministre de l'Instruction publique Salvandy en 1839. Il est alors essentiellement chargé de visiter les bibliothèques des villes qui ont bénéficié des confiscations révolutionnaires, ainsi que de missions à la Bibliothèque royale (ouverture de la salle de lecture du département des estampes).
Il part à l'automne 1839 à Munich pour aller voir Schelling et étudier la nouvelle philosophie allemande. Il a de nombreux entretiens avec lui et prend connaissance de sa « philosophie positive »[8]. Il connaissait sans doute la philosophie de Schelling de façon indirecte avant d'entreprendre ce voyage, comme en témoignent ses premiers écrits.
Ravaisson est inspecteur général de 1839 à 1844 et de 1847 à 1852 et participe également de près à deux grandes entreprises éditoriales du XIXe siècle : le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques de France (CGM) et les Documents inédits de l'Histoire de France[9].
Chef du cabinet de Salvandy en 1845-1846, il passe inspecteur général de l'enseignement supérieur en 1852 puis conservateur des antiquités au musée du Louvre en 1870[10].
Hormis le deuxième tome de l'Essai sur la Métaphysique d'Aristote, Ravaisson produit moins d'œuvres philosophiques aussi importantes et originales dans cette situation. Néanmoins, le ministre Victor Duruy, son ancien condisciple, lui demande en 1863 de rédiger un rapport sur les progrès de la philosophie. Ravaisson y expose sa critique de l'éclectisme cousinien et rend compte du plus grand nombre possible de publications philosophiques parues en France dans les décennies précédentes. Le livre est en lui-même un livre de philosophie qui oppose le matérialisme et le spiritualisme et qui a une immense influence sur les contemporains.
Ravaisson est membre de l'Institut, Académie des inscriptions et belles-lettres en 1849 et de l'Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie en 1899. Il meurt en mai 1900 en son domicile situé au n°11 quai Voltaire dans le 7e arrondissement de Paris (où une plaque lui rend hommage)[11] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (32e division)[12].
Philosophie
[modifier | modifier le code]Travaux d'historien
[modifier | modifier le code]Ravaisson est un historien de la philosophie remarqué à son époque. Ses ouvrages Essai sur la « Métaphysique » d'Aristote en 1837, Rapport sur la philosophie en France au XIXe siècle en 1867 et son étude sur Pascal en 1887 sont les jalons principaux de son œuvre historique[13].
Son mémoire consacré à la Métaphysique d'Aristote, paru en 1837, contribue amplement à la redécouverte en France des travaux du Stagirite, lesquels sont profondément discrédités depuis le XVIIe siècle et les réfutations de son modèle géocentrique par Newton et Galilée. La même année, il soutient sa thèse de doctorat ès lettres[14][réf. non conforme] portant sur l'habitude[15]. L’auteur s’inscrit là dans un courant récent de renouveau des études académiques, portant sur des thèmes abandonnés par la recherche philosophique depuis Maine de Biran. Sa thèse est publiée l'année suivante et devient rapidement célèbre[16]. On lui doit aussi un Testament philosophique rassemblant ses notes en vue de la publication d'un ouvrage inachevé. Il répond, de surcroît, à la demande de Xavier Léon de rédiger l'article « Métaphysique et morale », qui inaugure, en 1893, le premier numéro de la revue éponyme[13].
Critique du dualisme
[modifier | modifier le code]Ravaisson critique l'idéalisme subjectif, pour lequel seules les représentations de la conscience sont réelles, et le « séparatisme », qui conçoit les choses en tant qu'extérieures les unes aux autres. Il écrit qu'il faut rendre les « âmes pénétrables les unes avec les autres, sensibles aussi les unes aux autres, tout le contraire du séparatisme de l'heure présente »[17].
Ravaisson souhaite, contre le séparatisme, retrouver « l'unité substantielle du réel », unité qui est celle de l'Esprit, contre la dualité associée à l'exil hors de la vie de l'Esprit[18]. Ravaisson poursuit en cela les recherches métaphysiques du néoplatonisme, prisme à partir duquel il lit Aristote dans son Essai, de Leibniz, Maine de Biran et Schelling qu'il a rencontré[19].
Dans la métaphysique unitaire de Ravaisson, « la nature ne diffère pas essentiellement de la pensée », rappelle le spécialiste Jean-Michel Le Lannou. Il ajoute que « ni la matérialité du corps, ni la pulsion vitale ne lui sont hétérogènes »[18].
De l'Habitude (1837)
[modifier | modifier le code]Ravaisson soutient sa thèse de doctorat Sur l'Habitude en 1837, elle est publiée en 1838[20]. Il s'agit d'une réflexion sur la question philosophique de la nature en général appréhendée à partir d'un phénomène concret : notre manière d'être quand nous contractons une habitude. L'habitude montre la nature comme une forme de « conscience obscurcie » ou de « volonté endormie » et le mécanisme comme « le résidu fossilisé d'une activité spirituelle »[21].
Art et métaphysique
[modifier | modifier le code]Bergson, qui rend hommage à Ravaisson dans « La vie et l'œuvre de Ravaisson »[22], souligne la profonde inspiration artistique de sa philosophie. Elle se fait au contact de l'œuvre des peintres et des sculpteurs, comme Léonard de Vinci et la Vénus de Milo. Il découvre, probablement durant l'intervalle qui sépare la rédaction des deux premiers volumes de son Essai sur la « Métaphysique » d'Aristote, entre 1837 et 1846, le Traité de peinture de Léonard de Vinci. Les conceptions exprimées par celui-ci sur la pratique artistique, entendue comme perfectionnement de la faculté de capturer la révélation de la nature, rejoignent ses propres vues développées dans l'Habitude. Il s'approprie l'idée de la ligne serpentine, ou flexeuse, à laquelle Ravaisson confère une nouvelle portée métaphysique puisqu'il l'associe au mouvement vital même. L'ondulation des corps est pour lui comme la manière de « serpenter », le cheminement particulier où se révèle le caractère propre de chaque être[23] ; c'est dans cette ligne inapparente, dans les airs et allures d'un être, que résiderait, d'après lui, le secret du charme et de la beauté individuelle[24].
Toute la philosophie de Ravaisson consiste, pour Henri Bergson, dans l'idée que « l'art est une métaphysique figurée et que la métaphysique est une réflexion sur l'art », que c'est la même « intuition » qui se manifeste chez l'artiste et le philosophe, de sorte qu'il y aurait une parfaite continuité entre les travaux de Ravaisson sur Aristote et ses travaux concernant l'art et le dessin.
L'Art et les Mystères grecs[25] regroupe des articles et extraits portant sur l'art et la religion grecque antique parus en diverses occasions.
Postérité
[modifier | modifier le code]Ravaisson fut de son vivant le maître de Jules Lachelier, Jules Lagneau et Henri Bergson[26]. Il eut d'une façon générale une grande influence sur les philosophes français de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Il influença Paul Ricœur (dans Philosophie de la volonté).
Martin Heidegger aurait eu un respect particulier pour l'ouvrage De l'habitude, y voyant un composé de métaphysique et de poésie[27].
Se sont également intéressés à Ravaisson : Claude Bruaire, Jacques Derrida, Nicolas Grimaldi, Dominique Janicaud, François Laruelle, Pierre Montebello, Claire Marin.
Pierre Hadot rattache Ravaisson au néoplatonisme et plus particulièrement à Plotin. L'idée commune aux deux penseurs est que « la Vie est grâce », c'est-à-dire à la fois expérience de la beauté et de la bonté[28].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean-Louis Vieillard-Baron, Le Spiritualisme français, Paris, Éditions du Cerf, 2021
- ↑ Philothée O'Neddy, Poésies posthumes, Paris, G. Charpentier, , 496 p., p. 6, introduction d'Ernest Havet.
- ↑ Lettre de Victor Cousin au ministre Joseph Pelet de la Lozère, le : dix candidats ont répondu à l'appel en 1836 et Félix Ravaisson est reconnu comme le seul à s'être soutenu avec la même hauteur dans les trois épreuves de l'agrégation. Il est connu de Cousin pour avoir déjà remporté le Concours général de philosophie en 1832 et le prix de l'Académie des sciences morales et politiques l'année précédente. [1]
- ↑ Salon 1866. 84e exposition officielle depuis 1673, Paris, ministère de la Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts, , 553 p. (lire en ligne), p.135.
- ↑ Jean-Baptiste Nouvion, Correspondance retrouvée de Théodore Chassériau (1819-1856), LAC Éditions, (lire en ligne), p. 61.
- ↑ Société des Artistes français, Explication des ouvrages de Peinture, Sculpture, Architecture, Gravure et Lithographie des artistes vivants exposés place de Breteuil le 7 avril 1900, Paris, rue de Bouloi, Paul Dupont, , 396 p. (lire en ligne), p. 264.
- ↑ Le Surnaturalisme français : actes du colloque organisé à l'Université Vanderbilt les 31 mars et 1er avril 1978 [sous les auspices du] W. T. Bandy Center for Baudelaire studies [par Jean Leblon et Claude Pichois], Neuchâtel, La Baconnière, 1979, 161 p., p. 25.
- ↑ Lettres à H. Poret et à Edgar Quinet, 23/10/1839, citées par J. F. Courtine, 1994, p. 119.
- ↑ Caillet, Maurice, « L'Inspection générale des bibliothèques », Bulletin des bibliothèques de France, 1970, no 12, p. 597-608.
- ↑ « L'Inspection générale des bibliothèques », Bulletin des bibliothèques de France, 1971, no 3, p. 145-151.
- ↑ Archives de Paris 7e, acte de décès no 985, année 1900 (vue 8/17).
- ↑ Registre journalier d'inhumation de Paris Père-Lachaise de 1900, en date du 21 mai (page 30/31)
- Le Lannou 2002, p. 3.
- ↑ https://eslettres.bis-sorbonne.fr/notice/Doctorant/5368, consulté le 23/10/2023
- ↑ Félix Ravaisson, De l’habitude, Paris, H.Fournier, 1838, (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2023).
- ↑ « Les innovations académiques des années 1830 : Henri Monin et Edward Barry », "Devenir savants : thèses et doctorats ès lettres au XIXe siècle", exposition virtuelle sur NuBIS, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque de la Sorbonne
- ↑ « Testament philosophique. Félix Ravaisson », sur www.editions-allia.com (consulté le ).
- Le Lannou 2002, p. 4.
- ↑ Le Lannou 2002, p. 4, note 1.
- ↑ Félix Ravaisson, De l'Habitude, Paris, Allia, 2007, p. 82-83, note de Claire Marin.
- ↑ Henri Bergson, La Pensée et le Mouvant, Paris, P.U.F., 1938, p. 267.
- ↑ Texte repris dans La Pensée et le Mouvant.
- ↑ Félix Ravaisson, Testament philosophique, Paris, Boivin et Cie, , 197 p., p. 133.
- ↑ Dominique Janicaud, Ravaisson et la métaphysique, une généalogie du spiritualisme français, Paris, Vrin, , 276 p. (ISBN 978-2-7116-1345-8), p. 51-58.
- ↑ Titre de l'éditeur Dominique Janicaud.
- ↑ Le Lannou 2002, p. 3-4.
- ↑ D'après Jean Guitton, cité par Dominique Janicaud, Ravaisson et la métaphysique, p. 118.
- ↑ Pierre Hadot, Plotin ou la simplicité du regard, Paris, Gallimard (Folio Essais), 1997, IV (« Amour »), p. 76-79. Cf. aussi, du même auteur, Le Voile d'Isis, Paris, Gallimard (Folio Essais), 2004, chap. 18, p. 294-296.
Œuvres
[modifier | modifier le code]- De l'Habitude, Paris, Impr. de H. Fournier, 1838, sur Wikisource(réimpression : Paris, PUF, 1999); en anglais : Clare Carlisle & Mark Sinclair, Of Habit, Bloomsbury, Continuum 2008; en suédois : Jan-Ivar Lindén, Om vanan, Paris, Eithe 2002. Rééd. Allia, 2007.
- Essai sur la métaphysique d'Aristote, Paris, Imprimerie Royale, 2 vol., 1837-1846, sur le site Gallica de la Bibliothèque Nationale de France (réimpression : Paris, Cerf, 2007).
- La Philosophie en France au XIXe siècle, Paris, Hachette, 1867, 3e éd., 1889, sur le site Gallica de la Bibliothèque Nationale de France (réimpression : Paris, Fayard, 1984).
- La Vénus de Milo, Paris, Hachette, 1871.
- La Philosophie de Pascal, Paris, Éditions du Sandre, 2007 (1887).
- « Métaphysique et morale », Revue de Métaphysique et de Morale, 1893 [2].
- Testament philosophique (écrit presque entièrement en 1899-1900), in Revue de Métaphysique et de Morale, 1901 [3]. Rééd. Allia, 2008.
- L'Art et les Mystères grecs, Paris, L'Herne, 1985.
- De l'enseignement du dessin dans les lycées, Paris, Paul Dupont, 1854.
- L'enseignement du dessin d'après Félix Ravaisson, deuxième partie de l'Article « Dessin » qui se trouve dans la première partie du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire dirigé par Buisson (première édition de 1887).
- La Bibliothèque nationale de France conserve, au Département des Manuscrits Occidentaux (Site « Richelieu »), la grande majorité des différents fonds d'archives renfermant ses manuscrits.
- L'Institut de France conserve le manuscrit de l’Essai sur la Métaphysique d'Aristote.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Cahiers philosophiques, no 129 (2e trimestre 2012), CNDP. Numéro consacré à Ravaisson.
- Jean Beaufret, Notes sur la philosophie en France au XIXe siècle, Paris, Vrin, 1984.
- Andrea Bellantone, « Ravaisson : le « champ abandonné de la métaphysique » », Cahiers philosophiques, 2012/2 (n° 129), p. 5-21.
- Henri Bergson, « Notice sur la vie et les œuvres de Félix Ravaisson-Mollien », discours prononcé lors des séances des 20 et 27 février 1904 de l'Académie des sciences morales et politiques (lire en ligne).
- Jean-François Courtine, Les relations de Ravaisson et de Schelling dans : Jean Quillien (dir.), La réception de la philosophie allemande en France au XIXe et au XXe siècles, Lille, Presses du Septentrion, 1994, p. 111 et suiv. [4].
- Lionel Dauriac, « Ravaisson philosophe et critique » in La Critique philosophique, 1885, vol. ii.
- Joseph Dopp, Félix Ravaisson. La formation de sa pensée d'après des documents inédits, Louvain, 1933.
- Laurent Giassi, « Psychologie, éclectisme et spiritualisme : Maine de Biran, Victor Cousin et Félix Ravaisson », sur www.philopsis.fr, (consulté le ).
- Gaëll Guibert, Félix Ravaisson : d'une philosophie première à la philosophie de la révélation de Schelling, Paris, L'Harmattan, 2007, 305 p.
- Dominique Janicaud, Ravaisson et la métaphysique. Une généalogie du spiritualisme français, Paris, Vrin, 1997 (2e édition).
- Jean-Michel Le Lannou, Le Vocabulaire de Ravaisson, Paris, Ellipses, coll. « Vocabulaire de... », , 70 p. (ISBN 2-7298-1293-8).
- François Laruelle, Phénomène et différence. Essai sur l'ontologie de Ravaisson, Publications de l'université de Paris X Nanterre, Lettres et sciences humaines, Paris, Klincksieck, 1971, 268 p.
- Jan-Ivar Lindén, « Fin, finitude et désir infini. Quelques remarques sur l’aristotélisme de Ravaisson » dans Aristote au XIXe siècle, Paris, Presses universitaires du Septentrion 2004
- Jean-François Marquet, Ravaisson et les deux pôles de l'identité, dans Les Études philosophiques, PUF, janvier-mars 1993.
- Mouna Mekouar, Étudier ou rêver l'antique : Félix Ravaisson et la reproduction de la statuaire antique, dans Images Re-vues, no 1, 2005.
- Pierre Montebello, L'autre métaphysique. Essai sur Ravaisson, Tarde, Nietzsche et Bergson, Desclée de Brouwer, 2003.
- Charles Renouvier in L'Année philosophique, Paris, 1868.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
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- Enseignant au Collège Rollin
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- Grand officier de la Légion d'honneur
- Naissance à Namur
- Naissance en octobre 1813
- Décès en mai 1900
- Décès dans le 7e arrondissement de Paris
- Décès à 86 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 32)