Aller au contenu

Vigor de Bayeux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Saint Vigor)
Vigor de Bayeux
Statue à l'église Saint-Vigor de Saint-Vigor-des-Monts.
Fonction
Évêque
Biographie
Naissance
Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Prêtre chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Fête

Saint Vigor (en latin : Vigorus) ou Vigile a été un des évêques de Bayeux de 511 à sa mort vers 538. Originaire d'Artois, il connut saint Vaast, évêque d'Arras dont le rayonnement fut à la base de la conversion de Clovis. Il transmit ce dynamisme et cette force évangélique dans son diocèse.

Le dragon de saint Vigor

[modifier | modifier le code]

Un dragon semait la terreur sur les terres d'un seigneur du nom de Volusien[a]. Saint Vigor a amadoué ce dragon et l'a emprisonné en attachant à son cou une étole de laine. Ce morceau de tissu est important car il symbolise la domination sur un mal que les païens n'ont pas pu détruire. Cela prouve la supériorité du catholicisme sur le paganisme et convainc donc les païens de se convertir. En récompense de ces hauts faits, Volusien offre à saint Vigor un gant représentant la terre de Cerisy-la-Forêt. Celui-ci va y faire bâtir une abbaye[1].

Les reliques de saint Vigor

[modifier | modifier le code]

Saint Vigor fut enterré, non dans la cathédrale de Bayeux, mais dans l'église de la communauté qu'il avait fondée au Mont Chrismat. En 981, Avicien de Bayeux, fuyant l'arrivée des Vikings, emporta les ossements de saint Vigor jusqu'à l'abbaye de Saint-Riquier en Picardie. Plus tard, l'abbaye partagea les reliques. Un bras est à l'abbaye de Cerisy, une omoplate au prieuré de saint Vigor, une côte à Conlie, un tibia à Bayeux[2], d'autres reliques furent données par Louis VI à l'église Saint-Vigor de Marly-le-Roi.

Vigor de Bayeux est fêté le 1er novembre.

Saint Vigor célébré au Royaume Uni

[modifier | modifier le code]

Au Royaume Uni, deux églises sont dédiées à saint Vigor[3] : l'une à Fulbourn, comté de Cambridgeshire, l'autre à Stratton-on-the-Fosse dans le comté de Somerset[4].

La fête du saint étant fixée le jour de la Toussaint, le , sa célébration est souvent reportée à une autre date. Saint Vigor est mentionné dans La Vita S. Paterni (saint Paterne), publiée en 1853 par l'ecclésiastique gallois William Jenkins Rees (en). Consulté le [3].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. À propos du personnage nommé « Volusien ». Les documents historiques établissent l’existence de trois personnages contemporains de saint Vigor. Ce sont : - 1. Volusien évêque de Tours; -2. Volusien riche seigneur du pays du Bessin, lequel est mentionné dans la Vita Vigoris (lire en ligne : Vita Vigoris, paragraphe Cerisy. ; - 3. Volusien, abbé du monastère Saint-Cirgues à Clermont-Ferrand, qui fut un ami de Sidoine Apollinaire. La certitude qu’il s’agit bien de trois personnages différents et non d’un seul, a été établie par l’historien Lucien Musset : « De saint Victrice à saint Ouen : la christianisation de la province de Rouen d'après l'hagiographie », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 178,‎ , p. 150-151 (lire en ligne). Les deux sources citées on été consultées le .

Références

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Frédéric Pluquet, Superstition de l'arrondissement de Bayeux
  • Jean Hermant, Histoire du diocèse de Bayeux - Hermant
  • Amélie Bosquet, Légendes de Normandie, Ouest-France, coll. « Contes et légendes », (ISBN 978-2-7373-4482-4)

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier | modifier le code]