Sayanim
Les sayanim (en hébreu: סייענים, singulier: sayan, de l'hébreu aide, assistant) désigne des agents israéliens passifs appelés plus communément « agents dormants », établis en dehors d’Israël, prêts à aider les agents du Mossad en leur fournissant une aide logistique par sentiment de patriotisme envers Israël[1], ou les Juifs de la diaspora qui décident de collaborer avec le Mossad[2]. Le tout sans aucune rémunération et de manière purement bénévole[3].
Par exemple, un sayanim ayant une agence de location, pourrait aider des agents du Mossad à louer un véhicule sans tenir compte des démarches administratives habituelles[4].
Les Sayanim peuvent avoir deux nationalités mais n'ont souvent pas celle Israelienne. D'après Gordon Thomas,il y a 4 000 sayanim en Angleterre et 16 000 aux Etats-Unis en 1998[5].
Le terme désigne également, dans une moindre mesure, les Palestiniens ayant accepté de collaborer avec l'armée israélienne[6],[7].
Description
[modifier | modifier le code]En principe, les sayanim ne s'engagent que dans des activités légales et ils ne s'associent pas à des opérations de renseignements ou d'espionnage, malgré des exceptions notables[8],. L'ancien agent du Mossad Victor Ostrovsky évoque leur existence dans ses mémoires[9].
Dans la littérature
[modifier | modifier le code]- Le Printemps des sayanim [10], un roman de Jacob Cohen paru en 2010, évoque ces réseaux d'agents. L'auteur développe une théorie selon laquelle des milliers de Juifs de la diaspora collaboreraient secrètement avec les services israéliens.
- La Parabole d'Esther de Gilad Atzmon aborde également le sujet.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Victor Ostrovsky et Claire Hoy, By Way of Deception: The Making of a Mossad officer, « Comment le Mossad a poussé l’Amérique à bombarder la Libye et à combattre l’Irak », St Martin's Press, New York, 1990.
- Jeffrey T. Richelson, « The Mossad Imagined: The Israeli Secret Service in Film and Fiction », International Journal of Intelligence and CounterIntelligence, vol. 20, n° 1, 2007, p. 136–166.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Jeffrey T. Richelson, « The Mossad Imagined: The Israeli Secret Service in Film and Fiction », International Journal of Intelligence and CounterIntelligence, vol. 20, no 1, , p. 136-166.
- ↑ Jeffrey T. Richelson, « The Mossad Imagined: The Israeli Secret Service in Film and Fiction », International Journal of Intelligence and CounterIntelligence, vol. 20, n°1, 2007, p. 137–138.
- ↑ « Access Restricted », sur www.telegraph.co.uk (consulté le )
- ↑ Ephraim Kahana, Historical dictionary of Israeli Intelligence, Scarecrow Press, coll. « Historical dictionaries of intelligence and counterintelligence series », (ISBN 978-0-8108-5581-6)
- ↑ Gordon Thomas, Gideon's spies: the secret history of the Mossad, Pan, (ISBN 978-0-330-37537-5)
- ↑ (en) Collaboration in the Occupied Territories : Human Rights Abuses and Violations, Jérusalem, B'Tselem, , 209 p.
- ↑ Larry Derfner, « Thank you for your cooperation », Jerusalem Post, (consulté le ).
- ↑ Voir page 127 in When Reason Fails: Portraits of Armies at War : America, Britain, Israel and the Future, Michael Goodspeed, Praeger Publisher, 2002.
- ↑ Voir par exemple l'opération Susannah.
- ↑ Jacob Cohen, Le printemps des sayanim: récit, Harmattan, (ISBN 978-2-296-11284-1)