Splann !
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Défense de droits fondamentaux, activités civiques |
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Splann ! est une association et un média d’investigation en ligne, accessible en français et en breton, fondée en .
Historique
[modifier | modifier le code]Splann ! est animé par une quinzaine de jeunes journalistes professionnels[Quand ?] de l'ouest de la France, réunis en association. Plusieurs se rencontrent lors de leurs études de journalisme à l'IUT de Lannion[1]. Ils se réunissent à la suite des difficultés rencontrées par les journalistes Inès Léraud et Morgan Large dans leurs enquêtes[2].
Le site initie en une campagne de financement participatif[3] pour financer ses premières enquêtes[4]. Il se finance exclusivement par les dons[5], dont sont exclus les entreprises, les partis politiques et les collectivités territoriales[6],[1].
Le siège social du média est situé à Guingamp, dans les Côtes-d'Armor[7].
Enquêtes
[modifier | modifier le code]La première enquête, en , porte sur les émissions d'ammoniac en Bretagne[8],[9]. Réalisée par Caroline Trouillet[10], elle est publiée également sur Mediapart et France 3 Bretagne[11],[12].
En , le média consacre une enquête à l'entreprise espagnole Iberdrola[13],[14],[15]. Inès Léraud et Kristen Falc'hon publient en une enquête sur la procédure douteuse de régularisation d'une porcherie[16],[17],[18]. Julie Lallouët-Geffroy et Raphaël Baldos montrent les enjeux et dérives potentielles de la méthanisation en Bretagne[19]. Juliette Cabaço Roger et Faustine Sternberg révèlent en un rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indiquant les risques des implants contraceptifs Essure et la mobilisation de femmes[20].
Début , deux journalistes de Spann ! se voient refuser l'accès à une présentation par le président du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, sur le bilan de son « plan RSA » [réduction du nombre d’allocataires du revenu de solidarité active dans le département en multipliant les contrôles et les radiations], présentation à laquelle ils s'étaient inscrits, enquêtant sur l'impact de ce plan dans le milieu agricole, alors que des confrères d'Ouest-France et du Télégramme peuvent accéder à cette même présentation[21]. Il dénonce « un mensonge et une manipulation » en justifiant que cette réunion s'adresse aux grands employeurs du secteurs. Il précise que ce média indépendant est invité à « 100 % de ses conférences de presse »[21].
Ligne éditoriale
[modifier | modifier le code]Le média, qui se présente comme une « ONG d’enquêtes journalistiques »[1], est fondé sur le modèle de Disclose, qui le parraine, ainsi que la journaliste Inès Léraud[6],[22]. Splann ! conçoit ses enquêtes comme un moyen de mettre à la disposition de tous l’information, considérée comme « un bien public »[23]. Les enquêtes ont, selon Sylvain Ernault, vocation à avoir un impact, qu'il soit « politique, judiciaire ou social »[6].
Le champ des enquêtes porte sur les « luttes sociales et environnementales », et sur la « toute-puissance de l'industrie agroalimentaire », dont le site considère qu'elle entrave fréquemment la liberté d'informer[6].
Le site publie ses enquêtes en français et en breton[6]. Le journal L'Âge de faire le recense dans sa carte de la presse alternative française, ou « carte de la presse pas pareille »[24].
Maël de Calan, visé par une enquête, qualifie le média de « blog d'extrême gauche » qui répand « une vérité alternative [pour] se faire de la publicité »[21].
Organisation
[modifier | modifier le code]Splann ! propose la lecture gratuite d'enquêtes sur le site, et les met à disposition d’autres médias de la presse quotidienne régionale et nationale, de radios et télévisions. Les enquêtes « au long cours »[25] sont réalisées par des journalistes pigistes, rémunérés par l’association[6].
Les journalistes bénévoles, notamment Sylvain Ernault[6], Faustine Sternberg, Juliette Cabaço Roger[1] et Kristen Falc'hon étudient et valident les propositions d'enquête[4].
Communication
[modifier | modifier le code]Le dénomination du média, Splann ! signifie en breton « clair », « lumineux »[6].
Procédures judiciaires
[modifier | modifier le code]Le Philippe Bizien, président d'Inaporc perd sa procédure-bâillon initié envers Splann ! à la suite d'une publication intitulé « Copains comme cochons : élus, éleveurs ou écrivains, qui sont les lobbyistes du porc en Bretagne ? »[26].
Références
[modifier | modifier le code]- Raphaël Baldos, « Splann !, une « ONG d’enquêtes journalistiques » lancée en Bretagne », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Aude Dassonville, « En Bretagne, le journalisme sous tensions », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ SG, AFP, « Splann !, le « Disclose breton », lève 30 000 euros en un mois », sur France 3 Bretagne, (consulté le ).
- Léa Guedj, « Avec "Splann !", des journalistes bretons unissent leurs forces dans un contexte local tendu », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ Baudouin Loos, « Ces Bretons qui osent défier la toute-puissante industrie agroalimentaire », sur Le Soir, (consulté le ).
- Aude Dassonville, « " Splann ! " : le journalisme d’investigation prend des accents bretons », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pauline Launay, « Splann ! un nouveau média d’investigations en Bretagne », Ouest-France, (lire en ligne).
- ↑ « L’ONG bretonne d’investigation Splann ! publie sa première enquête sur la pollution à l’ammoniac », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Philippe Vandel, « "Splann !" : le média d’investigation breton », sur Europe 1, (consulté le ).
- ↑ Isabelle Le Gonidec, « Médias: Splann, journalistes et citoyens, de Bretagne et du monde », sur Radio France internationale, (consulté le ).
- ↑ Caroline Trouillet (Splann !), « Ammoniac : en Bretagne, l’air est grave », sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Caroline Trouillet, « ENQUETE. Pollution de l'air. La Bretagne, malade de l'ammoniac », sur France 3 Bretagne, (consulté le ).
- ↑ Géraud Bosman-Delzons, « Énergies vertes : le passé pas si propre d'Iberdrola en Amérique latine », sur Radio France internationale, (consulté le ).
- ↑ « Éolien : un géant de l'énergie mis en cause », sur TV5 Monde, (consulté le ).
- ↑ Amélie Quentel, « Iberdrola, les mains sales de l’énergie « propre » », sur Reporterre, (consulté le ).
- ↑ « Enquête. En Bretagne, cette porcherie géante s'approche d'une régularisation douteuse », sur Actu.fr (consulté le ).
- ↑ « Landunvez. Extension de la porcherie Avel Vor : les opposants ne baissent pas les bras », Ouest-France, (lire en ligne
).
- ↑ « En route vers Landunvez, contre l'extension de la mégaporcherie Avel Vor #1 - Escale à Brest et algues vertes », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ « Bretagne : les agriculteurs au piège du méthane », sur France Culture, (consulté le ).
- ↑ Claire Pian, « Essure : l’autorité sanitaire avait alerté Bayer du risque de corrosion de leur implant contraceptif en 2017 », Marie Claire (consulté le ).
- Manon Boquen, « En Bretagne, des journalistes empêchés d’enquêter : On ressent une méfiance croissante vis-à-vis de la presse indépendante », Le Monde, .
- ↑ Wendy Bouchard, « Des journalistes d'investigations menacés ? Inès Léraud évoque "des pressions parfois compliquées à identifier" », sur Europe 1, (consulté le ).
- ↑ Aude Dassonville, « Des médias indépendants précaires, mais populaires », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Carte de la "presse pas pareille" », sur L'Âge de faire (consulté le ).
- ↑ Célyne Baÿt-Darcourt, « Gwenvaël Delanoë, cofondateur du média d’investigation breton Splann ! : "On veut que nos enquêtes fassent du bruit" », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ Moran Kerinec, « Splann !, Basta, Le Poulpe : ces médias indépendants triomphent des procédures-bâillons »
, Reporterre, (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article connexe
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :