30 Day Map Challenge

Le 30 Day Map Challenge (stylisé sous forme de mot-dièse #30DayMapChallenge) est un concours de cartographie en ligne créé en 2019 par le cartographe finlandais Topi Tjukanov, qui se déroule en grande partie sur les réseaux sociaux.
Conçu sur le modèle du défi Inktober, le concours n'est pas compétitif. Il se déroule chaque année au mois de novembre ; à chaque jour du mois, une thématique définie est associée par l'organisateur. Les cartographes du monde entier, qu'ils soient professionnels ou non, peuvent participer en partageant leur production en lien avec la thématique.
Description
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Le #30DayMapChallenge est initié en 2019 par Topi Tjukanov, cartographe professionnel finlandais, salarié de l'entreprise de cartographie Mapbox.
L'édition 2021 du concours est celle de son explosion internationale. On estime alors à 1 200 le nombre de participants, originaires de 90 pays différents, et produisant dans 32 langues, aboutissant à la réalisation de 9 000 cartes[1]. L'édition 2022 est marquée par un relais actif par la presse française[2],[3].
Principe
[modifier | modifier le code]Les thématiques retenues peuvent inviter à utiliser une couleur, une forme particulière de figuré cartographique, ou à respecter des règles techniques (durée limitée de production, projection cartographique, utilisation ou proscription d'un logiciel ou d'une base de données…) ; à ce titre, elles peuvent s'apparenter à des contraintes artistiques volontaires.
Le concours n'est pas compétitif. Il n'y a ni jury, ni classement, ni récompenses autres que les réactions des internautes.
La contrainte temporelle (une carte par jour) incite à produire des visuels simples, qui peuvent autant produire de la simplicité et de la clarté, et contribuer à vulgariser, que générer des messages ordinaires voire inintéressants[1].
Conséquences
[modifier | modifier le code]Le concours est perçu par ses participants comme une occasion de perfectionner sa production et de diversifier son style et ses compétences[4].
Les principes du concours peuvent servir de cadre dans un contexte pédagogique[5].
L'essor du défi renforce la visibilité de certains cartographes ou services ou acteurs habilités à produire des cartes. De manière explicite, il permet notamment de faire émerger des projets éditoriaux relatifs à la cartographie artistique ou expérimentale[6],[7].
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Jean Nelles, Kevin Walsh et Elvis Nyanzu, « Innovation in Regional Graphics (and Academic Communication) », Regional Studies, Regional Science, vol. 9, no 1, , p. 727-731 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-Marc de Jaeger, « #30DayMapChallenge : en dix cartes, la France comme vous ne l'avez jamais vue », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Valentine Joubin, « 30DayMapChallenge : comment le défi d'un géographe finlandais est devenu un phénomène mondial sur les réseaux sociaux », sur franceinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) Federica Gazzelloni, Health Metrics and the Spread of Infectious Diseases : Machine Learning Applications and Spatial Modelling Analysis with R, CRC Press, (ISBN 9781040357361), p. 170.
- ↑ (en) Carl Sack, « Quantity Over Quality? Teaching Cartography Through the 30 Day Map Challenge », Cartographic Perspectives, vol. 102, , p. 72-78 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Xemartin Laborde, Delphine Papin et Francesca Fattori, Mappemondes : Un voyage dans le temps pour raconter le monde contemporain, Paris, Armand Colin, , 152 p. (ISBN 9782200638436), p. 7.
- ↑ Jean Leveugle, Curiosités cartographiques : Cartes (pas si) absurdes et (un peu) bizarres, Paris, Autrement, , 130 p. (ISBN 9782746762961), p. 2.