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Abacost

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Abacost
Mobutu (à gauche) en abacost en 1983.

L'abacost, abréviation de « à bas le costume », est une doctrine vestimentaire imposée par le président Mobutu Sese Seko en vigueur au Zaïre entre 1972 et 1990.

Description

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Mobutu en abacost en 1977

Afin d'affranchir la population de la culture coloniale, elle interdisait le port du costume et de la cravate, au profit d'un veston d'homme, lui-même appelé « abacost » sans col, taillé dans un tissu léger et généralement à manches courtes[1],[2],[3].

Dans les faits, ces principes furent rapidement transgressés par la classe dirigeante elle-même, qui porta plutôt des vestes de costume ne se distinguant de la mode occidentale que par un boutonnage très haut, et munies d'un col et de manches longues alors que l'abacost n'en comporte normalement pas.

Dans les faits, l'abacost devint le symbole vestimentaire de la nomenklatura au pouvoir ; son obligation disparut avec le retour du multipartisme. Dans la foulée, la cravate aussi était considérée comme une marque de mundele ndombi, ou bien mundele ndombe[4] qui signifie le « Blanc noir ».

Aujourd'hui, plusieurs personnalités politiques qui se placent en marge du système capitaliste occidental portent l'abacost, tel que Kim Jong-un[5] par exemple.

Références

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  1. François Misser, Géopolitique du Congo (RDC), Editions Complexe, , 142 p. (ISBN 978-2-8048-0071-0, lire en ligne)
  2. Omer Queffélec et Ambroise Massoumou, Le français en République du Congo : sous l'ère pluripartiste (1991-2006), Archives contemporaines, , 142 p. (ISBN 978-2-8048-0071-0, lire en ligne), p. 82
  3. Isabelle Duchemin, « Le costume-cravate », hors série Le Monde-La Vie, n°11, « L'histoire de l'Occident. Déclin ou métamorphose ? », 2014, pp. 142-143.
  4. https://books.openedition.org/pusl/10406?lang=fr
  5. Marc Beaugé, « Fidel Castro », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )