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Adrien Normand

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Adrien Normand

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Fiche d'identité
Nom complet Adrien René Normand
Naissance
Orthevielle (France)
Décès (à 87 ans)
Bayonne (France)
Taille 1,90 m (6 3)
Poste Deuxième ligne
Carrière en junior
PériodeÉquipe 
Peyrehorade Sports
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a

1953-1955
1955-1959
1959-0000


1968-1970
Peyrehorade Sports
US Romans Péage
Stade toulousain
ES Avignon St-Saturnin
SC Albi
Avignon RC
RC Sorgues


47 (-)[1]
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1957 France 1 (0)[2]
Carrière d'entraîneur
PériodeÉquipe 
1968-1970 RC Sorgues

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Adrien Normand, parfois nommé René Normand, né le à Orthevielle (France) et mort le à Bayonne (France), est un joueur international français de rugby à XV évoluant au poste de deuxième ligne.

Durant sa carrière, il joue tout d'abord au Peyrehorade SR, à l'US Romans Péage de 1953 à 1955, au Stade toulousain de 1955 à 1959 où il connaît son unique sélection en équipe de France en 1957, à l'ES Avignon Saint-Saturnin à partir de 1959, au SC Albi, au Avignon RC et au RC Sorgues où il est entraîneur-joueur de 1968 à 1970.

Adrien René Normand naît le à Orthevielle dans le département français des Landes[3],[4],[2].

Employé mécanicien de garage en apprentissage à Peyrehorade[4],[5], il est formé à la pratique du rugby à XV au Peyrehorade Sports[6],[4],[5] ; il s'initie tardivement au sport ovale, repéré par les dirigeants du club étant donné son gabarit d'1,90 m[5]. À 19 ans, il porte ainsi le maillot des juniors peyrehoradais au poste de deuxième ligne avant d'intégrer rapidement l'équipe première[5].

En 1952, alors qu'il doit s'éloigner des Landes afin d'effectuer son service militaire, les dirigeants s'affèrent afin qu'il puisse continuer d'évoluer sous le maillot peyrehoradais. Affecté à la IIIe région aérienne de Bordeaux, il joue ainsi le dimanche à Peyrehorade et le mercredi en équipe militaire, où ses prestations seront repérées par les recruteurs[5].

Il déménage par la suite à Romans-sur-Isère, acceptant une opportunité professionnelle[5] et devenant cafetier dans la commune[4]. Il continue la pratique rugbystique sous le maillot de l'US Romans Péage pendant deux saisons[5]. Il atteint le stade des demi-finales du championnat de France à deux reprises, concédée contre le FC Grenoble en 1954 puis l'USA Perpignan en 1955[7].

Par la suite, il joue au Stade toulousain à partir de 1955. Pour sa première saison, il dispute deux matchs en Championnat de France et quatre en Challenge Yves du Manoir[8].

En début de saison 1956-1957, le rugby à XV étant amateur, il manque des matchs pour des raisons professionnelles comme plusieurs de ses coéquipiers[9]. Finalement, il dispute huit rencontres : une en Challenge Yves du Manoir et sept en Championnat de France, dont les quatre matchs de phase finale de son club qui est éliminé 9 à 0 en demi-finale par le FC Lourdes[10],[11]. Durant la saison, au mois de , il connaît sa première et unique cape en équipe de France en étant titularisé contre la Roumanie[12], lors d'une victoire 18 à 15 à Bucarest[2],[4].

En amont de la saison 1957-1958, il émet l'intention d'émigrer à Vichy mais reste finalement à Toulouse[13]. Cette saison-là, son temps de jeu augmente drastiquement, il dispute un total de vingt rencontres : treize en phase de poule et deux en phase finale du Championnat de France[10], où les Toulousains sont éliminés en huitième de finale par l'AS Béziers[13], et également cinq rencontres de Challenge Yves du Manoir[10].

Pour sa dernière saison en Haute-Garonne, en 1958-1959, il prend part à treize rencontres. Huit sont disputées dans le cadre du Championnat de France[14], dont le seizième de finale perdu contre le RC Toulon[15], et les cinq autres en Challenge Yves du Manoir, dont deux lors de la phase finale[14]. Lors de la demi-finale de Challenge perdue 19 à 8 contre l'US Dax, il marque l'unique essai toulousain et délivre une rude performance avec son vis-à-vis Marcel Cassiède[16].

En 1959, il rejoint l'ES Avignon Saint-Saturnin, un club tout juste créé et cherchant à s'attacher plusieurs joueurs « pointures » afin d'être rapidement compétitif dans la hiérarchie du rugby national[17],[note 1]. Il exerce également en tant que cafetier à Avignon[17],[4].

Par la suite, il joue également au SC Albi et au Avignon RC[4].

À partir de la saison 1968-1969, il devient entraîneur-joueur du RC Sorgues. Dès sa première saison, le club est champion de Provence en division d'Honneur et accède à la troisième division. La saison suivante, le club accède à la deuxième division. Il reste en poste jusqu'au début de la saison 1970-1971 lorsqu'il doit quitter le club pour des raisons professionnelles[17],[18].

Adrien Normand meurt le à Bayonne dans le département des Pyrénées-Atlantiques[3],[2].

Style de jeu

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Doté d'un gabarit imposant, 1,90 m pour 105 kg, Adrien Normand évolue au poste de deuxième ligne[4]. Comparé à une « sorte de colosse » et malgré cette carrure, le « fighting spirit[note 2] de cet énorme deuxième ligne n'était pas à la mesure de ses moyens physiques » selon Lucien Remplon[12].

Statistiques en équipe nationale

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Adrien Normand compte une cape en équipe de France le contre l'équipe de Roumanie à Bucarest. Il n'inscrit aucun point[2].

Détails des matchs d'Adrien Normand équipe de France[2].
Année Compétition Matchs Points Essais
1957 Test matchs 1 - -
Total 1 0 0
  • Vainqueur du Championnat de Provence Honneur avec le RC Sorgues.

Notes et références

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  1. D'après l'ouvrage Remplon 1998, p. 141, Adrien Normand s'engage avec l'US Romans Péage en 1959, quittant le Stade toulousain. L'autre ouvrage Laborde 2015, p. 183-184, indique quant à lui dans sa section dédiée au joueur son passage à l'US Romans Péage avant son départ au Stade toulousain, rapportant ses performances en championnat de France sous le maillot de l'USRP ; il cite ensuite son départ en 1959 pour l'ES Avignon Saint-Saturnin, précisant que le joueur rejoint le club dans sa première année d'existence, attirant à cette occasion de nombreux joueurs afin de constituer une équipe.
  2. Esprit combatif.

Références

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  1. Remplon 1998, p. 433-437.
  2. a b c d e et f « Adrien Normand », sur finalesrugby.fr (consulté le ).
  3. a et b « Notices décès Adrien René Normand », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  4. a b c d e f g et h Lafond et Bodis 1989, p. 707.
  5. a b c d e f et g Laborde 2015, p. 183.
  6. « Internationaux formés à Peyrehorade », sur psrugby.clubeo.com (consulté le ).
  7. Laborde 2015, p. 183-184.
  8. Remplon 1998, p. 433.
  9. Remplon 1998, p. 134.
  10. a b et c Remplon 1998, p. 435.
  11. Remplon 1998, p. 135.
  12. a et b Remplon 1998, p. 321.
  13. a et b Remplon 1998, p. 137.
  14. a et b Remplon 1998, p. 437.
  15. Remplon 1998, p. 139.
  16. Remplon 1998, p. 140.
  17. a b et c Laborde 2015, p. 184.
  18. « Rugby club sorguais », sur rugby-encyclopedie.com (consulté le ).

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Laborde 2015] Gérard Laborde, Les Coqs landais, France Libris, , 534 p. (ISBN 978-2-9510061-4-0), « no 474. Normand Adrien », p. 183-184. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Lafond et Bodis 1989] Pierre Lafond et Jean-Pierre Bodis (préf. Albert Ferrasse), Encyclopédie du rugby français : Les matches et les hommes, 100 ans de passion, Gond-Pontouvre, Éditions Dehedin, , 779 p. (ISBN 2-907356-03-8). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Remplon 1998] Lucien Remplon, Ombres noires et soleil rouges : Histoire du rugby au Stade toulousain, Toulouse, Éditions Gazette, , 477 p. (ISBN 2-912041-02-3). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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