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Ahmad Daouk

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Ahmad Daouk
أحمد الداعوق
Fonctions
Président du Conseil des ministres du Liban

(1 mois et 18 jours)
Président Fouad Chéhab
Prédécesseur Rachid Karamé
Successeur Saeb Salam

(7 mois et 25 jours)
Président Alfred Naccache
Prédécesseur Alfred Naccache
Successeur Sami Solh
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Beyrouth, vilayet de Beyrouth, Empire ottoman
Date de décès (à 86-87 ans)
Lieu de décès Beyrouth, Liban
Nationalité libanaise

Image illustrative de l’article Ahmad Daouk
Présidents du Conseil des ministres libanais

Ahmad Daouk (en arabe : أحمد بيك الداعوق), né en 1892 à Beyrouth et mort le dans la même ville, est un homme d'État libanais, président du conseil entre 1941 et 1942 et en 1960[1].

Il est né en 1892 à Beyrouth d'une grande famille notable ayant eu dans le pays une activité dans le domaine industriel, commercial et philanthropique.

Après avoir terminé ses études secondaires dans les écoles françaises de Beyrouth en 1910, il part en France poursuivre ses études techniques où il obtient le diplôme d'ingénieur de l'École nationale des arts et métiers d'Aix-en-Provence en 1914[2], puis des Hautes études sociales 1914-1915.

De 1915 à 1919, il travaille comme ingénieur à la Société générale des sucreries et raffineries d'Égypte.

De 1919 à 1920, il est conseiller technique en activités et minières auprès du roi Hussein au Hedjaz.

De 1920 à 1927, il est expert près des tribunaux (Liban).

Carrière politique

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Il est nommé conseiller municipal de la ville de Beyrouth et d'Aley depuis 1926 à 1941, puis conseiller à l'administration des wakfs musulmans de 1927 à 1941.

Il est vice-président du Conseil et ministre des Travaux publics et des Postes et Télégraphes du gouvernement libanais en 1941.

Il est ministre des Finances entre le et le , puis président du Conseil des ministres en 1941 et en 1942 sous le mandat français, durant la présidence d'Alfred Naccache[1] et enfin président du Congrès national en 1943.

Entre 1944 et 1958, il est ambassadeur du Liban en France[3] (comme ministre plénipotentiaire de 1944 à 1953, puis ambassadeur de 1953 à 1958)[4],[5] et en Espagne[3].

Il est élu président de la délégation auprès de la Ligue arabe en Allemagne et il prend part à diverses délégations à l'ONU, à l'UNESCO, et à d'autres conférences internationales.

Il est ministre de la Défense entre le et le et est une seconde fois nommé Premier ministre par le président Fouad Chehab, en 1960, à la tête d'un gouvernement chargé d'organiser les élections législatives. Il quitte son poste trois mois plus tard.

Il est administrateur de Banque de sociétés industrielles, immobilières et de télécommunications (Ogero).

Il meurt le à Beyrouth[6].

Distinctions

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Références et sources

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  1. a et b « دولة الرئيس أحمد الداعوق », sur www.pcm.gov.lb (consulté le )
  2. Stéphane Malsagne, « Ahmad Daouk, acteur oublié de l’indépendance et de l’amitié avec la France », L'Orient-Le Jour, .
  3. a et b entrevue, « LES AMBASSADEURS DU LIBAN EN FRANCE DE 1944 À NOS JOURS », sur www.rdl.com.lb (consulté le )
  4. May Makarem, « Ahmad Daouk, une personnalité oubliée de l’histoire du Liban contemporain », L'Orient-Le Jour,
  5. « Ahmed Bey Daouk présente ses lettres de créance comme ambassadeur du Liban », Le Monde, .
  6. Stéphane Malsagne. « Ahmad Daouk : portrait d’un acteur de l’indépendance du Liban ». Travaux & Jours 2019 (95) : 103-127. Lire en ligne

Liens externes

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