Ainay
| Ainay | ||
La voûte et la basilique du quartier en 2026. | ||
| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | |
| Métropole | Métropole de Lyon | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement municipal | 2e | |
| Étapes d’urbanisation | XVIIIe siècle - XIXe siècle | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 45° 45′ 11″ nord, 4° 49′ 43″ est | |
| Transport | ||
| Métro | ||
| Bus | ||
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Lyon
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Ainay est un quartier de la Presqu'île de Lyon, situé dans le 2e arrondissement, plus précisément au sud du quartier de Bellecour et de sa place, et au nord de la gare de Perrache et du centre d’échanges y étant accolé.
Son principal monument religieux est la basilique romane Saint-Martin d'Ainay, et le musée des Tissus dans le registre culturel. L’axe principal du quartier est la rue Victor-Hugo.
Les immeubles de ce quartier bourgeois ont été en grande partie construits sous la Restauration.
Étymologie
[modifier | modifier le code]Plusieurs hypothèses sont avancées sur l'origine du nom. Ainay pourrait être lié à :
- la déesse Athéna : hypothèse douteuse mais flatteuse, formulée par Symphorien Champier, et qui remporte une adhésion quasi générale auprès des humanistes lyonnais du XVIe siècle[1] ;
- Athanase d'Alexandrie.
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]Durant la période romaine, c'est une zone inondable, qui n’accueillait non pas de vastes monuments publics, mais des domus aux riches ornements (des mosaïques luxueuses ont été découvertes dans le quartier), ainsi que de grands entrepôts, les Canabae.
L'unique structure à vocation cultuelle que l'on pourrait situer dans ce secteur est un possible sanctuaire à Attis, à la fois fils et amant de Cybèle, et dont la mythologie des Anciens renvoyait les lieux de culte à l'extérieur de la ville[2].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]L'histoire du quartier est liée à celle de la basilique Saint-Martin d'Ainay.
Un rempart a été construit de 1313 à 1324, pour protéger le domaine de l'abbaye (à la demande de l'abbé Jean II de la Palud), ainsi qu'un palais, dans lequel les rois de France ont logé à la Renaissance, et ultérieurement détruit à la Révolution[réf. nécessaire].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Séjour de la cour royale (1536)
[modifier | modifier le code]Au XVIe siècle, la cour royale est encore itinérante. En 1536, elle s'installe à Lyon (le roi François Ier s'apprête à rejoindre ses troupes au sud-est d'Avignon alors que Charles Quint est en train d'envahir la Provence).
Le , le dauphin François, héritier du trône de France, joue au jeu de paume installé au « pré d'Ainay ». Alors qu'il fait particulièrement chaud, il boit un verre d'eau glacée qui lui sera fatal. Il décédera quelques jours plus tard, à Tournon, à l'âge de dix-huit ans.
Certains pensent que cet évènement tragique a dissuadé François Ier de faire de Lyon, qui se trouvait sur la route des guerres d'Italie, sa capitale.
En hommage au jeune héritier, une rue du nord du quartier a été nommée rue François-Dauphin.
Reprise de la reconstruction des remparts (1544)
[modifier | modifier le code]La construction des remparts a repris en 1544, ce qui n'empêchera pas les huguenots, en 1562, de dévaster les archives, l'église et une partie du cloître.
En 1745, est construit le pont d'Ainay, qui relie le quartier du centre à celui de Saint-Georges, situé sur la rive droite de la Saône.
Destruction des remparts (1777)
[modifier | modifier le code]Les remparts sont détruits après 1777 afin de relier la ville au nouveau quartier gagné sur les eaux.
Le quartier a été aménagé dans les années qui ont suivi.
Cependant, en 1780, le pont d'Ainay est toujours situé au confluent du Rhône et de la Saône.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]La rue qui, au sud, suit la tracé des anciens remparts, a été nommée rue des Remparts d'Ainay.
Non loin de là, on trouve également la « voûte d'Ainay », qui est à l’emplacement d’une ancienne porte de l’enceinte de l’abbaye.
Ainay était le quartier de l’aristocratie lyonnaise, dès le XVIIIe siècle, puis de la grande bourgeoisie au XIXe siècle.
Aujourd'hui
[modifier | modifier le code]Le quartier accueille la mairie du 2e arrondissement, et de nombreux cafés et commerces autour de l'axe piéton constitué par la rue Victor-Hugo.
Le siège social du groupe de négoce Descours & Cabaud se situe aussi dans ce quartier, rue du Général-Plessier.
Par ailleurs, le quartier héberge de nombreuses galeries d'art, notamment rue Auguste-Comte.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Éric Thiou, Les nobles chanoines du chapitre d’Ainay de Lyon (1685-1789), Éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2005, 220 p.
- L'abbaye d'Ainay : légendes & histoire, Musée historique de Lyon, 1997, 119 p., catalogue d'exposition, - , (ISBN 2-901307-11-6).
- Jean-François Reynaud, Les Amis de Saint-Martin d’Ainay, La basilique Saint-Martin d’Ainay, Groupe Esprit public, 1999, Lyon, 34 p., (ISBN 2-95100785-X).
Accessibilité
[modifier | modifier le code]Transports en commun
[modifier | modifier le code]Métro
[modifier | modifier le code]Ce site est desservi par la station de métro Ampère - Victor Hugo, située sur la ligne
.
Bus
[modifier | modifier le code]- Les bus
desservent le quartier sur le quai Maréchal-Joffre, en direction de Francheville ;
- La ligne
et les lignes
le desservent sur le quai du Docteur-Gailleton, en direction de Bellecour ;
- La ligne
le traverse dans les deux sens, en passant notamment par les rues Vaubecour et Sainte-Hélène.
Dans la culture
[modifier | modifier le code]- Jacques Morize, Mourir à Ainay, roman noir, éditions AO - André Odemard, 2019[3] (ISBN 978-2-913-897-81-6)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives historiques et statistiques du département du Rhône, 1825 p. 313
- ↑ Adrien Bostmambrun, Le Lyon romain, Mayenne 53100, éditions Alan Sutton, , 96 p. (ISBN 978-2-8138-0144-9), p. 57
- ↑ « Mourir à Ainay - Une enquête du commissaire Séverac - Jacques Morize », sur Éditions AO - André Odemard - Maison d'édition indépendante (ISBN 978-2-913-897-88-5, consulté le )