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Air Thomson

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Air Thomson
IATAOACIIndicatif d'appel
Repères historiques
Création 11 novembre 1979
Disparition 21 aout 1993
Fondateur Thomson-CSF et Thomson-Brandt
Généralités
Basée à Aéroport du Bourget
Siège social Drapeau de la France Courbevoie
Société mère Thomson Grand Public (devenu Thomson Consumer Electronic)
Dirigeants Jacques Cousinet (1979), Alain Prestat ( PDG en 1992)

Air Thomson est une ancienne compagnie aérienne française basée sur l'aéroport du Bourget effectuant du transport à la demande essentiellement pour les personnels de Thomson-CSF et Thomson-Brandt.

Logo de la Thomson-CSF.
Logo de Thomson-Brandt.

Les sociétés Thomson-CSF et Thomson-Brandt (entreprises publiques) possédaient déjà des avions pour le transports des personnels sur les différents sites Thomson (Cholet, Angers[1],[2], Dijon-Auxonne, Dijon-Genlis, Tonnerre, Levallois-Perret, Issy-Les-Moulineaux, Conflans Sainte Honorine, Orsay, Malakoff, Laval, Bagneux, Brest-Plouzané, Grenoble[3], Toulouse, Rennes-Cesson-Sévigné[4], Antibes-Valbonne, Orléans-Fleury Les Aubrais,Cardiff au Royaume-Uni...)[5] comme le Beechcraft 65-C90 King Air immatriculé F-BVTB ou utilisait des compagnies aériennes de transport à la demande ou régulière comme Air Cholet.

Prenons l'exemple de Cholet dans les années 1970. C'est dans cette ville du Maine-et-Loire qu'une usine de la Compagnie générale de télégraphie sans fil C.S.F. (devenue en 1968, Thomson-CSF) était implantée, dirigée par Robert Pelé. Lorsque Air Cholet propose une ligne régulière entre Cholet et Paris en 1971, la Thomson-CSF devient son meilleur client[6]. Au mois de septembre 1972, la compagnie Air Cholet a transporté 200 passagers de la Thomson[6] (100 allers-retours), avec le Cessna 402A de 10 passagers ou le Piper 23-250 Aztec de 5 passagers. Mais Air Cholet se met en sommeil à la suite de difficultés techniques puis financières entre octobre 1972 et septembre 1974. Pendant ce temps-là, Thomson-CSF base jusqu'à 3 avions dans la région pour le transport des personnels[6].

Le 7 novembre 1979 est alors créée par les sociétés Thomson-CSF et Thomson-Brandt une compagnie aérienne dédiée nommée Air Thomson, société en nom collectif (SNC) au capital de 1.000.000 de francs[7].

Son premier gérant est Jacques Couzinet. Le siège de la compagnie est établi au 173 Boulevard Haussmann à Paris, siège depuis 1922 de la Compagnie Française Thomson-Houston (CFTH)[8].

Elle se dote d'un premier avion d'affaires neuf, un Dassault Falcon 10 de 7 places.

Pour la maintenance et l'entretien du Falcon 10, un protocole d'accord est signé le entre Thomson et Europe Falcon Service[9].

À la fin des années 1980, Air Thomson élit son siège au siège de Thomson dans le quartier de la Défense (6 Place des Vosges à Courbevoie)[5],[10].

La société Française d'investissement et d'Arbitrage SOFIA, société de holding dirigée par les différents directeur financiers de chez Thomson comme Bernard Huet[11], Peter Herbel, Philippe Legendre, Julian Waldron (participation dans Thomson Consumer Electronics, Technicolor, Thomson Angers, Thomson Genlis, Alcatel Space Industries...) entre au capital d'Air Thomson.

Cette société de holding élit son siège social aux différents sièges sociaux du groupe Thomson comme le 9 place des Vosges à Courbevoie, le 46 Quai Alphonse le Gallo à Boulogne-Billancourt ou le 1-5 Rue Jeanne d'Arc à Issy Les Moulineaux.

Thomson Consumer Electronics (ex Thomson Grand Public) décide de la dissolution de la compagnie le en dépit d'un contexte économique très défavorable, qualifié par les professionnels de crise la plus sévère de l'histoire de l'électronique parmi les grandes entreprises du secteur (Sony, Pioneer, Philips, Nokia, Matsushita devenue depuis Panasonic...).

Un franc symbolique, c'est le prix dérisoire qu'en 1996 le premier ministre Alain Juppé se dit prêt à céder ce fleuron national des technologies au coréen Daewoo Electronics, projet abandonné après avoir fait scandale[2]. Thomson sera finalement vendu cette année-là par l'État au groupe Lagardère pour un franc symbolique, groupe qui le revendra directement à Daewoo Electronics[12].

Notes et références

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  1. Angers Loire Métropole, Thomson, dix ans après la fermeture, 22 avril 2022
  2. a et b « Thomson, une malédiction française », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Jean-Luc Berger et Jacques Chevalier, président et secrétaire de l’associationTedimage38, « De Thomson-CSF à Thales, Histoire d’une industrie des tubes électroniques et des capteurs d’image en Isère »,
  4. L'Usine Nouvelle, « Fermeture du centre rennais de R&D de Thomson Multimedia Broadband France », www.usinenouvelle.com,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Entreprises contrôlées majoritairement par l'État »,
  6. a b et c « Le 9 septembre "Air Cholet" redémarre », Ouest France,‎
  7. France, Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, Journaux officiels, (lire en ligne).
  8. AICPRAT, « La belle histoire de Thales - Saison 3 - Épisode 25 », sur www.aicprat.fr,
  9. « AIR THOMSON », FranceArchives,‎ 1957 - 1984 (lire en ligne).
  10. « Société Air Thomson SNC à Courbevoie (92400) », sur entreprises.lagazettefrance.fr.
  11. Philippe CHEVILLEY, Bénédicte Epinay, Denis Fainsilber, « Culture d'entreprise: l'arme anticrise », sur Les Echos,
  12. « Le gouvernement vend Thomson à Lagardère pour le franc symbolique », Les Echos,‎ (lire en ligne [archive du ])
  13. a et b Bernard Marck, Elles ont conquis le ciel: 100 femmes qui ont fait l'histoire de l'aviation et de l'espace, Arthaud, (ISBN 978-2-7003-0121-2, lire en ligne)
  14. « F-GBTC Sté Air Thomson Le bourget », sur Air Brittain,
  15. (en) Air Pictorial, Air League of the British Empire., (lire en ligne)
  16. Martin Stephen, F-GBTC DA10 Falcon. Glasgow (GLA/EGPF) Late 1970's (lire en ligne)