Ait Aidel
| Nom kabyle |
At Ɛidel |
|---|---|
| Tifinagh |
ⴰⵜ ⵄⵉⴷⴻⵍ |
| Échelon |
Confédération |
| Population |
60 669 |
| Mode de vie |
Sédentaire |
|---|---|
| Fractions |
Aït Nouh Mahfouda Bouhamza Amalou Seddouk Imsissen |
| Langue | |
|---|---|
| Religion |
Islam (majoritaire) |
Les Aït Aïdel (en Kabyle At Ɛidel, en Tifinagh ⴰⵜ ⵄⵉⴷⴻⵍ) forment une confédération tribale Kabyle a cheval entre les Bibans et les Babors, en Basse Kabylie près de la vallée de la Soummam en Algérie.
C'est notamment sur le territoire de cette confédération que se trouve le delta de la Soummam, nommé Tasfart en Kabyle
Étymologie
[modifier | modifier le code]Géographie
[modifier | modifier le code]Situation
[modifier | modifier le code]Population
[modifier | modifier le code]| 1873 | 1977 | 1987 | 1998 | 2008 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Population | 6 500[1] | 58 903 | 56 491 | 60 669[2],[3] |
Communes de la tribu Aït Aïdel
[modifier | modifier le code]La tribu des Aït Aïdel se situe à l'est de la ville d'Akbou et au nord-est de la tribu des Ait Abbas.
Elle est traversée par le fleuve Bousselam (l'affluent Est de l’Oued Soummam). Elle bordée au Sud par la Aït Abbes (At Ɛebbas), A l'est par les Aït Yadel (At Yeɛdel) et les Aït Ouartilane (At Wertiren); au nord par les Aït Maouche (At Mɛuc), les Imoula (Imula) et les Aït Yemmel (At Yemmel), et à l'Ouest par les Ouzellaguen (U-Zellagen) et les Illoula Oussamer (Illulen Usamar)[4].

Elle comprend les communes de Tamokra, Bouhamza, Amalou (moins deux localités), et Sedouk, dans la wilaya de Bejaia, auxquelles on peut rajouter une partie de la commune de M'cisna, si l'ont considère que les Imsisen forment une fraction des Aït Aïdel et non une tribu à part.
| Tamokra (8 villages) |
Bouhamza (20 villages) |
Amalou (17 villages) |
Seddouk (18 villages) |
M'cisna (9 villages) |
|---|---|---|---|---|
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Fractions et villages
[modifier | modifier le code]Fraction des Aït Nouh (It Nuḥ)
[modifier | modifier le code]Boukerdous, Bicher, Boutouab, Tassira, Toufirt, Tamokra, Taourirthe n'Tizi Aïdel et Tizi Aïdel.
Fraction de Mahfouda (Imeḥfuḍen)
[modifier | modifier le code]Fraction de Bouhamza (Ibuḥemzawiyen)
[modifier | modifier le code]Bouhamza, Taourirt, Tachouaft, Tansaout.
Fraction des Amalou (At Umalu)
[modifier | modifier le code]Amalou, Touddart, Ighil N'tala, Bouhithem, Ighil Igueni, Timessririne, Takhelicht Ichaâchouaen, Thala Abdellah, Tizi Ouzro, Aït Brahem.
Fraction de Seddouk (Isedduqiyen)
[modifier | modifier le code]Seddouk Ouadda, Seddouk Oufella, Tibouamouchine, Ighil N'Djebar.
Fraction de M'cisna (Imsisen)
[modifier | modifier le code]Takaatz, Zounina, Amagaz, Tighermin, Ighil Ouantar, Ighil Melloulen.
A noté que certaines sources citent les M'cisna à part, comme formant une tribu séparée des Aït Aïdel.
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]Dans l'antiquité, la tribu des Ait Aidel correspondait à celle des Massissenses, tribu qui faisait partie d'une confédération appelée confédération des Quinquégentiens
Aujourd'hui les Massissenses sont identifié à la tribu des Imsisen. Habitant la commune de M'Cisna, Fraction des Ait Aidel.
Colonisation
[modifier | modifier le code]En 1871, la guerre sainte fut déclarée chez les Ait Aidel contre le colon français[6] depuis le village de Seddouk Oufella par Cheikh Aheddad.
Culture
[modifier | modifier le code]Langue
[modifier | modifier le code]Les Ait Aidel parlent le dialecte kabyle oriental central, également parlé par les Aït Waghlis et les Ait Khiar[7]. Leur langue est nommé "Taɛidelt" et est marqué par la transformation du "g" en "y"
Comme dans "dayi" (ici) prononcé dagi dans les autres parlers. Ce parler est considéré comme étant conservateur ce qui atteste de l'antériorité des Ait Aidel sur le reste des tribus de la Soummam[8].
Coutumes et traditions
[modifier | modifier le code]Personnalités
[modifier | modifier le code]- Sidi Yahia El Aïdli (1392-1477) : savant soufi du XVe siècle, fondateur de la zaouïa de Tamokra.
- Cheikh El Haddad (1790-1873) : Chef religieux et l'un des leaders de la Révolte de Mokrani.
- Abderrahmane Farès (1911-1991) : Député, président de l'Assemblée Nationale Algérienne et membre du FLN.
- Allaoua Zerrouki (1915-1968) : Auteur-compositeur-interprète et poète d'expression kabyle.
- Azerzour (1945-2017) : Chanteur et auteur-compositeur-interprète d'expression kabyle.
- Mohamed Chalali (1989-) : Footballeur international algérien évoluant au poste d'attaquant ou de milieu.
- Raïs M'Bolhi : Dont la mère est originaire de Sidi Said dans la commune de M'cisna.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ https://www.google.fr/books/edition/Histoire_de_la_Grande_Kabylie_XIXe_XXe_s/v-NPDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Ait+Aidel&pg=PA366&printsec=frontcover
- ↑ https://www.aniref.dz/DocumentsPDF/monographies/MONOGRAPHIE%20WILAYA%20BEJAIA.pdf
- ↑ https://www.aniref.dz/DocumentsPDF/monographies/MONOGRAPHIE%20WILAYA%20BORDJBOUARRERIDJ.pdf
- ↑ Ernest (1808-1890) Fonction indéterminée Carette et Auguste (1810-1875) Fonction indéterminée Warnier, « Carte de l'Algérie divisée par tribus / par MM. E. Carette et Auguste Warnier ; Membres de la Commission Scientifique de l'Algérie », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Administration française, « Dossier n°52 : Tribu des Beni Aïdel douars Amalou, Bou Hamza, Tamoka »
[JPG], sur Archives Nationales d'Outre Mer (consulté le )
- ↑ https://www.google.fr/books/edition/Semences_versatiles/aEnQqeUsPMgC?hl=fr&gbpv=1&dq=Ait+Aidel&pg=PA36&printsec=frontcover
- ↑ [1], Kabylie : Dialectologie, K. Naït-Zerrad
- ↑ Arezki Aoudia, « Le parler des Ait Aidel (Vallée de la Soummam) serait-il conservateur ? Observations à partir de la structuration de la racine », Iles d imesli, vol. 0, no 8, , p. 189–195 (ISSN 2602-6449, lire en ligne, consulté le )
