Albert Souques
| Albert Souques | |
| Naissance | Saint-Péray (Ardèche) |
|---|---|
| Décès | (à 62 ans) Nice (Alpes-Maritimes) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Intendance |
| Grade | |
| Années de service | 1911 – 1950 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1914-1918 |
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Albert Souques, né le à Saint-Péray et mort le à Nice, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et engagement
[modifier | modifier le code]Fils d'un receveur des contributions et d'une ménagère, Albert Souques naît le à Saint-Péray, en Ardèche[1]. Il s'installe dans le Gard, où il est élève de l'école des mines d'Alès[2]. Le , il commence son service militaire au 40e régiment d'infanterie[2],[3]. Il est promu caporal le puis est admis aux cours d'élève officier de réserve le suivant[2],[3]. Promu sous-lieutenant de réserve, il est affecté au 58e régiment d'infanterie (58eRI) et effectue un bref retour à la vie civile avant de revenir dans ce régiment le pour effectuer un stage censé durer un an[2],[3]. Cependant, la première guerre mondiale éclate, entraînant Albert Souques dans les campagnes du 58e RI[2].
Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Lors de la bataille des frontières et de la campagne de Lorraine, il participe à la Bataille de Morhange au cours de laquelle il est blessé par balle à l'épaule le , en allant récupérer l'un de ses hommes blessé[2],[3]. Pour cette action, il reçoit une première citation à l'ordre du corps d'armée[2],[3]. Il prend ensuite part à la Bataille de la Marne puis à la seconde bataille de Champagne[2],[3]. Il est admis dans l'armée d'active le , avec effet rétroactif au [2]. Le début de son cursus d'ingénieur à l'école des mines lui permet de passer à l'arme du Génie. Mis à disposition du 38e corps d'armée en , il se distingue en réalisant des écoutes efficaces de jour et de nuit dans les secteurs de Vaudemange, Sillery et du fort de la Pompelle[2],[3]. Muté au 7e régiment du génie le , il est promu lieutenant le suivant puis passe au 3e régiment du génie le et au 6e régiment du génie le [2],[3].
Engagé dans la bataille du Chemin des Dames et dans la bataille des monts de Champagne, il se distingue par l'excellence de son travail de construction de mines et gagne une seconde citation à l'ordre du corps d'armée le , à la suite d'une blessure reçue le précédent alors qu'il travaillait à son chantier[2],[3]. Il suit ensuite son régiment dans la bataille de Champagne de 1918 et obtient ses galons de capitaine le de cette année[2],[3]. Tout au long de l'avancée des troupes alliées au cours de l'offensive des Cent-Jours, il commande sa compagnie avec efficacité, permettant la réparation des voies de communication détruites par l'ennemi, favorisant la progresion des unités françaises et obtenant ainsi sa troisième citation, cette fois à l'ordre de l'armée[2],[3]. Après l'Armistice du 11 novembre 1918, il retourne dans l'infanterie en étant muté au 55e régiment d'infanterie le puis au 201e régiment d'infanterie territoriale en [2],[3].
Entre-Deux-Guerres
[modifier | modifier le code]Du au , il participe à l'occupation de la Rhénanie, d'abord au sein du 1er régiment d'infanterie dont il fait partie depuis le , puis à compter du au 172e régiment d'infanterie[2]. Attaché administrativement à ce dernier, il est dans la pratique adjoint au général commandant la place de Landau[2]. De retour en France, il effectue un bref passage au 19e bataillon de chasseurs à pied auquel il a été affecté le puis est finalement démobilisé le suivant[2].
Il retrouve l'armée six ans plus tard en effectuant un temps de service en Algérie de à dans les rangs du 2e régiment de tirailleurs algériens[2]. Le , il est admis à l'école supérieure d'intendance militaire et en ressort avec le grade d'intendant militaire adjoint[2]. Affecté aux troupes coloniales, il est brièvement affecté à la direction de l'intendance des troupes coloniales à Paris à partir de avant de partir pour l'Afrique-Occidentale française (AOF) le [2]. De retour en métropole en , il se trouve à nouveau à Paris où il sert à la 2e section de sous-intendance coloniale avant d'être détaché au ministère de la guerre en juin de la même année[2]. Il est promu intendant militaire de 2e classe le et retourne en Afrique de 1936 à 1938[2],[4]. Il revient en France pour occuper un poste à la direction des services militaires du ministère des colonies[2],[5]. En , il débute un séjour en Afrique-Équatoriale française (AEF)[5].
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]En , au moment où les colonies de l'AEF se rallient à la France libre, Albert Souques choisit de rejoindre lui-aussi le général de Gaulle[5]. Promu intendant-général de 2e classe en , il est envoyé en Syrie après la conquête de celle-ci et y est chargé de l'organisation administrative des forces françaises libres du Levant[5]. En , il effectue une mission en Amérique du Nord puis rejoint l'État-Major du général de Gaulle à Londres en pour y exercer la fonction de secrétaire général du commissariat national à la guerre[5].
En , il part pour l'océan indien où il est l'un des adjoints du Haut-commissaire Legentilhomme à Madagascar et à La Réunion[5]. Après un passage à Alger en , il est affecté à Dakar où il est directeur général de l'intendance des forces terrestres en AOF[5],[6].
Après-Guerre
[modifier | modifier le code]Promu intendant-général de 1re classe en , il revient en France en et devient directeur général de l'intendance à la 9e région militaire de Marseille jusqu'à sa retraite en [5].
Albert Souques meurt le à Nice[4].
Décorations
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| Commandeur de la Légion d'Honneur Par décret du 13 janvier 1949 |
Compagnon de la Libération Par décret du 5 juillet 1943 |
Croix de guerre 1914-1918 Avec une palme et deux étoiles de vermeil | ||||||
| Médaille des blessés de guerre | Croix du combattant | Médaille interalliée de la Victoire | ||||||
| Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 |
Officier de l'Ordre de l'Étoile noire (Bénin) | |||||||
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Acte de naissance d'Albert Souques - NC 17116 / N°7 », sur Archives départementales de l'Ardèche
- « Registre matricule d'Albert Souques - 1R309/1603 », sur Archives départementales du Gard
- « Albert Souques - Notice c-b00841 / 19800035/85/10600 », sur Base Léonore
- « Biographie - Ordre National de la Libération »
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- ↑ Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Résistant français
- Officier des Forces françaises libres (terrestres)
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1921
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1938
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1949
- Compagnon de la Libération
- Titulaire de la croix de guerre 1914-1918
- Titulaire de la médaille des blessés de guerre
- Titulaire de la médaille interalliée 1914-1918
- Officier de l'ordre de l'Étoile noire
- Naissance en février 1890
- Naissance à Saint-Péray
- Décès en mars 1952
- Décès à Nice
- Décès à 62 ans