Albert Sylla
| Ministre des Affaires étrangères | |
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| - | |
| Député | |
| Sénateur de la Communauté |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 58 ans) |
| Nationalités | |
| Activités | |
| Enfant |
Albert Sylla, né le et mort le , est un médecin et homme politique malgache.
Jeunesse
[modifier | modifier le code]Albert Sylla est né le à Tuléar, d'un père français inconnu et de Louisa Sylla, une mère créole. Enfant, il est éduqué dans des missions catholiques, fréquentant les Frères de Saint-Gabriel à Nosy Be, puis le Collège des Frères Chrétiens de Saint-Joseph à Tamatave. Après avoir été admis à l'école Myre de Vilers, il commence ses études à l'École de Médecine d'Antananarivo en 1926, où il a obtenu le grade de Senior Medical Officer, le plus haut degré accessible aux fonctionnaires locaux[1].
Vie personnelle
[modifier | modifier le code]En 1932, à Tamatave, Albert Sylla épouse Laguet, une femme d'origine européenne et créole de La Réunion, avec laquelle il a six enfants. La famille a vécu dans plusieurs villes de Madagascar, notamment Fianarantsoa, Tuléar, Tananarive, Mananara, Île Sainte-Marie, et enfin Tamatave, où il est affecté en après la naissance de son fils Jacques Sylla[1].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]Albert Sylla a contribué à la formation du Parti des déshérités de Madagascar (PADESM) et entre en politique lorsqu'il est élu conseiller provincial le . La même année, il devenient vice-ministre de l'Agriculture et du Tourisme. Son fils, Jacques Sylla, est Premier ministre de 2002 à 2007 pendant la présidence de Marc Ravalomanana.
En 1953, Albert Sylla est élu conseiller à l'Assemblée de l'Union française, et il se présente sur la liste de l'Entente franco-malgache dans l'Union française. Le , alors qu'il assiste à une réunion à Tamatave, il devient président de la section locale de l'UDSM, formée par Norbert Zafimahova.
Élection au Sénat[2]
Albert Sylla est élu sénateur le , un mandat qui a pris fin le . Il a été délégué par l'Assemblée nationale de la République malgache et a siégé au sein du Groupe de l'union pour la Communauté. Pendant son mandat, il est membre de la commission de l'enseignement supérieur et des relations culturelles[2].
Mandats et Affiliations[2]
Albert Sylla a occupé plusieurs postes importants :
- Député de l'Assemblée nationale
- Membre de l'Assemblée de l'Union française
- Membre de l'Assemblée provinciale
Ministre des Affaires étrangères[3]
Après que Madagascar obtient son indépendance de la France le , Albert Sylla est nommé par le président Philibert Tsiranana au poste de ministre des Affaires étrangères, et préside la délégation malgache lors des réunions de l'Organisation de l'unité africaine.
Décès
[modifier | modifier le code]Le , un Douglas DC-4 d'Air Madagascar, sur un vol régulier d'Antananarivo à Tamatave et Diego Suarez, s'écrase après le décollage de l'aéroport international d'Ivato, tuant 42 personnes, dont Albert Sylla. Le gouvernement malgache tient une réunion d'urgence après l'accident, et il est annoncé que Sylla aurait des funérailles d'État. Albert Sylla est remplacé au poste de ministre des Affaires étrangères par Jacques Rabemananjara le , après que le président Tsiranana a remanié son cabinet à la suite de la mort de Sylla[4],[5],[6],[7].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- GALIBERT Didier, Les gens du pouvoir à Madagascar - Etat postcolonial, légitimités et territoire (1956-2002)., Karthala Editions, , 576 p. (ISBN 978-2-811-13143-2)
- « SYLLA Albert », sur Sénat, (consulté le )
- ↑ « LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MALGACHE NE COMPREND QUE DES MEMBRES DU P.S.D. », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) « MALAGASY: MALAGASY FOREIGN MINISTER ALBERT SYLLA DIES WITH 40 OTHERS IN AIR CRASH », sur British Pathé (consulté le )
- ↑ « The Age - Google News Archive Search », sur news.google.com (consulté le )
- ↑ « St. Petersburg Times - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
- ↑ « LE MINISTRE MALGACHE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES FIGURE PARMI LES VICTIMES DU DC-4 QUI S'EST ÉCRASÉ À TANANARIVE. », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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- Ressource relative à la vie publique :
