Aller au contenu

Alexandre Lombard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Alexandre Lombard
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Fratrie
Parentèle
Eva Lombard (petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Alexandre Lombard, né à Genève le et mort le dans la même ville, est un banquier suisse, connu pour son activité en faveur du repos du dimanche.

Origines et famille

[modifier | modifier le code]

Alexandre Lombard est le fils de Jean-Gédéon Lombard, banquier genevois, et d’Élisabeth Morin, originaire de Dieulefit[1]. Son frère est le médecin Henri-Clermond Lombard[2] et sa petite-fille est la médecin missionnaire Eva Lombard[3].

Il épouse Elisabeth-Stéphanie Rieu, fille du conseiller d'État du canton de Genève Jean-Louis Rieu[1].

Études et parcours professionnel

[modifier | modifier le code]

Alexandre Lombard fait ses études à l'académie de Genève, puis réalise un apprentissage de commerce et de banque à Liverpool[1].

Entré à la banque Lombard, Odier et Cie, dont il est associé dès 1834, il négocie en 1851 un emprunt anglo-serbe avec Cavour. Il fait connaître à Genève les valeurs boursières américaines et participe à la mise en valeur des terrains des anciennes fortifications[1].

Repos dominical

[modifier | modifier le code]

Alexandre Lombard s'intéresse particulièrement au repos du dimanche, au point d'être surnommé Lombard-dimanche[1]. Il participe à la fondation en 1861 de la Société pour la sanctification du dimanche, qui prend ensuite le nom de Société pour l’observation du dimanche. Cette société, créée par des philanthropes protestants et des pasteurs de Genève, a pour but d’obtenir un jour de repos pour tous, le dimanche[4]. Son action au sein du mouvement dominical suisse devient internationale, au sein de la Fédération internationale pour l'observation du dimanche (FIDOP). Une des revendications du mouvement est notamment la généralisation de la paie le vendredi soir, afin que les salariés puissent faire leurs courses le samedi, espérant de la sorte que les magasins n'auront plus de clients le dimanche et pourront donner congé à leurs employés[5].

Publications

[modifier | modifier le code]
  • Notice sur la position financière actuelle des États de l'Amérique du Nord (1841)
  • Isabeau Menet prisonnière à la tour de Constance 1735-1750, éd. Alexandre Lambert (Genève, 1873)

Références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d et e Jean de Senarclens, « Alexandre Lombard » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Roger Mayer, « Henri-Clermond Lombard » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  3. Philippe Bornet, « Eva Lombard » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. Valérie Lathion, « Un dimanche à Genève. Enjeux religieux et sociaux de la lutte pour un dimanche chrétien », Histoire, économie & société,‎ , p. 71-84 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Robert Beck, « Le lieu de la synthèse ? La Ligue populaire pour le repos du dimanche », Les Études Sociales, nos 149-150,‎ , p. 101-121 (lire en ligne, consulté le ).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Jean de Senarclens, « Alexandre Lombard » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  • Pierre-Yves Kirschleger, « L’Internationale protestante d’Alexandre Lombard, dit Lombard-Dimanche », Histoire, économie & société,‎ , p. 55-69 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]