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Alexis Mouzin

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Alexis Mouzin
Fonctions
Président
Académie de Vaucluse
-
Président
Académie de Vaucluse
-
Président
Lou Flourege (d)
-
Président
Académie de Vaucluse
-
François Mordon (d)
Marius Carré (d)
Majoral du Félibrige
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Joseph Alexis MouzinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Rédacteur à
? Prouvènço !... (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Lazare Mouzin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie-Thérèse Mouzin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Agricol Mouzin (d)
Alphonse Mouzin (d)
Alphonsine Mouzin (d)
Honorine Mouzin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Anaïs Mouzin (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Julie Guérin (d)
Pierre Mouzin (d)
Andéol Mouzin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions

Alexis Mouzin est un poète et félibre français, né à Avignon le [1] et mort aux Lecques le .

Jeunesse et vie professionnelle

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Né au sein de la boulangerie du 33 rue Bancasse, il fréquente notamment Félix Achard dans sa jeunesse[2]. Il fait ses classes chez les Frères des écoles chrétiennes à Béziers.

Attaché puis chef de bureau à la préfecture de Vaucluse, il devient vers 1880[2] receveur municipal d'Avignon[3]. Il a été secrétaire du comité d'hygiène départemental[2].

Engagements

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Il commence sa carrière d'écrivain par l'écriture de drames historiques à la manière de Casimir Delavigne. Dans les années 1850, il publie aussi une première étude d'histoire loclae dans l'Annuaire administratif départemental[2].

En 1874, il est secrétaire du comité pour l'érection d'un buste de Pétrarque à la fontaine de Vaucluse[2].

Ayant rencontré Silvain en 1885 lors d'un voyage à Paris, par l'entremise de Paul Saïn[3], il organise une première représentation d'une de ses pièces L'Empereur d'Arles, au sein du théâtre antique d'Orange[3] ; François André y voit « une tentative de décentralisation artistique réussie »[2].

C'est la rencontre avec Théodore Aubanel qui l'en a détourné pour se consacrer à la renaissance provençale et mistralienne[4].

Bien qu'il ait publié en 1870 un article moqueur vis-à-vis du Félibrige, il finit par rejoindre l'école félibréenne avignonnaise, le Flourège, en 1878[2]. Félibre majoral en 1893, héritier du Cigalo d'Irlando après William Bonaparte-Wyse[5] présenté par Frédéric Mistral. Il succède à Anfos Tavan comme capiscol du Flourège, en 1904. Il organise à ce titre les journées de Sainte-Estelle qui commémorent le cinquantenaire de la création du Félibrige[réf. souhaitée]. En 1901, Félix Gras meurt dans ses bras[3]. Il est à cette époque assesseur de la maintenance félibréenne de Provence[2]. En 1907, il fait de l'exposition régionale à Avignon une « grande fête provençale », organisnnt notamment un concours dont il est juré[2]. Il collabore à L'Aiòli[2], publie de multiples cascareleto (histoires drôles) dans L'Armana prouvençau, et donne un recueil de poésie provençale (sa dernière œuvre) intitulé Remembranço vounvounejado[3]. Il noue une forte amitié avec Frédéric Mistral[2]. Il devient capiscol d'honneur du Flourège en 1914, après son retrait pour raisons de santé[3].

En 1880, il participe à la refondation de l'Académie de Vaucluse, dont il devient le premier secrétaire, et où il sera le seul poète[2]. Il en est président en 1896-1897, 1910-1911, et 1918-1919[3]. Il publie dans ce cadre une trentaine d'études littéraires et historiques, et prononce l'éloge de plusieurs de ses collègues[2]. C'est aussi lui qui organise la plupart des « grandes célébrations académiques »[2]. Il passe membre d'honneur de l'Académie en 1924[2]. Il est à sa mort le dernier membre refondateur[2].

En 1911, avec Paul Manivet et Émile Sicard, il est à l'initiative d'un cycle de représentations théâtrales devant le palais des Papes[2].

Dernières années et postérité

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Malade, il se retire aux Lecques[2].

Il est inhumé au cimetière Saint-Véran[3].

François André estime que « de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle », il « marqu[e] la vie culturelle avignonnaise »[2].

Il a laissé des correspondances inédites avec Frédéric Mistral et Paul Arène (palais du Roure), ainsi que Paul Mariéton (bibliothèque municipale d'Avignon)[2].

Publications

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  • Le Chien d'Alcibiade, opérette, musique de Louis Bonnet, Avignon, imprimerie de A. Roux, 1873, 31p. (lire en ligne)
  • À Clémence Isaure, poésie couronnée au Ve centenaire de Pétrarque, ode qui a obtenu l'Églantine d'or, Avignon, imprimerie de Gros frères, 1874, 4p.
  • Hyménée, scènes en vers, Paris, A. Lemerre, 1878, 274p.
  • L'Empereur d'Arles, drame en 3 actes, en vers, musique d'Eugène de Bricqueville, interprété au Théâtre antique d'Orange le 28 et , Avignon, J. Roumainville, 1889, 103p.
  • « Liguria, légende héroïque de Provence », dans Annales Politiques et Littéraires, 1910
  • La Collection Biret au musée Calvet d'Avignon, Avignon, F. Séguin, 1918, 15p.
  • La Trilogie des Aliscamps, drames en vers. Prologue : Liguria. I. L'Empereur d'Arles. II. Citharis. III. Les Aliscamps. Épilogue : la Cloche d'argent, Avignon, Aubanel frères, 1920, 248p.
  • La Geste de la belle Aye d'Avignon, dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, 1921
  • Viala, drame en vers, Avignon, Aubanel frères, 1923, 32p.
  • Sonnet nuptial, 1923, Avignon, Aubanel frères, 1923
  • Remembranço Vounvounejado en rimo prouvençalo, 1930

Mémoires de l'Académie de Vaucluse

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  • « Étude sur la reine Jeanne tragédie provençale de Frédéric Mistral », 1890, tome 9, p. 225-232 (lire en ligne)
  • « Ahimer le chétif, geste carlovingienne », 1891, tome 10, p. 285-291 (lire en ligne)
  • « Guillaume d'Orange dans l'histoire et la légende », 1891, p. 169-175 (lire en ligne)
  • « Études sur de récentes œuvres provençales : I-Lou Pouèmo dóu Rose par Frédéric Mistral, II-Li Rouge dóu Miejour par Félix Gras, III-Romans et contes, IV-Poésies, théâtre, œuvres diverses », 1897, p. 232-253 (lire en ligne)
  • « Deux légendes d'Héraklès en Provence », 1910, p. 81-84 (lire en ligne)
  • « Philadelphe de Gerde », 1910, p. 201-208 (lire en ligne)
  • « Le deuil vauclusien pour la mort de Frédéric Mistral », 1914, p. 11-24 (lire en ligne)
  • « Guy-Valvor (Georges Vayssière), poète, critique, romancier », 1914, p. 51-68 (lire en ligne)
  • « De quelques livres méridionaux », 1917, p. 9-20 (lire en ligne)
  • « La Visionnaire Marie d'Avignon », 1917, p. 269-275 (lire en ligne)
  • « Discours prononcé aux obsèques du Baron Marc de Vissac, ancien président », 1918, p. 205-208 (lire en ligne)
  • « L'œuvre artistique de M. Auguste Palun », 1920, p. 87-90 (lire en ligne)
  • « La geste de la belle Ayde d'Avignon », 1921, p. 37-50 (lire en ligne)

Distinctions

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Il remporte à 17 ans le concours de « bouts rimés » organisé par le Petit Journal, et reçoit son prix des mains d'Alexandre Dumas père[3]. Il recevra en 1874[2] l'Églantine d'or de l'Académie des jeux floraux pour son Ode à Clémence Isaure[3].

Notes et références

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  1. Base Léonore
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u André 1982.
  3. a b c d e f g h i et j Rouveyrol 2014.
  4. Chamski-Mandajors, 1931, p. 117
  5. Edmond Lefèvre, Catalogue félibréen et du midi de la France. Notes et documents sur le Félibrige, avec la bibliographie des majoraux des origines à nos jours (1876-1901) Bibliographie sommaire des œuvres publiées en 1900 concernant le Midi de la France et plus particulièrement la langue d'Oc, Marseille, Paul Ruat libraire-éditeur, 1801, p. 6, 15, 35, 36 (lire en ligne).

Bibliographie

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  • [Chamski 1931] Charles Chamski, « Alexis Mouzin », Mémoires de l'Académie de Vaucluse, 2e série, t. 31,‎ 3e et 4e trimestre 1931, p. 113-120 (lire en ligne)
  • [André 1982] François André, « Un artisan du renouveau de l'Académie en 1880 : Alexis Mouzin (1846-1931), poète et littérateur », Mémoires de l’Académie de Vaucluse,‎ , p. 81-89
  • [Rouveyrol 2014] Rollande Rouveyrol, « Alexis Mouzin (1846-1931) », Bulletin des amis d'Orange, no 187,‎ , p. 24-25

Liens externes

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