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Alfred Mortier

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Alfred Mortier
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alfred MortjeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Robert Mortier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Aurel (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jane Mortier (belle-sœur)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Alfred Henry Mortier, né Mortjé le à Baden-Baden (Grand-duché de Bade) et mort à Paris 17e le [1], est un journaliste et écrivain français.

Naturalisé français en 1900, il fut autorisé par ordonnance à modifier son nom de famille. Son cousin Pierre Mortier, directeur du Gil Blas de 1911 à 1917, put faire de même.

Jeunesse et œuvres

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Né de père hollandais et de mère française, Alfred Mortier a longtemps habité Nice où ses parents s'étaient installés en 1874.

Après avoir fait ses études au lycée de Nice (Lycée Masséna), il étudie le droit à Paris.

Il se lance alors dans plusieurs domaines dont le journalisme, la poésie, la musique, écrit de nombreuses pièces de théâtre et devient critique de théâtre.

Le 5 avril 1906, à Nice, il épouse Aurélie Octavie Gabrielle Antoinette de Faucambergue, connue en littérature sous le nom d'Aurel[2], qui tiendra un salon politico-littéraire à Paris de 1915 à sa mort.

Alfred Mortier collabore à L'Éclaireur de Nice et du Sud-Est puis fonde Le Petit Monégasque dont il est directeur pendant plusieurs années.

Il est encore l'un des fondateurs de Mercure de France et, en 1895, président-fondateur du Cercle Artistique à Nice.

Il meurt le 24 octobre 1937 en son domicile du 20 rue du Printemps.

La pianiste Jane Mortier est l'épouse de son frère, le peintre Robert Mortier[3],[4].

Postérité

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A Paris, une plaque lui rend hommage sur la façade de l'hôtel particulier du 20 rue du Printemps et indique : « Alfred Mortier - 1865-1937 - Le poète du Temple sans idoles, du Souffleur de bulles, de Marius vaincu, de Sylla, de Penthésilée, du Divin Arétin, de Machiavel, l'érudit de Ruzzante - travailla dans cette maison depuis 1913 et y mourut - "Ici fut un juste et l'un de ces doux souriants qui possèderont la Terre" »

Son nom a été donné à une rue de Nice, sur l'insistance de sa veuve qui avait obtenu les mêmes honneurs pour son premier mari, le peintre paysagiste Cyrille Besset. Le souvenir d'Alfred Mortier est également rappelé sur la façade du n° 20 de l'avenue Jean Médecin par une plaque pas très lisible indiquant
« Ici vécut Alfred Mortier (1865-1937) noble écrivain - grand poète dramaturge - érudit - auteur de La vaine aventure, Le temple sans idole, Le souffleur de bulles, Marius vaincu, Sylla, Penthésilée, Ruzzante ».

Œuvre poétique
Œuvre théâtrale

Distinctions

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Notes et références

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  1. Acte de décès n° 2193 (vue 1/31). Archives de la Ville de Paris en ligne, état-civil du 17ème arrondissement, registre des décès de 1937.
  2. « Mariage », La Vie mondaine à Nice,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  3. Joseph Colomb, « Jane Mortier créatrice française de la Sonate 1.X.1905 de Janáček », sur MusicaBohemica. La musique des Pays de Bohême, (consulté le )
  4. « Registres paroissiaux et d'état-civil. Registre des mariages, Versailles (Yvelines, France), M, 1906 - 1906, 4E 7692 », sur archives.yvelines.fr (consulté le )
  5. Informations. Nouveau théâtre d'art (Théâtre des Arts). Marius vaincu. Comoedia, 25 mai 1910, p. 3, lire en ligne sur Gallica.
  6. Comoedia du 7 janvier 1921
  7. Chronique dramatique. Les Nouvelles littéraires, 2 juin 1923, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  8. « Divin Aretin - 1930 », sur data.bnf.fr (consulté le )
  9. « La Nouvelle revue », sur Gallica, (consulté le )
  10. Au théâtre Albert 1er. L'Affaire Brock. Comoedia, 4 février 1933, pp. 1-2, lire en ligne sur Gallica.
  11. L'insigne lui a été remis par son cousin Pierre Mortier, commandeur de la Légion d'Honneur (dossier LH 19800035/759/86075 dans la base Léonore).

Bibliographie

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Liens externes

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