Alfred Nobel
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Cimetière du Nord de Solna (depuis le ) |
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Alfred Bernhard Nobel |
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Karolina Andriette Ahlsell (en) |
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Robert Nobel Ludvig Nobel Emil Oskar Nobel (en) |
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Sofie Hess (d) |
| Distinctions | Liste détaillée Médaille John Fritz (en) () National Inventors Hall of Fame () Officier de l'ordre impérial de la Rose Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Officier de l'ordre de la Couronne d'Italie Officier de la Légion d'honneur Chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire Officier de l'ordre national de la Croix du Sud |
Alfred Bernhard Nobel /'alfrəd 'bɛɳhɑ:ɖ noˈbɛ:l /, né le à Stockholm en Suède et mort le à Sanremo en Italie[1], est un chimiste, industriel et fabricant d'armes suédois. Dépositaire de plus de 350 brevets scientifiques de son vivant[1], dont celui de la dynamite[2], invention qui a fait sa renommée et sa fortune. Il fonde l'entreprise KemaNobel en 1871, et rachète l'entreprise d'armement Bofors en 1894.
Dans son testament, il légua son immense fortune pour la création du prix Nobel. L'élément chimique nobélium a été appelé ainsi en son honneur.
Biographie
[modifier | modifier le code]Alfred Bernhard Nobel est le troisième fils d'Immanuel Nobel (1801-1872) et d'Andriette Ahlsell Nobel. Membre de la famille Nobel comportant de nombreux ingénieurs, il descend d'Olof Rudbeck (1630-1702), l'un des scientifiques suédois les plus connus du XVIIe siècle, auteur de l'ouvrage de science-fiction Atlantis[3]. Le père de Nobel est un ancien élève de l'Institut royal de technologie de Stockholm, ingénieur et inventeur qui a construit des ponts et des bâtiments et a expérimenté différentes façons de briser la roche. Il instruit et encourage ses enfants à apprendre dans ce domaine.
À la suite d'une infortune dans son pays natal, Immanuel Nobel y fait faillite et s'installe à Saint-Pétersbourg[4], dans l'Empire russe, en 1838. Sa famille l'y rejoint en 1842, quand Alfred a neuf ans. Son père y invente le contreplaqué moderne et y fonde une entreprise de mines marines. Désormais prospère, la famille peut engager des tuteurs privés pour ses enfants et Alfred excelle dans ses études, en particulier en chimie et en langues, atteignant la maîtrise de l'anglais, du français, de l'allemand et du russe[5].
En 1850, Alfred Nobel quitte la Russie pour passer un an à Paris et étudier au Collège de France, sous la direction de Théophile-Jules Pelouze, ancien maître d'Ascanio Sobrero, qui a découvert la nitroglycérine trois ans auparavant, et qu'il rencontre également. En 1851, à l'âge de 18 ans, Alfred part aux États-Unis, où il étudie la chimie pendant un an et travaille pendant une courte période avec John Ericsson. Il rentre à Saint-Pétersbourg en 1852, où il travaille dans l'usine paternelle, qui va faire faillite en 1859, se trouvant sans commandes après la fin de la guerre de Crimée. La direction de l'usine est confiée par les créanciers à son frère, Ludvig Nobel (1831-1888), qui, plus tard, fondera, en Russie, la Machine-Building Factory Ludvig Nobel et, avec son frère aîné Robert, Branobel, à Bakou, future plus grande entreprise pétrolière du monde, et deviendra l'un des hommes les plus riches et les plus puissants de Russie.
Alfred, avec son frère cadet Emil(sv) et ses parents, rentre en Suède et commence à travailler sur les explosifs dans un petit laboratoire du domaine familial d'Heleneborg, à Stockholm. Toutefois, frustré dans son désir d'être un homme de lettres, il rédige à cette période, en anglais, des poèmes de qualité littéraire modeste et entame deux romans restés inachevés, Brothers and Sisters et In Lightest Africa[6].
Durant des siècles, la poudre à canon est restée le seul explosif puissant. En 1838, Théophile-Jules Pelouze a découvert la nitrocellulose, puis Sobrero, en 1847, la nitroglycérine. En 1862, Alfred Nobel construit une petite usine pour se consacrer à la fabrication de la nitroglycérine. Plusieurs explosions ont lieu dans l'usine d'Heleneborg[7], dont une particulièrement désastreuse qui, le , coûte la vie à cinq personnes dont Emil, son jeune frère[2].
Alfred s'attelle, donc, à rendre l'usage de la nitroglycérine moins dangereux, et est le premier à réussir à maîtriser sa puissance explosive. Il découvre accidentellement, par sérendipité, que, lorsque la nitroglycérine est mélangée à un solide inerte et absorbant appelé Kieselguhr[8] (terre de diatomée ou célite), elle devient beaucoup plus sûre à transporter et à manipuler, l'explosion nécessitant l'usage d'un détonateur. Il met au point le « détonateur breveté Nobel » en 1865. La dynamite est entièrement mise au point en 1866 et fait l'objet d'un brevet d'invention du en Angleterre et du en Suède[9]. Il l'utilise pour la première fois, le [10] 1867, dans une carrière à Redhill, en Angleterre (Surrey). En 1871, il fonde KemaNobel, une des entreprises à l'origine d'AkzoNobel.
Alfred Nobel réside à Paris puis à Sevran, en Seine-et-Oise , à partir de 1875. En 1876, il rencontre une comtesse autrichienne de dix ans sa cadette, Bertha Kinsky, qui est sa secrétaire pendant deux semaines. Il noue avec la future pacifiste une forte amitié et entretient une correspondance assidue jusqu'à sa mort, nourrissant ainsi ses convictions pacifistes et philanthropiques.
Il invente, à nouveau par sérendipité, la gélignite, un explosif plus pratique d'emploi et plus puissant que la dynamite : s'étant blessé au doigt dans son laboratoire, Nobel soigne la plaie en appliquant du collodion (gel de nitrocellulose). Réfléchissant à la composition du pansement liquide, il a l'idée de mélanger la nitroglycérine avec ce collodion. Composée de nitroglycérine (93 %) et de collodion (7 %), la gélignite (blasting gelatin) ou « dynamite extra Nobel » (brevet de 1875) n'est autre que la dynamite gomme ou dynamite plastique (à ne pas confondre avec le plastic), utilisée dans les travaux sous-marins.
Le , il acquiert le château dit « La Maison du Fayet », une maison bourgeoise du XVIIIe siècle à Sevran[11]. Sevran est, à l’époque, un village de 500 habitants, qui abrite, depuis 1873, « d’éminents pyrotechniciens qui pratiquent leurs recherches dans les bâtiments de la poudrerie nationale »[12]. Dans son laboratoire, construit pour ses expériences et situé derrière la maison, il consacre des recherches acharnées sur la poudre sans fumée. Sa « ballistite », poudre sans fumée améliorée inventée en 1887, est mise au point secrètement dans la Poudrerie nationale. Dans les années 1870 et 1880, Nobel a construit un réseau d’usines dans toute l’Europe pour fabriquer de la dynamite et a formé un réseau de sociétés pour produire et commercialiser ses explosifs.
Ce serait la publication erronée par Le Figaro de sa nécrologie, en (il est confondu avec son frère, Ludvig, qui vient de mourir à Cannes), condamnant son invention de la dynamite, qui le décide à laisser une meilleure image de lui au monde après sa mort. La nécrologie affirmait ainsi : « Le marchand de la mort est mort. Le Dr Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier »[13],[1],[14]
Fatigué par les lourdeurs administratives françaises[Selon qui ?] et une violente campagne de presse contre lui qui lui reproche d'avoir vendu les droits de la ballistite au gouvernement italien, Alfred Nobel va s'installer dans la villa Nobel, à Sanremo, en Italie, en 1891, ce qui ne fait qu'irriter les milieux nationalistes français, l'Italie étant l’alliée des ennemies de la France, l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne[15]. En 1893, il s’intéresse à l’industrie suédoise de l’armement, et l’année suivante, il achète une ferronnerie à Bofors, dans le Varmland, qui deviendra la célèbre usine d’armement Bofors.
À sa mort en 1896, son empire commercial mondial est composé de plus de 90 usines fabriquant des explosifs et des munitions. Outre les explosifs, Nobel a fait beaucoup d'autres inventions, dans des domaines divers tels que la soie artificielle ou le cuir et il a enregistré plus de 350 brevets dans différents pays[1].
Le — au Cercle suédois et norvégien de Paris, 242, rue de Rivoli, dans des locaux où son bureau est toujours conservé[16] — Alfred Nobel met un point final à son testament en léguant la quasi-intégralité de sa fortune pour la création d'un fonds dont les intérêts doivent être redistribués « à ceux qui au cours de l'année écoulée auront rendu à l'humanité les plus grands services » dans cinq domaines : la paix ou la diplomatie, la littérature, la chimie, la physiologie ou la médecine et la physique[17] : c'est la naissance du Prix Nobel. La fortune qu'il laisse ainsi est de 31,5 millions de couronnes suédoises de l'époque, ce qui est estimé à 1,7 milliard de couronnes suédoises de 2013 (179 millions d'euros)[18]. Resté célibataire toute sa vie et sans enfant, saint-simonien prônant la récompense en fonction du mérite et condamnant l'institution de l'héritage qui abandonne l'utilisation des instruments de production au hasard de la naissance[19], Alfred Nobel lègue tout de même près d'un million de couronnes suédoises, réparties principalement entre les deux fils de son frère aîné Robert Nobel, mais aussi ses nièces, d’anciens employés et des amis[20],[21].
Alfred Nobel, lui-même de caractère pessimiste et mélancolique, a songé à créer un établissement d'euthanasie pour les personnes désireuses d'en finir avec l'existence[22]. Ainsi a-t-il proposé à Francesco Crispi, président du Conseil italien, la somme de trois millions de lires afin de créer à Rome ou à Milan un établissement d'euthanasie pour ceux qui étaient fatigués de vivre ; là, au terme d'un repas somptueux, ils seraient définitivement endormis par des parfums agréables au son d'une douce musique[23]. Sa vie quotidienne était celle d'un homme solitaire et ascétique, bien qu'hôte très courtois et à l'esprit incisif. Il avait la réputation d'un esprit libéral, bien que s'opposant au suffrage féminin et à l'attitude paternaliste vis-à-vis de ses employés[1].
Il meurt d'un accident vasculaire cérébral le , dans les bras d'un domestique, à Sanremo et est enterré au cimetière du Nord à Stockholm.
Distinctions
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Chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire
Officier de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre de la Couronne d'Italie
Postérité
[modifier | modifier le code]Hommages
[modifier | modifier le code]- Le , à l'initiative de la fondation Nobel, une statue en bronze d'Alfred Nobel, réalisée par les sculpteurs Sergeï Alipov (ru) et Pavel Chevtchenko (ru), est inaugurée sur un quai de la Grande Nevka à Saint-Pétersbourg, ville où a résidé Alfred Nobel[24].
- Pour le centenaire de sa mort, une œuvre du sculpteur sevranais Christian Kazan, intitulée L’Élévation, est érigée place Gaston-Bussière, place centrale de Sevran, le . Autour de la sculpture sont disposées cinq colonnes qui symbolisent les cinq prix Nobel et les cinq lettres du nom du savant. Mille messages de paix, rédigés par les écoliers sevranais, ont été déposés dans un coffre scellé au pied de la sculpture[25].
- L'astéroïde (6032) Nobel a été découvert en 1983 à l'observatoire d'astrophysique de Crimée.
- L'élément chimique nobélium a été appelé ainsi en son honneur.
Rues
[modifier | modifier le code]On trouve des rues ou voies Alfred-Nobel dans plusieurs villes, telles que :
- en France : Sevran, Montpellier, Le Havre, Pau, Nantes, Évreux…
- au Canada : Montréal, Québec, Drummondville…
- aux États-Unis : Commerce, Alcoa, Longwood, Rogers…
- en Australie : Cranbourne, Highbury…
- en Suède : Stockholm, Göteborg…
- en Norvège : Oslo…
- en Bulgarie : Sofia…
Divers
[modifier | modifier le code]Médiagraphie
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Tore Frängsmyr (en), Life and Philosophy of Alfred Nobel, The Nobel Foundation, 1996.
- Henri Schük, Göran Liljestrand (en) , Anders Österling, Ragnar Sohlman (en) , Nobel l'homme et ses prix, Paris, éditions Rombaldi, 1974.
- Orlando de Rudder et Dominique Chagnollaud (dir.), Alfred Nobel : 1833-1896, Paris, Denoël, , 254 p. (ISBN 978-2-207-24179-0, BNF 36186416).
Filmographie
[modifier | modifier le code]- En 2014, le téléfilm allemand Madame Nobel réalisé par Urs Egger relate la relation amicale entre Bertha von Suttner et Alfred Nobel interprétés respectivement par Birgit Minichmayr et Sebastian Koch[27].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Alfred Nobel », sur Britannica.com, (consulté le ).
- Frank Niedercorn, « L'histoire explosive de la dynamite », sur Les Échos.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) H. Schück, Ragnar Sohlman, The Life of Alfred Nobel, William Heinemann, , p. 229.
- ↑ (en) Kenne Fant, Alfred Nobel. A Biography, Arcade Publishing, , p. 27.
- ↑ (en) « Encyclopedia Britannica - Alfred Nobel » (consulté le ).
- ↑ (en) Hertha Ernestine Pauli, Alfred Nobel : dynamite king, architect of peace, L.B. Fischer, , p. 68.
- ↑ Royston Murphy Roberts, Serendipity: accidental discoveries in science, Wiley science editions, (ISBN 978-0-471-50658-4 et 978-0-471-60203-3).
- ↑ Deux orthographes sont possibles : kieselgur et kieselguhr.
- ↑ (de) Phokion Naoúm, Nitroglycerin und Nitroglycerinsprengstoffe, Springer-Verlag, , p. 8.
- ↑ Il ne s'agit pas encore de la fête nationale.
- ↑ Sa propriété est achetée par la commune de Sevran en 1892. Celle-ci est transformée en mairie et en logements de fonction pour les instituteurs, alors que ses ateliers étaient devenus une école.
- ↑ MERILLE Michel, Sevran. Un Val du Pays-de-France, Pavillons-sous-Bois, Amarco Éditions, Ville de Sevran, (ISBN 978-2-9509571-4-6), p. 133-135.
- ↑ Frederic Golden, « The worst and the brightest », Time Magazine, .
- ↑ On considère, n'ayant aucune trace du journal, que ce n'est qu'une légende…
- ↑ (en) Ulf Larsson, Alfred Nobel: Networks of Innovation, Nobel Museum, , p. 217.
- ↑ (en) « Norske Klubben - Paris », sur Den Norske Klubben / Cercle Norvégien /… (consulté le ).
- ↑ « Le testament d'Alfred Nobel enfin exposé au public à Stockholm », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ « Alfred Nobel : une invention explosive et des prix révolutionnaires », sur geopolis.francetvinfo.fr, .
- ↑ Il déclare à propos de la transmission des fortunes par héritage : « Elles vont trop souvent à des incapables, et n'apportent que des calamités par la tendance à l'oisiveté qu'elles engendrent chez les héritiers ». D'après Dominique Roux, Daniel Soulié, Les Prix Nobel de sciences économiques (1969-1990), Economica, , p. 11.
- ↑ (en) Ragnar Sohlman, The legacy of Alfred Nobel: the story behind the Nobel prizes, Bodley Head, , p. 136.
- ↑ (en) The Nobel Prize, « Full text of Alfred Nobel’s will »
, sur nobelprize.org.
- ↑ The Spectator, , p. 15.
- ↑ Jean Toulat, L'euthanasie en question (faut-il tuer par amour ?), chapitre 1 : « la nouvelle requête (parag. De Platon à Nobel) », Paris, éd. Pygmalion, 1976.
- ↑ (en) « Monument to Alfred Nobel », sur saint-petersburg.com (consulté le ).
- ↑ « Une sculpture dédiée à la PAIX », Journal de Sevran (Anciennement Sevran-Info), , p. 11.
- ↑ « Alfred Nobel University »
- ↑ Madame Nobel, sur imdb.com, consulté le 14 mars 2015.
Filmographie
[modifier | modifier le code]- Madame Nobel film réalisé par Urs Egger - 2014
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Dynamiterie de Paulilles, l'usine Nobel à Paulilles près de Banyuls-sur-Mer.
Liens externes
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- Archives conservées par : archives nationales de Suède
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Britannica
- Brockhaus
- Den Store Danske Encyklopædi
- Deutsche Biographie
- Dictionnaire biographique suédois
- Enciclopedia italiana
- Gran Enciclopèdia Catalana
- Hrvatska Enciklopedija
- Internetowa encyklopedia PWN
- Nationalencyklopedin
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Visuotinė lietuvių enciklopedija
- (en) Alfred Nobel, U.S. Patent Letter for Dynamite – Letters Patent No 78,317, dated May 26, 1868 – Brevet américain
- Alfred Nobel
- Prix Nobel
- Chimiste organicien
- Chimiste suédois du XIXe siècle
- Industriel suédois du XIXe siècle
- Inventeur suédois du XIXe siècle
- Membre de la National Inventors Hall of Fame
- Millionnaire au XIXe siècle
- Mécène du XIXe siècle
- Éponyme d'un objet céleste
- Famille Nobel
- Chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire
- Officier de la Légion d'honneur
- Naissance en octobre 1833
- Naissance à Stockholm
- Décès en décembre 1896
- Décès à 63 ans
- Décès à Sanremo
- Mort d'un accident vasculaire cérébral
- Personnalité inhumée au cimetière du Nord de Solna