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Alfred Testot-Ferry

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Alfred Testot-Ferry, né le à Bussières et mort le à Villacoublay, est un aviateur français. Après une carrière de pilote de chasse dans l'armée française, il fut le premier pilote d'essai français à se tuer après-guerre en France.

Membre de la famille Testot-Ferry, Alfred Testot-Ferry est l'arrière-arrière-petit-fils de Claude Testot-Ferry, colonel et baron de l'Empire, qui termina sa carrière avec le grade de maréchal de camp, et l'arrière-petit-fils d'Henry Testot-Ferry, archéologue et paléontologue

La famille Testot-Ferry est une famille française originaire de Côte-d'Or, titrée baron d'Empire par décret impérial du 16 mars 1814 et baron héréditaire sous la Restauration par lettres patentes du 27 janvier 1815 du roi Louis XVIII. Titre de baron héréditaire par ordre de primogéniture confirmé par décret impérial du 4 juin 1860[1],[2].

Le père d'Alfred, Pierre Testot-Ferry, officier de marine, étant décédé à 39 ans de la tuberculose, Alfred Testot-Ferry est pupille de la Nation puis boursier en pilotage en 1934. C’est alors qu’il fait l’École des officiers de réserve.

La Seconde Guerre mondiale

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En 1940, il s'affirme comme combattant au II/54, spécialiste des missions d'attaque au sol. Sur Breguet 693, il réussit à ramener son avion en mauvais état après avoir été sévèrement touché par la Flak le . Titulaire de la croix de guerre avec 4 citations, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en .

Démobilisé, il est des premiers cadres de Jeunesse et montagne, mouvement de jeunesse créé pour rassembler les aviateurs et leur éviter le Service du travail obligatoire, la déportation ou l'oisiveté et ainsi les maintenir en forme pour reprendre un jour le combat. Le général Charles de Prémorel écrivait : "Il avait laissé à Beaufort un merveilleux souvenir, il avait un très grand ascendant sur les jeunes et beaucoup de prestige par les attaques au sol effectuées sur Breguet, en opération en 40."[réf. nécessaire]

Il reprend comme lieutenant le commandement d'une escadrille du Groupe 2/18 pour participer à la Libération de la poche de Royan le . Il fait l'objet d'une cinquième citation remise par le général de Gaulle. Il est également décoré de la Distinguished Flying Cross américaine. La guerre finie, il entre alors au Centre d'essais en vol (CEV) à Marignane.

L'Après-Guerre

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Le , il est engagé comme pilote d'essai à la Société nationale des constructions aéronautiques du Nord (SNCAN), pour les essais du SUC-10 Courlis, avion de tourisme assez révolutionnaire, prototype sur lequel il trouvera la mort en meeting aérien à Villacoublay le [3].

"Sous les yeux de milliers de spectateurs Alfred Testot-Ferry avait le triste privilège d'être le premier pilote d'essais de l'après-guerre à se tuer en France. Il avait 33 ans et près de 500 heures sur "Courlis"[4]

Une plaque à sa mémoire a été posée au Musée de l'Air et de l'Espace sur l'aéroport du Bourget.

Sa fille, Violaine Testot-Ferry, est choisie comme marraine du prototype "Armagnac", avion transatlantique géant construit à Toulouse (1949)[5],[6].

Références

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  1. Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, volume 6, 1906, page 335.
  2. Archives nationales, Cotes : BB/29/991, page 59. Confirmation du titre de baron héréditaire par ordre de primogéniture , à Louis Justin Charles Testot-Ferry. Les Tuileries (4 juin 1860).
  3. Jacques Noetinger, Histoire de l'aéronautique française, l'épopée 1940-1960, Paris, France-Empire, , 342 p., p. 67-68
  4. Vieilles tiges d'hier et de demain (Paris) Auteur du texte, « Pionniers : revue aéronautique trimestrielle des Vieilles tiges, p. 31 », sur Gallica, (consulté le )
  5. « La Vie catholique illustrée / directeurs Joseph Folliet, Georges Hourdin », sur Gallica, (consulté le )
  6. « Radar : le tour du monde en 150 images », sur Gallica, (consulté le )

Bibliographie

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Liens externes

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  1. Vieilles tiges d'hier et de demain (Paris) Auteur du texte, « Pionniers : revue aéronautique trimestrielle des Vieilles tiges », sur Gallica, (consulté le )