Aloja
| Aloja | ||
Héraldique |
Drapeau |
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Hôtel de ville d'Aloja | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Municipalité | Limbaži | |
| Code postal | LV-40 (64-65) | |
| Démographie | ||
| Population | 1 046 hab. (2025) | |
| Densité | 379 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 57° 46′ 01″ nord, 24° 52′ 58″ est | |
| Superficie | 276 ha = 2,76 km2 | |
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Lettonie
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Aloja est une ville de Lettonie située dans la municipalité de Limbaži, en région de Vidzeme.
Géographie
[modifier | modifier le code]La ville s'étend sur 2,76 km2 au nord de la Lettonie, près de la frontière avec l'Estonie, à 120 km de Riga et à 44 km de Valmiera[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]À l'époque des croisades, à l'endroit de la ville actuelle se trouvait un campement fortifié Allenkile. On suppose que le nom Aloja a emprunté à Allenkile la racine ale qui signifiait vallée en live[2]. Le nom d'Aloja apparaît pour la première fois dans les sources historiques en 1449. En 1565, son actuel territoire faisait partie de la propriété de Fabian Ungers. La communauté évangélique luthérienne s'y est formée en 1534.
Une communauté orthodoxe se forme en 1846, au sein du domaine des Stakenbergs (Stakenbergu muiža) qui par la suite est rattaché à Aloja. Son église est construite en 1895.
L'agglomération rurale d'Aloja est fondée en 1903, autour des deux églises sur le domaine paroissial. En 1911, on y inaugure la maison des confréries, puis, l'année suivante, la laiterie communale.
En 1925, Aloja est déclarée localité d'habitation dense (biezi apdzīvota vieta) selon les critères d'appellation d'avant-guerre en Lettonie - la catégorie qui à partir de 1936 est officiellement renommée en village[3]. Après la réforme agraire de 1920, la construction s'accélère. La ligne de chemin de fer Rīga – Rūjiena est inaugurée le [4]. Elle est fermée en 1997.
En 1950, sous le régime soviétique, Aloja acquiert le statut de commune. Après l'indépendance du pays, elle obitient le le statut de ville avec l'attribution d'un blason et d'un drapeau[5].
En 1990, un mémorial aux victimes de la terreur communiste est inauguré à côté de l'église luthérienne.
Le , Aloja devient le chef-lieu de la municipalité du même nom qui regroupe la ville d'Aloja avec ses territoires environnants. Le , cette dernière est supprimée et son territoire est rattaché à la municipalité de Limbaži.
Culture et patrimoine
[modifier | modifier le code]Église évangélique
[modifier | modifier le code]On y a érigé une église en 1695 dont le clocher se présentait jusqu'en 1706 comme un bâtiment à part. Le soir du , toute la construction a entièrement brûlé après le coup de foudre lors d'un orage. L'église a été reconstruite en pierres et bénite le . Son orgue a été construit en 1856 et restauré au début du XXe siècle par M. Krēsliņš.
Ungurpils
[modifier | modifier le code]Ungurpils ou Pirkules pils (Pürkeln) est une villa appartenant au départ à l’archevêché de Riga. Elle est évoquée pour la première fois dans les documents historiques en 1326. On suppose que sa construction date de l'époque d'Oosthuizen. En 1399, elle est achetée par un certain Gethards de Hongrie. Le nom de la villa dérive du nom letton de son clan les Ungerni. Elle leur appartient jusqu'en 1760, sauf entre 1575 et 1581, quand ses propriétaires sont russes. Au XVIIe siècle, le domaine du même nom est bâti autour, le vieux bâtiment est démoli et on construit à sa place une nouvelle maison de maître avec un jardin qui après la réforme agraire héberge les six classes de l'école primaire. A la maison Sīpoli de la paroisse d'Ungurpils naquit le le poète et membre du mouvement de Jeunes Lettons Auseklis (Miķelis Krogzemis)[6]. En 1944, Ungurpils est incendié par les Allemands[7].
Démographie
[modifier | modifier le code]En 2004, la population s'élevait à 2 572 habitants, dont 2 253 Lettons, 115 Russes, 56 Biélorusses (56), 52 Lettons, 34 Ukrainiens, 26 Polonais et 17 Lituaniens. Parmi les habitants, 2 435 sont de nationalité lettone et 135 sont de nationalité étrangère[8].
Galerie
[modifier | modifier le code]-
Panneau plan de ville.
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La gare d'Aloja.
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La ligne du chemin de fer d'Aloja.
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Le passage sous la route P15.
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Église évangélique luthérienne d'Aloja.
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Mémorial aux victimes de la terreur communiste.
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Église orthodoxe d'Aloja.
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École de musique d'Aloja.
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Ungurpils.
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Allée d'Ungurpils.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- (lv) Lettonie perdue zudusilatvija.lv
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Population lettone par municipalité (Latvijas iedzivotaju skaits pašvaldibas) », République Lettone, (consulté le )
- ↑ (lv) « Sausākā Latvijas pilsēta », (consulté le )
- ↑ (lv) Latvijas ciemi. Latvijas Ģeotelpiskās informācijas aģentūra, Riga, Latvijas ģeotelpiskās informācijas aģentūra, , 647 p. (ISBN 978-9984-28-484-2 et 9984-28-484-0)
- ↑ (en) « Tendencies of development of railway economy, 1925 - 1940. State traffic policy », Latvijas dzelzceļš, (consulté le )
- ↑ (lv) « Alojas pilsēta un pagasts », Alojas novada dome, (consulté le )
- ↑ (lv) « Alojas muzejs », atputasbazes.lv (consulté le )
- ↑ (lv) « Ungurpils », sur Latvijas Piļu un muižu asociācija (consulté le )
- ↑ (fi) « Iedzīvotaji », Ville d'Aloja (consulté le )
- ↑ (lv) Iedzīvotāju skaits pēc tautības reģionos, pilsētās, novados, pagastos, apkaimēs un blīvi apdzīvotās teritorijās gada sākumā 2012 - 2025