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Altheus

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Altheus (ou Altée, Althée), mort en mai ou juin 824, est un saint catholique, abbé de Saint-Maurice et évêque de Sion de la fin du VIIIe siècle et du début du siècle suivant.

La date de naissance et l'origine d'Altheus[1], Altée[2] ou Althée[3] — on trouve également selon les sources les formes Abteus et Alteus —, ne sont pas connues[4].

Altheus succède à Willicaire, avec le double titre d'évêque de Sion et d'abbé de Saint-Maurice, vers 786-788[4].

Selon une tradition, que l'on trouve notamment chez l'historien valaisan François Boccard[5], Altheus est « probablement » un parent de Charlemagne[6],[1]. Ce dernier lui a en effet donné la direction de l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune et de l'Église de Sion[4],[1]. Ces charges ont, pour les Francs, « une importance stratégique de la civitas Vallensium »[1], qui joue de le rôle de « position avancée » face au royaume des Lombards[3], au-delà des Alpes (Italie).

L'archiviste et le bibliothécaire de l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune Theurillat relève une autre tradition, « attestée dans la préface à une bulle fausse d'Hadrien Ier », selon laquelle Altheus était déjà abbé de Saint-Maurice avant le passage de l'empereur à l'abbaye[3]. En tout cas, ce dernier l'accompagne à Rome vers 786-788, où il aurait reçu du pape Adrien Ier une confirmation de privilège, cependant ce texte est considéré comme apocryphe[1],[3]. Theurillat considère, en fonction du contexte et notamment des expéditions en Italie, qu'il pourrait s'agir de l'année 788[3]. Coutaz retient les années 786 ou 788, dans la notice de l'Helvetia Sacra[4], puis « avant 796/798 », dans celle du DHS[1].

Il participe au concile de Tegernsee, en [2], opposant Atton, évêque de Freising, et Adalbert, abbé de Tegernsee[3]. Il s'agit de la dernière mention de sa présence dans des actes[3].

Altheus meurt probablement vers le mois de mai ou juin 824[2].

Le trésor de la cathédrale Notre-Dame de Sion conserve un reliquaire de la Vierge Marie[4], dit Capsa-reliquaire d'Althée, portant l'inscription « En l'honneur de la sainte Vierge Marie, l'évêque Altheus a fait réaliser ce coffret »[7].

Vénération

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Sa fête liturgique est fixée au à Saint-Maurice et le à Sion[1].

Il était encore fêté aux cours des XVIIIe et XIXe siècles[1].

Notes et références

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  1. a b c d e f g et h Gilbert Coutaz, « Altheus (saint) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. a b et c Léon Dupont Lachenal, « Les abbés de St-Maurice d'Agaune », Les Échos de Saint-Maurice, t. 31,‎ , p. 246 (lire en ligne [PDF]).
  3. a b c d e f et g Jean-Marie Theurillat, L'abbaye de Saint-Maurice ďAgaune. Des origines à la réforme canoniale, 515-830, Sion, (lire en ligne [PDF]), p. 52, 118-119.
  4. a b c d et e Helvetia Sacra, p. 138.
  5. François Boccard, Histoire du Valais avant et sous l'ère chrétienne jusqu'à nos jours, Genève, Berthier-Guers, , 424 p. (lire en ligne), p. 31 « Althée, parent et favori du prince ».
  6. Helvetia Sacra.
  7. Daniel Thurre, « Les trésors ecclésiastiques du haut Moyen Âge et leur constitution. Éclairage à travers deux exemples helvétiques : Saint-Maurice d’Agaune et Sion », Cahiers du CRATHMA, no VII,‎ , p. 43-81 (lire en ligne).

Bibliographie

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  • Patrick Braun, Brigitte Degler-Spengler, Elsanne Gilomen-Schenkel, Helvetia Sacra : Section I, vol. 5 : Archidiocèses et diocèses V, Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-1595-5, lire en ligne [PDF]).
  • (la) « Ecclesia Sedunensis », dans Gallia christiana, t. XII : Provinces ecclésiastiques de Sens et de Tarentaise, Paris, (lire en ligne), col.738.
  • Daniel Thurre, « Le reliquaire d'Altheus, évêque de Sion et abbé de Saint-Maurice », Helvetia archaeologica, vol. 24, nos 95-96,‎ , p. 126-177.

Articles connexes

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Liens externes

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