Amylase
| N° EC | EC |
|---|---|
| N° CAS |
| IUBMB | Entrée IUBMB |
|---|---|
| IntEnz | Vue IntEnz |
| BRENDA | Entrée BRENDA |
| KEGG | Entrée KEGG |
| MetaCyc | Voie métabolique |
| PRIAM | Profil |
| PDB | RCSB PDB PDBe PDBj PDBsum |
| GO | AmiGO / EGO |
| N° EC | EC |
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| N° CAS |
| IUBMB | Entrée IUBMB |
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| IntEnz | Vue IntEnz |
| BRENDA | Entrée BRENDA |
| KEGG | Entrée KEGG |
| MetaCyc | Voie métabolique |
| PRIAM | Profil |
| PDB | RCSB PDB PDBe PDBj PDBsum |
| GO | AmiGO / EGO |
| N° EC | EC |
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| IUBMB | Entrée IUBMB |
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| IntEnz | Vue IntEnz |
| BRENDA | Entrée BRENDA |
| KEGG | Entrée KEGG |
| MetaCyc | Voie métabolique |
| PRIAM | Profil |
| PDB | RCSB PDB PDBe PDBj PDBsum |
| GO | AmiGO / EGO |
L'amylase (EC ) est une enzyme digestive classée comme saccharidase, un groupe d'enzymes qui coupent les polysaccharides. C'est surtout un constituant du suc pancréatique et de la salive, requis pour le catabolisme des glucides à longue chaîne (comme l'amidon) en unités plus petites. L'amylase est également synthétisée dans de nombreuses espèces de fruits pendant leur maturation, ce qui les rend plus sucrés, et aussi durant la germination des graines de céréales. Elle joue un rôle essentiel dans l'amylolyse (hydrolyse) de l'amidon de malt d'orge, processus nécessaire à la fabrication de la bière, ainsi que dans l'hydrolyse du glycogène, permettant sa transformation en glucose.
Vendu comme médicament (sous le nom de Maxilase ou autre), l'alpha-amylase est en France un traitement d'appoint indiqué chez l'adulte pour les maux de gorge peu intenses et sans fièvre (effet recherché anti-œdémateux et anti-inflammatoire local)[1]. Ses effets indésirables les plus rapportés sont des réactions d'hypersensibilité (prurit, urticaire, rash, érythème), des angiœdèmes et, très rarement, des réactions anaphylactiques avec dyspnée et chute de tension ; des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales) et des céphalées peuvent aussi survenir[2],[3]. En 2020, l'ANSM a rappelé les signes d'alerte liés aux réactions allergiques et a restreint l'accès aux spécialités d'alpha-amylase à une délivrance sur demande au comptoir (non en libre accès)[4]. La revue Prescrire considère que l'alpha-amylase n'a pas d'efficacité démontrée au-delà du placebo dans les maux de gorge et expose à des effets indésirables cutanés ou allergiques parfois graves, et la classe parmi les médicaments à écarter[5],[6].
Types
[modifier | modifier le code]Il y a deux iso-enzymes de l'amylase : l'amylase pancréatique et l'amylase salivaire. Elles se comportent différemment à la focalisation isoélectrique, et peuvent être séparées en testant par les anticorps monoclonaux spécifiques. La ptyaline ou amylase salivaire est une substance qui existe dans la salive.
Fonction
[modifier | modifier le code]L'α-amylase brise les liaisons glycosidiques de type α(1-4) à l'intérieur des chaînes de l'amylose et de l'amylopectine. L'amylose est converti en molécules de maltotriose et maltose, alors que l'amylopectine donne des molécules de maltose, glucose et dextrine.
Elle ne peut attaquer que les amidons hydratés et cuits. Elle possède un site de liaison à l'émail donc participe à l'élaboration de la pellicule acquise exogène, et se lie avec affinité au Streptococcus viridans (en) ce qui conduit à sa clairance ou à son adhésion selon que l'amylase est en solution ou adsorbée à la surface dentaire. L'amylase liée à une bactérie conserve environ 50 % de son activité enzymatique. La bactérie liée à l'amylase peut donc fermenter le glucose que celle-ci produit en acide organique.
L'amylase salivaire semble être produite en plus forte concentration chez des individus en manque de sommeil, mais n'est pour autant pas pour autant directement liée à la régulation du sommeil[7].
Génétique
[modifier | modifier le code]Chez l'Homme, toutes les iso-amylases sont liées au chromosome 1q21.
L'enzyme peut être détectée en la mélangeant à son substrat pour obtenir un ou plusieurs produits. Dans ce cas, cette enzyme possède un substrat qui est l'amidon. Ces produits seront le maltose, sucre (diholoside) réducteur qui pourra être détecté grâce à la liqueur de Fehling en formant un précipité rouge brique, à chaud (80 à 90 °C) et à pH neutre.
Interprétation
[modifier | modifier le code]Des niveaux plasmatiques élevés chez l'homme sont retrouvés dans :
- traumatisme salivaire (y compris l'intubation anesthésique) ;
- oreillons — en raison d'une inflammation de la glande salivaires ;
- pancréatite — en raison de dommages aux cellules qui produisent de l'amylase ;
- insuffisance rénale — en raison d'une excrétion réduite.
Les résultats d'amylase totales supérieures à 10 fois la limite supérieure de la normale (LSN) suggèrent une pancréatite. 5 à 10 fois la LSN peut indiquer une maladie iléon ou duodénum ou une insuffisance rénale, et des élévations plus faibles sont généralement observées dans les maladies des glandes salivaires.
Historique
[modifier | modifier le code]La première amylase (et la première enzyme) connue fut l'α-amylase (alpha-amylase) ou diastase (du malt), découverte en 1833 par Anselme Payen et Jean-François Persoz[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « MAXILASE MAUX DE GORGE ALPHA-AMYLASE 3000 U CEIP », sur Base de Données Publique des Médicaments (ANSM)
- ↑ « Notice : MAXILASE MAUX DE GORGE ALPHA-AMYLASE 3000 U CEIP », sur ANSM
- ↑ « RCP : MAXILASE MAUX DE GORGE ALPHA-AMYLASE (sirop/comprimés) », sur ANSM,
- ↑ « Paracétamol, AINS et alpha-amylase accessibles uniquement sur demande aux pharmaciens », sur ANSM,
- ↑ « Alpha-amylase (Maxilase ou autre) : un médicament à écarter des soins », sur Prescrire
- ↑ Stéphanie ALEXANDRE, « La liste des 105 médicaments à éviter en 2020 », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Seugnet et al., « Identification of a biomarker for sleep drive in flies and humans », PNAS, , article no pnas.0609463104 (lire en ligne)
- ↑ Payen et Persoz, « Mémoire sur la diastase, les principaux produits de ses réactions et leurs applications aux arts industriels », Annales de chimie et de physique, 2e série, t. 53, 1833, p. 73-92, consultable sur Google Books.