Anaclet II
| Anaclet II Antipape | ||||||||
Anaclet II (vers 1882). | ||||||||
| Biographie | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nom de naissance | Pietro Pierleoni | |||||||
| Naissance | vers 1090 Rome |
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| Père | Pier Leoni | |||||||
| Ordre religieux | Ordre de Saint-Benoît | |||||||
| Décès | Rome |
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| Antipape de l'Église catholique | ||||||||
| Élection au pontificat | ||||||||
| Fin du pontificat | ||||||||
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| Autre(s) antipape(s) | Victor IV | |||||||
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Anaclet II (Pietro Pierleoni) est antipape du à sa mort, le . Son rival est le pape Innocent II.
Biographie
[modifier | modifier le code]À la mort d'Honorius II, les cardinaux se scindent en deux factions qui se choisissent chacune un pape :
- le premier groupe, d'origine française, vient de créer l'ordre du Temple au concile de Troyes en 1129. Il opte pour le cardinal Gregorio Papareschi, qui devient Innocent II ;
- le second groupe, d'origine romaine, élit Pierre de Léon sous le nom d'Anaclet II. Celui-ci appartient à une famille issue d'un juif converti, les Pierleoni[1].
Le roi des Francs Louis VI le Gros n'accepte pas cette situation. Il convoque les évêques de son royaume à Étampes, afin de juger lequel des deux papes est le bon sur le plan canonique. Il fait aussi venir saint Bernard de Clairvaux, premier abbé de Clairvaux, qui vient de participer au concile de Troyes, où fut rédigée la règle de l'ordre du Temple[2]. C'est Saint Bernard qui décide de la chose devant les évêques français : il juge qu'Innocent II est canonique. Il se rend ensuite auprès des puissants seigneurs de l'époque pour présenter son candidat. Il emporte l'adhésion du roi d'Angleterre, mais rencontre des difficultés avec d'autres[Qui ?], dont le duc d'Aquitaine.
Innocent II, reconnu par le roi des Francs, fait rapidement convoquer les évêques au concile de Reims, qui commence le . À l'issue de celui-ci, Innocent II est solennellement approuvé, tandis qu'Anaclet se voit excommunié[3].[source insuffisante]
De son côté, Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile et, par l'intermédiaire de son légat des Gaules Girard II d'Angoulême, fait pression sur le clergé français, mais il se heurte rapidement à une forte opposition, notamment à celle de Bernard de Clairvaux, qui lui reproche de ne pas avoir fait une conversion sincère. Bernard, qui, pendant la deuxième croisade, s'opposera au massacre des Juifs perfides[4], c'est-à-dire « déicides », souhaitant à ceux-ci « non pas votre mort mais que vous soyez convertis et viviez »[5] sans quoi « ils subissent alors de justes peines pour un si grand forfait »[6], écrit qu'il considère comme une injure que « la race juive puisse occuper le siège de saint Pierre[7] ».[pas clair]
Innocent II est un moment prisonnier du roi normand Roger II de Sicile. Anaclet II est cependant excommunié en 1135 par le concile de Pise. Il meurt le 25 janvier 1138. En apprenant sa mort, Bernard de Clairvaux écrivit : « Grâce à Dieu, le misérable, qui a induit Israël dans le péché, a été englouti par la mort et jeté dans les entrailles de la terre. Puissent tous ceux qui lui ressemblent subir le même châtiment. »[8]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Isidore Singer et Hermann Vogelstein, « Pierleoni », sur Jewish Encyclopedia.
- ↑ Simonetta Cerrini, La révolution des Templiers, Perrin, 2007.
- ↑ Œuvres de saint Bernard, édition des bénédictins de 1690, diocèse de Lyon.
- ↑ B. de Fontaine, « Ad Henricum moguntinum archiepiscopum », 1146, cité dans Alfred-Louis Charpentier, Œuvres complètes de Saint Bernard, t. II, p. 3, Librairie Louis Vivès, Paris, 1866.
- ↑ B. de Fontaine, « Ad orientalis Franciae clerum et populum », cité dans Jean Mabillon, Sancti Bernardi abbatis Clarae-Vallensis opera omnia, vol. I, p. 662, Apud Gaume Fratres, Paris, 1839.
- ↑ Bernard de Clairvaux, « Ad orientalis Franciae clerum et populum », cité dans Jean Mabillon, Sancti Bernardi abbatis Clarae-Vallensis opera omnia, vol. I, p. 663, Apud Gaume Fratres, Paris, 1839.
- ↑ Pierre Aubé, Saint Bernard de Clairvaux, Fayard, 2003, p. 227.
- ↑ Ferdinand Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, t. II, Picard, Paris, 1907, p. 82.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Administration Pontificale de la Basilique Patriarcale Saint-Paul, Les Papes, vingt siècles d'histoire, Librairie éditrice vaticane, , 160 p. (ISBN 88-209-7320-0).
- (en) Aubrey Attwater, A Dictionary of Popes : From Peter to Pius XII, .
- John Norman Davidson Kelly (trad. Colette Friedlander), Dictionnaire des Papes, Brepols, coll. « Petits dictionnaires bleus », (ISBN 2-503-50377-2).
- (en) J. N. D. Kelly, A Dictionary of Popes, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-929581-4, lire en ligne).
- Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-618577).
Liens externes
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- Ressources relatives à la religion :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
