Ancerviller
| Ancerviller | |||||
Sortie des vaches. | |||||
Héraldique |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Lunéville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Vezouze en Piémont | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Colin 2020-2026 |
||||
| Code postal | 54450 | ||||
| Code commune | 54014 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ancervillerois | ||||
| Population municipale |
245 hab. (2023 |
||||
| Densité | 20 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 31′ 59″ nord, 6° 50′ 09″ est | ||||
| Altitude | Min. 277 m Max. 335 m |
||||
| Superficie | 12,34 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Baccarat | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
| |||||
| modifier |
|||||
Ancerviller [ɑ̃sɛʁvile] est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Lieux-dits et écarts
[modifier | modifier le code]Écarts : chapelle de Sainte-Agathe à 3 km entre Neuviller-lès-Badonviller et Saint-Maurice-aux-Forges, Le Hameau à 1 500 m[1].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est dans le bassin versant du Rhin, au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau Gué de Couvay et le ruisseau la Breme[2],[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 962 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-aux-Forges à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 837,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Ancerviller est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,4 %), forêts (32,6 %), prairies (7,4 %), zones urbanisées (2,5 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]- Ancerville (1272), Anserville (1282), Encerviller (1292), Ancerviller (1793)[réf. nécessaire].
Histoire
[modifier | modifier le code]- Présences gallo-romaine et franque : au XIXe siècle sont trouvés sur le territoire de la commune des débris de tuiles plates à rebords, des fragments de poteries rougeâtre et des médailles. Furent aussi découverts à l'est des cercueils en pierre calcaire, sans ornements et groupés.
- En juin 1840, des ouvriers occupés à l'ouverture d'une tranchée dans un jardin entre Couvey et Josain, ont découvert un vase de terre contenant environ 2000 pièces d'argent des XIIe et XIIIe siècles. Elles appartenaient au long règne de Ferry III, duc de Lorraine.
- Ancerviller fait partie du comté de Salm-en-Vosges à partir de sa fondation en 1111, sous la juridiction de l'abbaye de Senones. Les communautés sont rattachées à la Lorraine par la convention du 21 décembre 1751, par laquelle la principauté de Salm cède ses possessions dans le Badonvillois en échange de sa pleine et entière souveraineté à Senones et dans ses environs.
- Ancerviller fait donc partie du Duché de Lorraine de 1751 au 23 février 1766 lors du rattachement de ce dernier au Royaume de France.
- Lors de la Révolution française, les 3 communautés Couvay, Josain, et le Hameau décident de fusionner: les 3 communautés formaient déjà une seule paroisse autour de l'église de Couvay depuis le Moyen Âge.
- Dommages au cours de la Première Guerre Mondiale 1914-1918 : près de 60 % du village est détruit dont l'église Saint-Martin, l'actuelle rue de la Treille prend le nom de rue Brulée. La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
- Ancien village de vanniers ; on y cultivait et y travaillait l'osier.
En 1910, maire, Fiel, adjoint, Dieudonné J-B., conseillers municipaux, Thirion, Duhaut, Cuny, Masson, Hovasse C., Colin, Hovasse E., Noël, Pierron et Leclerc.
- Curé, Lefebvre
- Instituteur, Gény
- Institutrice, Hollard dlle.
- Directrice de l'école maternelle facultative, Glasener dlle.
- Garde champêtre, Colin...
- Garde forestier, Loizier.
- Appariteur, Troché.
- Gérant du téléphone, Hovasse Albert.
- Aubergistes, Colin-Duvic, Cotel, Devot j., Hovasse A., Louis, Magron, Chausson, Barbier.
- Boucher, Colin Adolphe.
- Boulangers, Cotel, Vigneron.
- Broderies, Clément veuve, Lartisant dlle., Louis dame.
- Buraliste, Hovasse A.
- Charron, Masson.
- Coiffeurs, Gérard P, Magron I., Magron F.
- Cordonniers, Maire, Thirion.
- Couturières, Bouvard, Grandclaude, Gérard-Otin, Loizier dames.
- Couvreur, Jacquot J-B.
- Cultivateurs, Barbier A., Barbier F., Blaise veuve, Blaise E., Bernard, Colin P., Dieudonné E., Dieudonné Ch., Duhaut A., Durand C., Hachon C., Hachon L., Hovasse E., Hovasse C., Masson H., Munier Ch., Munier E., Thirion F., Gérard V.
- Découpe de velours, Bechmann et cie de Blâmont.
- Entrepreneur de travaux public, Cuny E.
- Epiciers merciers, Chausson, Dieudonné H., Hovasse E.
- Laveuses, Duhaut veuve, Hachon Elisa.
- Lingères, Charpentier J-B dame.
- Maçons, Colin-Duvic, Colin J-A., Colin P., Cézard I., Duhaut E., Jacquot J., Jacquot E.
- Marchand de bois, Fiel A.
- Marchand de fourrage, Hovasse A.
- Marchand de semences, Colin Th.
- Marchands de vins en gros, Masson, Noël.
- Maréchaux ferrants, Martin J-B., Martin T., Paulus.
- Menuisiers, Martin F., Otin.
- Plâtrier, Denis G.
- Sage femme, Jacques dlle.
- Selliers, Hovasse, Martin.
- Tailleur d'habits, Devot, Vouriot.
- Teinturier, Verrelle.
- Vanniers, Agelot, Charpentier père et fils, Calba, Colin A., Colin I.B.C., Colin I., Coudray, Barbier Ch., Denis J., Denis N., Demange, Gérard H., Gérard P., Gérard F., Klein Ch., Leclerc, Lignon, Louis Ed., Malo H., Mabs C., Martin C., Martin J., Marchal E., Marchal J., Magron F., Magron J., Pierrat, Pierron, Troché, Clément A., Cézard Ch. et fils.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].
En 2023, la commune comptait 245 habitants[Note 3], en évolution de −13,12 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'ancienne église Saint-Martin fut totalement détruite par un bombardement en 1915. Après la guerre, une très modeste construction faite de planches et de toiles permit de célébrer le culte le temps de la reconstruction.
La nouvelle église Saint-Martin fut bâtie de 1921 à 1923, sur une petite butte, d'après les plans d'Henri Deville. Son emplacement diffère de quelques dizaines de mètres avec l'ancienne église. Elle fut consacrée le par, du fait que c'était la première église de France reconstruite après la grande guerre, le nonce apostolique Mgr Cenetti en présence de nombreuses personnalités. Ses magnifiques vitraux sont l'œuvre du célèbre verrier Jacques Grüber. L'ameublement intérieur est principalement dû à Eugène Vallin (bancs, confessionnaux) et Jules Cayette (lustres, maître-autel).
- La chapelle Sainte-Agathe.
L'un des curés les plus connus reste l'abbé Cuny, personnalité du village, grand amateur de livres et d'art.
-
Fontaine au centre du village, devant l'école.
-
Chapelle Saint- Agathe (bois de Sainte-Agathe).
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Widric (ou Vidric) de Couvay, 33e abbé de Senones de 1225 à 1239, durant une période de tensions extrême entre l'abbaye et son avoué laïc le comte Henri III de Salm
- Chanoine Paul Fiel (1879-1939), cousin du cardinal François-Désiré Mathieu. Secrétaire de la Coopérative de reconstruction des églises après la Première Guerre mondiale, il mit toute son énergie dans ses tâches. Ce n'est sans doute pas un hasard si Ancerviller, village dont il était natif, fut la première église reconstruite après le conflit, église dans laquelle il fut inhumé.
Héraldique, logotype et devise
[modifier | modifier le code]| Blason | D'azur à la bande d'argent accompagnée de onze billettes d'or posées en bande et ordonnées 2 et 4 en chef et 4 et 1 en pointe. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la géographie :
- Ancerviller sur le site de l'Institut géographique national
- Ancerviller sur le site de l'Insee
- « Ancerviller », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique d'Ancerviller » sur Géoportail (consulté le 4 juin 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ [1]
- ↑ « Fiche communale d'Ancerviller », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ancerviller et Saint-Maurice-aux-Forges », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St Maurice », sur la commune de Saint-Maurice-aux-Forges - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St Maurice », sur la commune de Saint-Maurice-aux-Forges - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
