Angiens
| Angiens | |||||
Église d'Angiens. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Côte d'Albâtre | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Marie Ferment 2014-2020 |
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| Code postal | 76740 | ||||
| Code commune | 76015 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Angerlais | ||||
| Population municipale |
513 hab. (2023 |
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| Densité | 75 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 49′ 46″ nord, 0° 47′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 59 m Max. 96 m |
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| Superficie | 6,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Valery-en-Caux | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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Angiens est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Angiens est située dans le pays de Caux à 6 km de Fontaine-le-Dun, à 8 km de Saint-Valery-en-Caux, à 10 km de Luneray, à 13 km de Doudeville et à 14 km de Cany-Barville.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Blosseville, La Chapelle-sur-Dun, Ermenouville, La Gaillarde, Gueutteville-les-Grès, Houdetot, Le Mesnil-Durdent et Saint-Pierre-le-Viger.
| Blosseville | La Chapelle-sur-Dun | |||
| Gueutteville-les-Grès, Le Mesnil-Durdent | N | La Gaillarde | ||
| O Angiens E | ||||
| S | ||||
| Ermenouville, Houdetot |
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 947 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ectot-lès-Baons à 21 km à vol d'oiseau[7], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Angiens est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,7 %), prairies (15 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), zones urbanisées (6,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom du village est attesté sous les formes Angens XIIe siècle, de Angeis vers 1240, Angeio en 1209 et 1270[15].
François de Beaurepaire interprète le hameau d’Angerval (Angansval 1249), situé sur le territoire de commune voisine de La Gaillarde, comme un composé en -val « plis de terrain, petite vallée » de ce nom[15]. Il considère que l'étymologie d’Angiens est peut-être prélatine et il suggère un rapprochement avec Angennes à Crucey (Ungena vers 1070)[15].
Ernest Nègre opte pour le nom de personne germanique Anginus[16], pris absolument.
L'ancienne paroisse d'Iclon (Ichelunt 1088 ; Ikelunt XIIe siècle ; Icquelont 1466[17]), rattachée au XIXe siècle possède, quant à elle, un nom typiquement norrois *eiki-lundr, c'est-à-dire « bosquet de chêne », homonyme d'Yquelon (Manche)[18], d'Iquelon (Eure, hameau de Fourmetot), etc. et le nom de lieu norvégien Eikelund, ferme dans le (Telemark) et le nom de famille scandinave Ekelund / Eklund, issu d’un nom de hameau. Le même mot norrois lundr se retrouve aussi dans Silleron (Seillerunt 1227 de *Selja-lundr « bosquet de saules [marsaults] » cf. Seljelund, ferme près de Tromsø, Norvège). Le mot lundr survit peut-être en dialecte normand sous la forme londe jusque vers le XVe siècle.
Histoire
[modifier | modifier le code]Le village d'Angiens est mentionné pour la première fois en 1150 et un Guillaume, seigneur d'Angiens, est évoqué en 1180[19].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].
En 2023, la commune comptait 513 habitants[Note 4], en évolution de −0,58 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]- Fête du lin, fête patronale le 1er week-end de juillet.
- Fête de la Saint-Martin le 1er week-end de juillet (fête foraine, défilé des majorettes et corso fleuri).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Martin-et-Saint-Sébastien[26] possède un clocher tors.
- Église d'Iclon des XIe, XVIe – XVIIe siècles. Elle possède une magnifique vitrine représentant la mise au tombeau et la Résurrection.
- Château de Silleron, commencé en 1602 à l'initiative de la famille Clecy, l'une des plus anciennes familles nobles du pays de Caux. Le château et son enclos castral font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [27].
- Manoir de Roquefort, au sud du bourg, dont l'élévation et la toiture font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [28].
- Motte féodale des Xe et XIe siècles à proximité de calvaires de l'époque de Guillaume le Conquérant. La motte qui est située au cœur du village se présente sous la forme d'un tertre ovoïde de 15 mètres de diamètre à son sommet pour une hauteur de 4 mètres. Elle est ceinte d'un fossé partiellement comblé. En 1943, les Allemands réalisèrent sous celle-ci un abri souterrain[29],[19].
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]- Site classé
- Le domaine de Silleron et les rangées d'arbres,
Site classé (1948)[30] de 13,07 ha.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Angiens sur le site de l'Institut géographique national
- Angiens sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique d'Angiens » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Angiens et Ectot-lès-Baons », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, OCLC 6403150, BNF 34633052), p. 29Ouvrage publié avec le soutien du CNRS.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume II, Librairie Droz, 1991, p. 827.
- ↑ Charles de Robillard de Beaurepaire et dom Jean Laporte, Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, t. 2, Paris, 1982-1984 (lire en ligne), p. 530.
- ↑ François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425).
- Anne-Marie Flambard Héricher, Bruno Lepeuple, Daniel Étienne, Gilles Deshayes, Sébastien Lefèvre, Jimmy Mouchard, Thomas Guérin et Aude Painchault, Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie, ADLFI. Archéologie de la France - Informations, (lire en ligne).
- ↑ « Le maire a démissionné : Après en avoir fait part au conseil municipal à l'issue de la réunion du 30 octobre, Guy Filleux a envoyé sa lettre de démission de conseiller municipal et maire au sous-préfet de Dieppe », Paris-Normandie, (lire en ligne, consulté le ) « Bien que disposant d'une majorité au sein du conseil municipal (dix voix sur quinze), la décision de l'édile peut s'expliquer par la détérioration du climat qui a précédé et fait suite aux dernières élections (...) Élu conseiller municipal en 1989, adjoint au maire de 1995 à 2001, premier magistrat en 2001 ».
- ↑ « Liste des maires »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Église paroissiale Saint-Martin », notice no IA00058763, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PA76000082, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PA00100542, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Sébastien Noël et Luc Stevens, Souterrains et mottes castrales : Émergence et liens entre deux architectures de la France médiévale, Paris, Éditions L'Harmattan, , 422 p. (ISBN 978-2-343-07867-0), p. 357.
- ↑ « Le domaine de Silleron et les rangées d'arbres », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le ).

