Anne Carson
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Prix Princesse des Asturies de littérature () Liste détaillée Prix A.M. Klein (Glass, Irony and God (d) ; The Beauty of the Husband (en)) (, et ) Lannan Literary Awards (en) () Bourse Guggenheim () Prix MacArthur () Prix T.S. Eliot () Prix Griffin de poésie (en) ( et ) Berlin Prize (en) () Prix PEN de traduction de poésie (en) () Prix Princesse des Asturies de littérature () Membre de l'Ordre du Canada |
Autobiography of Red, Electra (d) |
Anne Carson, née à Toronto le , est une poétesse canadienne et une professeure d'histoire à l'université McGill de Montréal[1],[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Fille de banquier, Anne Carson grandit dans plusieurs petites villes canadiennes. Elle obtient une licence en arts en 1974, une maîtrise en arts en 1975 et un doctorat en 1981 à l'Université de Toronto. Elle passe également un an à étudier la métrique grecque et la critique textuelle grecque à l'Université de St Andrews.
Sa formation en civilisation et en histoire du monde antique, ainsi que ses connaissances des langues et des littératures classiques, lui permettent d'incorporer dans ses écrits, la poésie, des idées et des thèmes, des mythes et la philosophie de l'antiquité, surtout des mythes et de la philosophie grecs. Elle est l'autrice de plusieurs livres qui mêlent la poésie, la prose et la non-fiction[3].
Le frère de Carson, Michael, arrêté pour trafic de drogue en 1978, fuit le Canada et elle ne le revoit jamais. Elle évoque sa disparition dans Water Margins: An Essay on Swimming by My Brother publié dans le recueil Plainwater (1995), un ouvrage qui se présente comme une sorte de mémoire[3].
En 2020, elle remporte le Prix Princesse des Asturies de littérature.
En 2020, Luz María Bedoya sollicite Anne Carson, pour son projet Todos los faros de la costa peruana[4].
En août 2024, Carson révèle être diagnostiquée de la maladie de Parkinson[5].
Œuvres
[modifier | modifier le code]- Eros the Bittersweet (1986)
- Short Talks (1992)
- Glass, Irony, and God (1995) Verre, Ironie et Dieu, traduit par Claire Malroux, Paris, éditions José Corti, 2004
- Plainwater (1995)
- Autobiography of Red: A Novel in Verse (1998) Autobiographie du rouge, traduit par Vanasay Khamphommala, Paris, L'Arche, 2020 (ISBN 978-2-851-81993-2)
- Economy of the Unlost (1999)
- Men in the Off Hours (2000) (Griffin Poetry Prize (en)) Les Hommes à leurs heures perdues, traduit par Fabienne Durand-Bogaert, Paris, L'Arche, 2025 (ISBN 9782381980867)[6]
- The Beauty of the Husband (2001)
- Decreation (2005)
- Nox (2010)
- Antigonick (2012) Antigonick, traduit par Édouard Louis, Paris, L'Arche, 2019[7]
- Red Doc (2013) Rouge Doc, traduit par Vanasay Khamphommala, Paris, L'Arche, 2022
- Nay Rather (2013)
- The Albertine Workout (2014) Atelier Albertine : un personnage de Proust, traduit par Christophe Claro, Paris, éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2017, 48 p. (ISBN 978-2-02-137589-3)
- Float (2016)
- Norma Jeane Baker of Troy (2019) Norma Jeane Baker de Troie, traduit par Édouard Louis, Paris, L'Arche, 2021
- The Trojan Women: A Comic (2021)
- H of H Playbook (2021)
- Wrong Norma (2024)[3]
Traductions
[modifier | modifier le code]- Electra (2001) - Électre de Sophocle
- If Not, Winter: Fragments of Sappho (2002)
- Grief Lessons (2006) - 4 tragédies d'Euripide
- An Oresteia (2009) - Orestie d'Euripide
- Iphigenia Among the Taurians (2014) - Iphigénie en Tauride d'Euripide
- Antigone (2015) - Antigone de Sophocle
- Bakkhai (2015) - Les Bacchantes d'Euripide
Honneurs
[modifier | modifier le code]- 1996, 1998 et 2001 : Prix A.-M.-Klein
- 2001 : Prix T.S. Eliot, The Beauty of the Husband
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Anne Carson Latest Articles », The New Yorker, (lire en ligne).
- ↑ (en) Will Aitken, « Anne Carson, The Art of Poetry », The Paris Review, no 88, (lire en ligne).
- (en) Kate Dwyer, « Throwing Yourself Into the Dark: A Conversation with Anne Carson », The Paris Review, (lire en ligne)
- ↑ Enrique Planas, « Artista Luz María Bedoya transforma los códigos de los faros de la costa peruana en una partitura sonora », El Commercio, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Gloves on! », sur London Review of Books,
- ↑ « Les Hommes à leurs heures perdues, d’Anne Carson : le feuilleton littéraire de Tiphaine Samoyault », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Guillaume Lecaplain, « Anne Carson à chœur et à cris sur les pas de Sophocle », Libération, (lire en ligne)
Liens externes
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- Ressource relative au spectacle :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
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- Écrivain canadien du XXIe siècle
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- Anglo-Québécois
- Boursier Guggenheim
- Lauréat du prix MacArthur
- Lauréat du prix Princesse des Asturies de littérature
- Professeur à l'Université McGill
- Membre de l'Ordre du Canada
- Naissance en juin 1950
- Naissance à Toronto