Anthelupt
| Anthelupt | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Lunéville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays du Sânon | ||||
| Maire Mandat |
Nicole Claver 2022-2026 |
||||
| Code postal | 54110 | ||||
| Code commune | 54020 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Anthélucusiens[1] | ||||
| Population municipale |
440 hab. (2023 |
||||
| Densité | 56 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 36′ 37″ nord, 6° 24′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 221 m Max. 313 m |
||||
| Superficie | 7,82 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nancy (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lunéville-1 | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
| |||||
| modifier |
|||||
Anthelupt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Anthelupt se trouve à 20 km de la préfecture Nancy, à 7 km de la sous-préfecture Lunéville et à 9 km de Saint-Nicolas-de-Port
Le territoire de la commune est limitrophe de 8 communes.
-
Carte de la commune.
-
Entrée d'Anthelupt.
-
Entrée des Œufs durs d'Anthelupt.
-
Vue sur Anthelupt à partir du mémorial de Léomont.
Lieux-dits et écarts
[modifier | modifier le code]- Anthelupt a donné son nom à une aire de l'autoroute A33 qui passe à proximité (dans le sens Nancy → Lunéville).
- Le lieu-dit "les Œufs durs d'Anthelupt" est situé sur la route D 400, au sud d'Anthelupt.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Voivre, le ruisseau de l'Embanie, le ruisseau d'Herbinval et le ruisseau le Moulnot[2],[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 857 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tomblaine à 17 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 746,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,8 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Anthelupt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,2 %), forêts (28,2 %), prairies (20,3 %), cultures permanentes (8,8 %), zones urbanisées (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Antelu (1125) ; Anthlu (1152) ; Antheleu (1272) ; Anthelu (1290) ; Ecclesia de Anthio loco (1342) ; Antheluy et Anthelui (1522) ; Antelu (1545) ; Pagus de Antelupano (1710) ; Les Antelupt (1783)[17].
Selon le recteur Gérald Antoine, le nom Anthelupt issu du galloromain, signifierait « devant le bois sacré »[18],[19].
Histoire
[modifier | modifier le code]Une légende locale affirme qu'Anthelupt aurait succédé à un village appelé Danney ou Danez détruit pendant la Guerre de Trente Ans. Il suffit de lire le paragraphe toponymie pour constater qu'Anthelupt existait bien avant cette période. D'autre part, aucun acte écrit ne va dans ce sens. Henri Lepage relève l'hypothèse de l'existence de Danez mais ne l'atteste pas[20].
Selon un accord fait au mois de juin 1290, Jean de Dombasle et l'abbé de Senones étaient tous deux seigneurs d'Anthelupt. Ils créaient chaque année d'un commun accord les maiour (maire), doyen, forestier et messier (garde-champêtre). En plus des nombreux impôts en nature, les habitants devaient aux seigneurs les corvées de faux (fauchage), de sercles (sarclage) et de scille (faucille). Les droits et privilèges de l'abbaye de Senones passèrent ensuite aux bénédictins de Ménil (Lunéville)[21].
Les seigneurs ont un droit de relèvement appliqué sur les héritages des habitants. Ceux-ci doivent payer 9 deniers dans un délai de 9 jours après le décès d'un proche parent. Si le paiement n'intervient pas dans le délai imparti, le seigneur devient unique héritier[21].
Les pressoirs étaient bannaux, cela signifie que les habitants devaient obligatoirement les utiliser pour presser leurs raisins et devaient bien entendu, s'acquitter d'un prélèvement[21].
Les habitants devaient se trouver au parc d'Einville chaque fois que le duc y chassait[21].
En 1424, une contestation apparu entre l'abbaye de Senones, d'une part, et les habitants d'Anthelupt soutenus par leur curé et le doyen de Port d'autre part. Finalement, l'abbé de Senones fut condamné à payer les réparations à faire sur la nef de l'église d'Anthelupt[21].
En 1545, une épidémie de peste ravage la région. Anthelupt n'est pas épargné. À partir de 1630 la peste frappe à nouveau et ses effets cumulés avec ceux de la Guerre de Trente Ans affaiblissent considérablement le village qui est déserté pendant plusieurs années.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants sont nommés les Antheluptois[25].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].
En 2023, la commune comptait 440 habitants[Note 4], en évolution de −4,56 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Pierre, reconstruite après 1914-1918.
- Monument aux morts.
- Croix de cimetière avec pietà.
- Ancienne source sacrée dite fontaine des Fées : traces de culte datant du haut Empire[30]
- Auberge des Œufs-Durs : plaque commémorant le jour () où Foch reçut dans cette auberge l'ordre de rejoindre le GQG et de quitter le commandement du 20e Corps.
-
Église Saint-Pierre.
-
Monument aux morts.
-
Pietà de la croix du cimetière.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique, logotype et devise
[modifier | modifier le code]Blason populaire
[modifier | modifier le code]Les habitants avaient pour sobriquet, les bourriques[31]. Ce surnom provient des files d'ânes qui portaient les produits agricoles au marché de Lunéville[32].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Abbé E. Grosse, Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe : contenant une introduction historique sur le pays, avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, hameaux, censes rivières, ruisseaux, étangs et montagnes, 1836, p. 22 [lire en ligne]
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Anthelupt », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique d'Anthelupt » sur Géoportail (consulté le 4 juin 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean Spaite, Saint patronage et sobriquets, Nancy, Imprimerie Apache Color, 4e trimestre 1999, 247 p., page 31.
- ↑ « Fiche communale d'Anthelupt », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Anthelupt et Tomblaine », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Nancy-Essey », sur la commune de Tomblaine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Nancy-Essey », sur la commune de Tomblaine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nancy », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Henri Lepage, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Impr. impériale, , p. 6.
- ↑ Marianne Mulon, Survivance du latin LUCUS dans la toponymie du domaine de langue d’oïl : [article] L’Onomastique, témoin des langues disparues. Actes du Colloque d’onomastique de Dijon (mai 1981), Paris, coll. « Actes des colloques de la Société française d'onomastique », .
- ↑ Henri Lepage, Le département de la Meurthe : statistique historique et administrative, (Nancy), Bibliothèque nationale de France, .
- ↑ Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 1 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 272
- Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 1 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 35-37
- ↑ « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Données du répertoire national des élus - version du 1 décembre 2025
- ↑ https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Abel Liéger et Daniel Steinbach, Le Culte des eaux dans le Toulois et aux environs, études Touloises, 15 avril 2014, p. 24
- ↑ Jean Spaite, Étude sur le saint patronage, les appellations officielles et les sobriquets dans les villages de la Meurthe-et-Moselle, Nancy, Apache Color, , 246 p., p. 31
- ↑ Jean Vartier, Le grand livre des sobriquets et quolibets de Lorraine et du Bassigny, Jarville-la-Malgrange, Imprimerie Vagner pour Édition de l'Est, , 215 p. (ISBN 2-86955-065-0), p. 131
