Antoine Digonet
| Antoine Digonet | ||
Le général Antoine Digonet lors de la prise du col de Giumella en 1801. Gravure publiée dans les Fastes de la Nation française et des puissances alliées. | ||
| Naissance | Crest, Dauphiné |
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| Décès | (à 48 ans) Modène, Italie |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1779 – 1810 | |
| Conflits | Guerre d'indépendance des États-Unis Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
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| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur | |
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Antoine Digonet, né le à Crest dans le Dauphiné et mort le à Modène en Italie, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie
[modifier | modifier le code]Du simple soldat au général de brigade
[modifier | modifier le code]Antoine Digonet naît le à Crest, dans la province du Dauphiné[1]. Fils de Joseph Digonet, chirurgien, il étudie d'abord la médecine à la faculté de Montpellier avant de tout quitter pour s'engager, contre l'avis de ses proches, dans l'armée royale[2].
Incorporé comme simple soldat au régiment d'Île-de-France le , il participe à la guerre d'Amérique au sein de l'armée du général Rochambeau et assiste au siège de Yorktown, où il est blessé d'un coup de feu à la jambe gauche. Rentré en France, il est promu successivement caporal le , sergent le et sergent-major le , son unité étant devenue à cette date le 39e régiment d'infanterie[1]. Sa carrière, jusqu'ici très lente, connaît une accélération à la faveur de la Révolution française[2]. Le , il est nommé adjudant-major au 2e bataillon de volontaires des Landes puis, après un passage à l'armée des Pyrénées, passe la même année à l'armée des Pyrénées occidentales. Promu lieutenant-colonel du 4e bataillon des Landes le , il prend part à la guerre du Roussillon contre l'Espagne et est blessé au bras droit le [1].
Il se distingue lors de l'enlèvement du camp de Mandaris, occupé par l'armée espagnole, sous le commandement du marquis de Saint-Simon. La Bidassoa, Fontarabie, Saint-Sébastien sont également témoins de sa valeur. En l'an II, il prend une part active à tous les combats qui obligent les Espagnols à abandonner les positions d'Altobiscar. Blessé au bras droit le , il devient général de brigade le et sert en cette qualité dans la division Marbot. Il guide l'avant-garde au combat où 13 000 Espagnols sont battus par 4 000 Français, et assiste en l'an III, à la bataille d'Yursum.
Service en Vendée, sur le Rhin et en Italie
[modifier | modifier le code]Dès que la paix a été signée avec l'Espagne, Digonet reçoit l'ordre de se rendre à l'armée de la Vendée, où il fait la campagne de l'an III à l'an IV. Dans le cours de cette campagne, il bat Charette près de Saint-Fulgent et l'oblige à fuir avec les débris de sa bande. C'est à la suite de cette déroute que Charette tombe entre les mains du général Travot. Digonet obtient le même succès contre Stofflet qui, lui-même, tombe quelque temps après au pouvoir du général Mesnage. Hoche, parvenu à pacifier les départements de la Vendée, de l'Orne, de la Manche et du Calvados, fait grand éloge de Digonet dans le rapport qu'il adresse au Comité de salut public.
Pendant les ans V et VI, il commande les départements de la Charente-Inférieure et des Deux-Sèvres. Lorsque les Chouans] reprennent les armes en l'an VII, il s'avance contre le général Bourmont, qui s'est emparé du Mans, et le force à évacuer cette ville. Poursuivant les rebelles, il bat dans le département de la Sarthe un autre de leurs chefs, le contraint à prendre la fuite et se rend maître de l'artillerie qu'ils ont enlevée au Mans. Appelé à l'armée du Rhin commandée par Moreau, il prend part à la bataille d'Engen, à celle de Maestricht et à l'affaire de Biberach.
Après avoir franchi le col du Saint-Gothard à la tête de l'avant-garde de l'armée destinée à envahir l'Italie, il commande une brigade dans la division Lapoype lorsque ce général se porte sur Marengo. En l'an IX, il sert sous les ordres de Brune, général en chef de l'armée d'Italie, et chasse les Autrichiens du Val Camonica, de la Valteline et du comté de Borméo. Membre de la Légion d'honneur le , il est fait commandant de l'ordre le .
Fin de carrière
[modifier | modifier le code]Le général Digonet sert encore en Italie et en Allemagne jusqu'en 1810, époque à laquelle il quitte la carrière des armes.
Distinctions
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- « Antoine Digonet », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Georges Six (préf. commandant André Lasseray), Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, t. 1, Paris, Librairie historique Georges Saffroy, (lire en ligne), p. 358.
- « Antoine Digonet (1763-1811) », sur Bonaparte à Valence (consulté le ).
