Aqueduc des Miracles
| Aqueduc des Miracles | |||
| Géographie | |||
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| Pays | |||
| Communauté autonome | |||
| Province | |||
| Commune(s) | Mérida | ||
| Coordonnées géographiques | 38° 55′ 28″ N, 6° 20′ 53″ O | ||
| Fonction | |||
| Franchit | Río Albarregas | ||
| Fonction | Aqueduc | ||
| Caractéristiques techniques | |||
| Type | Pont en maçonnerie | ||
| Longueur | 827 m | ||
| Hauteur | 70 mètres m | ||
| Construction | |||
| Inauguration | Ier siècle | ||
| Historique | |||
| Protection | Classé BIC (1912) |
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| Numéro d’identification |
664-001 | ||
| Année d’inscription | |||
| Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Estrémadure
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L'aqueduc des Miracles (en espagnol : Acueducto de los Milagros) ou pont des Miracles pour ce qui concerne l'ouvrage d'art, est un aqueduc romain qui alimentait la colonie d'Augusta Emerita, future ville de Mérida, dans l'Estrémadure en Espagne.
Bien d'intérêt culturel depuis 1912, le pont-aqueduc est également, depuis 1993, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, via le groupe de monuments dénommé « Ensemble archéologique de Mérida »[1].
Construction
[modifier | modifier le code]L'aqueduc est considéré comme le paradigme des constructions romaines ibériques, érigé à l'époque d'Auguste dans la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C. par de riches familles. Un barrage est construit simultanément, sur le rio Aljucén (es) à 5 km de la ville, afin de constituer un réservoir d'eau ; ce serait le point de départ de l'aqueduc[2]. Celui-ci reste en fonctionnement durant au moins trois siècles[3].
Présentation du pont-aqueduc
[modifier | modifier le code]Le pont-aqueduc fait partie de la conduite (ou aqueduc) qui acheminait l'eau à Augusta Emerita depuis le réservoir de Proserpine. L'eau parvenait à un castellum (bassin de décantation) situé dans l'actuel quartier de Santa Eulalia (les ruines en sont encore visibles). De là, le pont, long de 827 mètres, amenait l'eau jusqu'au castellum terminal du Cerro de El Calvario, après avoir traversé la vallée de l'Albarregas, qu'il surplombe à une hauteur maximale de 25 mètres. Il fut érigé au début du Ier siècle en associant la pierre et la brique. Les piliers, de 3 mètres de côté, sont reliées par des séries de trois arcs en brique en plein-cintre superposés. Sur les arcs supérieurs reposait le canal d'acheminement de l'eau. L'arc des piliers 9 et 10 est réalisé avec une technique différente, probablement pour marquer sa position centrale dans l'ouvrage. Les contreforts ont été réalisés en deux parties. En bas, la première hauteur de contrefort est parfaitement encastrée dans le pilier jusqu'à la seconde série d'arcs. Par-dessus, les contreforts ne sont pas castrés dans les piliers. Il s'agit d'un probable remaniement et renfort ultérieur de l'ouvrage[3].
L'ouvrage est parvenu à nous dans un bon état de conservation. La tradition populaire veut qu'il tienne son nom de l'étonnement des habitants de Mérida face à la robustesse d'une œuvre si ancienne, phénomène qu'ils tenaient pour miraculeux. 50 piliers sont encore debout, plus ou moins détériorés. Les vestiges du castellum du Cerro del Calvario furent découverts au début des années 1970. La chronologie de l'aqueduc a été largement débattue. Il semble désormais admis que l'ouvrage fut bâti sous Auguste.

Protection
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L'aqueduc fait l’objet d’un classement en Espagne au titre de bien d'intérêt culturel depuis le [4].
Depuis 1993, il est inscrit, conjointement avec d'autres biens culturels, au Patrimoine mondial de l'Unesco sous le libellé Ensemble archéologique de Mérida[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Ensemble archéologique de Mérida », sur whc.unesco.org, Unesco (consulté le )
- ↑ Hypothèse contestée par certains historiens car les Romains évitaient de capter des eaux stagnantes, vecteurs de maladies.
- Alicia M. Canto 1982.
- ↑ Base BIC du ministère espagnol de la Culture sous le nom Acueducto Romano "los Milagros" et le n° de référence RI-51-0000112.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]- (es) Alicia M. Canto, « Sobre la cronología augustea del acueducto de Los Milagros de Mérida con addenda », Homenaje a Sáenz de Buruaga, Institución Cultural “Pedro de Valencia”, Diputación Provincial de Badajoz, (lire en ligne)