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Araban

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Araban
Raban
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de l'Anatolie du sud-est
Province Gaziantep
Indicatif téléphonique international +(90)
Plaque minéralogique 27
Géographie
Coordonnées 37° 25′ 29″ nord, 37° 41′ 34″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Turquie
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Araban
Géolocalisation sur la carte : région de l'Anatolie du Sud-Est
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Araban
Géolocalisation sur la carte : province de Gaziantep
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Araban

Araban ou Raban est une ville et un district de la province de Gaziantep dans la région de l'Anatolie du sud-est en Turquie. La ville d'Araban a 11 100 habitants et le district a 32 933 habitants (2022). Araban est au nord de la province, limitrophe des provinces d'Adıyaman, Kahramanmaraş et Şanlıurfa. La ville est située dans la plaine d'Araban près de l'Euphrate.

Géographie

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Antiquité et premiers établissements

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Les premières traces d’occupation humaine dans la zone d’Araban remontent à l’Antiquité, comme l’attestent notamment des mausolées romains datés du IIᵉ–IIIᵉ siècle ap. J.-C. situés dans plusieurs villages du district, construits pour des personnalités riches ou des hauts responsables civils et militaires sous l’Empire romain.

Période médiévale

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Durant le haut Moyen Âge, Araban est connue sous le nom de Raban. Située sur une zone frontière stratégique entre les mondes byzantin et musulman, elle joue un rôle important dans les conflits qui opposent chrétiens et musulmans. En 958, la bataille de Raban s’y déroule sous la forme d’une grande confrontation entre l’Empire byzantin, commandé par Jean Tzimiskes, et l’émirat Hamdanide d’Alep dirigé par Sayf al‑Dawla. Cette bataille aboutit à une victoire décisive des Byzantins, affaiblissant durablement la puissance hamdanide dans la région.

Conquêtes et rivalités au temps des croisades

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Aux XIᵉ et XIIᵉ siècles, au cœur de l’ère des Croisades, Raban devient une forteresse stratégique très disputée :

  • Après la Première Croisade (1097), la région est administrée par des seigneurs arméniens alliés aux croisés.  
  • Entre 1148 et 1150, le sultan seldjoukide II. Kılıç Arslan s’empare du château.  
  • En 1155, le général zengide Nureddin Mahmud Zengi reprend la région aux Seldjoukides.  

Le château et la ville continuent de changer de mains entre différentes puissances : les Ayyoubides d’Alep, les armées du Sultanat seldjoukide anatolien, puis les Mongols et d’autres dynasties comme les Memlûks et les Dulkadirides.

Domination mongole et mamelouke

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Aux XIIIᵉ–XIVᵉ siècles, au temps des grandes invasions et des migrations de peuples, les Mongols traversent la région et brûlent la ville, entraînant destruction et déclin partiel du rôle politique de Raban. Plus tard, en 1268, après la bataille de Mari, le roi arménien Hethum Ier est contraint de céder plusieurs forteresses dont Raban à Baibars, le sultan mamelouk d’Égypte, qui marque l’affirmation du pouvoir mamelouk dans la région.

Période ottomane et époque moderne

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Au début du XVIᵉ siècle, sous le règne de Yavuz Sultan Selim, la région est intégrée à l’Empire ottoman (vers 1517). Elle devient alors une partie de l’administration ottomane plus vaste, et bien qu’elle conserve des vestiges de son importance stratégique, elle cesse d’être un centre névralgique de conquêtes.

Époque républicaine turque

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Après la chute de l’Empire ottoman et la création de la République de Turquie, la petite ville, longtemps appelée Raban, est rebaptisée Araban. En 1957, elle est officiellement élevée au statut de district au sein de la province de Gaziantep.

Notes et références

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Liens externes

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