Aller au contenu

Araeoscelidia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aréoscélidiens

Araeoscelidia
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue d'artiste de Petrolacosaurus
306–274.4 Ma
8 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Super-classe Tetrapoda
Clade Reptiliomorpha
Classe Sauropsida
Sous-classe incertae sedis

Clade

 Araeoscelidia
Williston, 1913

Les Araeoscelidia, ou Aréoscélidiens, sont un ordre ou un clade de Sauropsides présumés, dont la classification reste discutée. Traditionnellement classés comme des Diapsides basaux, ils ont toutefois été considérés comme des Reptiliomorphes dérivés par une étude de 2022, et comme des Sauropsides basaux par une étude de 2025. Les Aréoscélidiens ont vécu en Amérique du Nord et en Europe du Carbonifère final au Permien inférieur.

Le taxon Araeoscelidia a été créé en 1913 par le paléontologue américain Samuel Wendell Williston. Il est tiré du genre Araeoscelis, décrit par le même auteur en 1910.

Description du crâne de Petrolacosaurus

Description

[modifier | modifier le code]

Les Aréoscélidiens mesuraient moins d'un mètre de long et ressemblaient superficiellement à des lézards. Ils sont caractérisés par la gracilité de leurs membres et de leurs extrémités, leur très longue queue et par la présence de deux fosses temporales.

Les vertèbres cervicales sont allongées, et toutes les vertèbres pelviennes ont une crête centrale sur la face inférieure. De plus, le bord antérieur de l'omoplate est incliné vers l'arrière, les membres sont longs et de longueur à peu près égale, et le fémur est bien plus épais que l'humérus[1].

Répartition

[modifier | modifier le code]

Les Aréoscélidiens sont connus dès le Carbonifère final aux États-Unis (Petrolacosaurus, Spinoaequalis, Halgaitosaurus) et jusqu'au Permien inférieur en France (Aphelosaurus), en Allemagne (Kadaliosaurus) et aux États-Unis (Zarcasaurus, Araeoscelis).

De nombreux spécimens fossiles ont été découverts en Oklahoma, aux États-Unis, mais qui n'ont pas encore été décrits[2],[3].

Classification

[modifier | modifier le code]

Leurs deux fosses temporales ont traditionnellement conduit à rattacher les Aréoscélidiens aux diapsides. Cependant, aucun diapside, selon une définition des diapsides restrictive et proche du clade des Sauria (groupe-couronne des reptiles et oiseaux actuels), n'est connu avant le Permien supérieur, plusieurs taxons plus anciens et controversés ayant été reversés plus récemment dans d'autres groupes. Une définition plus large des diapsides les rapproche toutefois des sauropsides[4]. La classification ultime des Aréoscélidiens dépend donc aussi des définitions retenues pour chacun des clades concernés.

Une étude de 2022 par Simões et al. classe les Aréoscélidiens comme des Reptiliomorphes dérivés, dans la position de groupe frère du clade incluant les Captorhinidae et Protorothyris[5] :

Reptiliomorpha

Seymouriamorpha




Diadectomorpha





Araeoscelidia




Protorothyris



Captorhinidae




Amniota

Synapsida


Sauropsida

Acleistorhinidae




Millerettidae




Mesosauridae


Neoreptilia

Procolophonia



Neodiapsida (incluant reptiles et oiseaux actuels)










Une étude de 2025 par Xavier Jenkins et al. reclasse toutefois les Aréoscélidiens comme des diapsides basaux, mais dans une définition de ce dernier clade qui le rapproche des sauropsides[4].

Liste des genres

[modifier | modifier le code]

Le groupe des Aréoscélidiens compte sept genres :

Ces quatre genres sont représentés par des squelettes fossiles quasi complets.

Ces trois derniers genres ne sont connus que par du matériel postcrânien, excepté un fragment de mandibule pour Zarcasaurus.

Phylogénie

[modifier | modifier le code]

Phylogénie des Aréoscélidiens d'après deBraga et Reisz 1995[6] et Falconnet et Steyer 2007[8] :

Diapsida

Neodiapsida


Araeoscelidia

Spinoaequalis


Araeosceloidea
Petrolacosauridae

Petrolacosaurus



Araeoscelidae

Zarcasaurus


Araeoscelinae

Kadaliosaurus




Araeoscelis



Aphelosaurus








Références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b Henrici et al. 2023.
  2. (en) W.J. May et J.D. Hall, « Geology and vertebrate fauna of a new site in the Wellington Formation (Lower Permian) of Northern Oklahoma », Oklahoma Geology Notes, 2002, vol. 62, n. 2, p. 63-66
  3. (en) B.A. Swanson et K.J. Carlson, « Walk, Wade, or Swim? Vertebrate Traces on an Early Permian Lakeshore », Palaios, 2002, vol. 17, p. 123-133
  4. a et b (en) Xavier A. Jenkins et al., « Evolutionary assembly of crown reptile anatomy clarified by late Paleozoic relatives of Neodiapsida », Peer Community Journal, vol. 5,‎ , e89 (DOI 10.24072/pcjournal.620)
  5. (en) T. R. Simões, Christian F. Kammerer, M. W. Caldwell et S. E. Pierce, « Successive climate crises in the deep past drove the early evolution and radiation of reptiles », Science Advances, vol. 8, no 33,‎ , eabq1898 (PMID 35984885, PMCID 9390993, DOI 10.1126/sciadv.abq1898)
  6. a et b (en) M. deBraga et R.R. Reisz, « A new diapsid reptile from the uppermost Carboniferous (Stephanian) of Kansas », Palaeontology, 1995, vol. 38, p. 199-212
  7. (en) M. deBraga et O. Rieppel, « Reptile phylogeny and the interrelationships of turtles », Zoological Journal of the Linnean Society, 1997, vol. 120, p. 281-354
  8. a et b Falconnet et Steyer 2007.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • (en) Jocelyn Falconnet et Jean-Sébastien Steyer, « Revision, osteology and locomotion of Aphelosaurus, an enigmatic reptile from the Lower Permian of France », Journal of Morphology, (résumé du 8e Congrès international de morphologie des vertébrés, Paris)
  • (en) Amy C. Henrici, David S. Berman, Stuart S. Sumida et Adam K. Huttenlocker, « Halgaitosaurus gregarius, a new Upper Carboniferous araeoscelidian (Reptilia:Diapsida) from the Halgaito Formation, Bears Ears National Monument, Utah, USA », Annals of Carnegie Museum, vol. 88, no 3,‎ , p. 161–192 (DOI 10.2992/007.088.0301, Bibcode 2023AnCM...88..301H, lire en ligne)

Liens externes

[modifier | modifier le code]