Archingeay
| Archingeay | |||||
L'église Saint-Martin. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente-Maritime | ||||
| Arrondissement | Saint-Jean-d'Angély | ||||
| Intercommunalité | Vals de Saintonge Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Rémi Lamare 2020-2026 |
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| Code postal | 17380 | ||||
| Code commune | 17017 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Arcantois | ||||
| Population municipale |
765 hab. (2023 |
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| Densité | 46 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 55′ 54″ nord, 0° 42′ 17″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 2 m Max. 47 m |
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| Superficie | 16,61 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Jean-d'Angély | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.archingeay.fr | ||||
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Archingeay est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
Géographie
[modifier | modifier le code]Le village d'Archingeay est situé à cinq kilomètres au sud de Tonnay-Boutonne et à une vingtaine de kilomètres à l'est de Rochefort. La commune est bordée, à l'ouest, par la rivière Boutonne et ses marécages ; elle se situe sur la rive droite de cette rivière. C'est à l'est que l'on trouve le point culminant de la commune : 47 mètres d'altitude dans le bois des Vergnes.
Comme de nombreuses communes rurales des environs, Archingeay contient de nombreux terrains agricoles. L'habitat est réparti en nombreux hameaux de taille diverse ; le bourg d'Archingeay se situe au centre-est du territoire communal, sur une petite hauteur.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]- La Boutonne, affluent de la Charente ;
- le Pépin, ruisseau qui se jette dans les marécages de la Boutonne.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Agnant à 21 km à vol d'oiseau[8], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 778,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −9,2 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Archingeay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,6 %), prairies (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), forêts (11,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune d'Archingeay est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
[modifier | modifier le code]Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Boutonne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010[19],[17].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 44,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 404 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 182 sont en aléa moyen ou fort, soit 45 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[17].
Risques technologiques
[modifier | modifier le code]Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Son nom pourrait venir de l'anthroponyme gallo-romain Arcantius, auquel a été apposé le suffixe -acum. Les habitants sont, en outre, dénommés Arcantois.
Le bourg est identifié au XIIIe siècle sous le nom d'Archinjai[24].
Paléontologie
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Un gisement d'ambre à Archingeay datant de près de 100 millions d'années permet aux paléontologues d'étudier des restes d'animaux et de végétaux piégés dans la résine[25],[26]. Ce dépôt d'ambre du Sud-Ouest, appelé ambre des Charentes, est le plus ancien en France[27]. Son analyse révèle les conditions environnementales qui prévalaient dans les Charentes au Cénomanien et à l'Albien terminal : la région était une zone estuarienne au climat chaud et humide[27].
Histoire
[modifier | modifier le code]Cette commune, au riche passé historique possèdait une abbaye entièrement disparue, est dotée une église romane du XIIe siècle qui mérite une visite pour les sculptures de sa porte Sud et les modillons extérieurs et intérieurs représentant la vie de l’époque .
Dans le passé, Archingeay a connu une période florissante, due notamment à la fréquentation d’une source thermale située près du château de la Vallée à l'ouest d'Archingeay et renommée pour ses propriétés thérapeutiques de maladies digestives, et de peau…
Jusqu’à l'attaque du phylloxéra en 1880 dans la région, il y avait une récolte et production de vin local, fabrication de poteries, briques et tuiles.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]La commune d'Archingeay fait partie du canton de Saint-Savinien et de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély.
Elle adhérait à la communauté de communes du Pays Savinois, avant l'intégration de cette dernière à la communauté de communes des Vals de Saintonge en 2014.
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants sont appelés les Arcantois[28].
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].
En 2023, la commune comptait 765 habitants[Note 2], en évolution de +14,01 % par rapport à 2017 (Charente-Maritime : +4,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (29 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,9 % la même année, alors qu'il est de 34,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 337 hommes pour 337 femmes, soit un taux de 50 % de femmes, largement inférieur au taux départemental (52,15 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église romane Saint-Martin du XIIe siècle.
- Fontaine ferrugineuse dont les Romains connaissaient les vertus curatives (maladies de peau). À la période gallo-romaine, le général romain Arcantius passa un séjour aux thermes.
- Lavoir datant des romains, au lieu-dit le Mouton.
- Four à pain, dans le bourg.
- Musée les Trésors de Lisette, présentant la vie dans une famille du début du siècle avec une des plus grandes expositions d'anciens objets culinaires en Europe.
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Façade sud de l'église Saint-Martin.
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Clocher de l'église Saint-Martin.
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Lavoir du Mouton.
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Four à pain.
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Musée « les Trésors de Lisette ».
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Saint Maclou, qui a fondé la ville de Saint-Malo, serait mort à Archingeay[réf. souhaitée].
- La famille de Montaigne qui a habité le château de la Vallée[réf. souhaitée].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Carte IGN sous Géoportail
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Archingeay et Saint-Agnant », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Agnant », sur la commune de Saint-Agnant - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Agnant », sur la commune de Saint-Agnant - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- « Les risques près de chez moi - commune d'Archingeay », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
- ↑ « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
- ↑ « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
- ↑ « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune d'Archingeay », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
- ↑ André de Mandach, Chronique dite Saintongeaise: Texte franco-occitan inédit "Lee", à la découverte d'une chronique gasconne du XIIIe siècle et de sa poitevinisation, Walter de Gruyter GmbH & Co KG, (ISBN 978-3-11-167633-3, lire en ligne)
- ↑ Laurent Sacco, « Des poils de mammifères vieux de cent millions d'années ! », sur Futura (consulté le ).
- ↑ Jean-David Moreau, Didier Néraudeau, Paul Tafforeau et Éric Dépré, « Synthèse sur la diversité des préservations végétales du site d’Archingeay-Les Nouillers (France) : un Konservat-Lagerstätte pour les flores de l’Albien-Cénomanien », Annales de Paléontologie, paléontologie du Cénomanien-Volume 2 / Cenomanian Palaeontology-Vol.2 Éditeurs : Nicolas Morel, Delphine Desmares, Didier Néraudeau, vol. 103, no 3, , p. 165–171 (ISSN 0753-3969, DOI 10.1016/j.annpal.2017.02.001, lire en ligne, consulté le )
- Didier Néraudeau, Vincent Perrichot, Jean Dejax et Edwige Masure, « Un nouveau gisement à ambre insectifère et à végétaux (Albien terminal probable) : Archingeay (Charente-Maritime, France) », Geobios, vol. 35, no 2, , p. 233–240 (ISSN 0016-6995, DOI 10.1016/S0016-6995(02)00024-4, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Les gentilés de Charente-Maritime
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Archingeay (17017) », (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département de la Charente-Maritime (17) », (consulté le ).
