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Arthur Turcotte

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Arthur Turcotte
Illustration.
Fonctions
Député à l'Assemblée législative du Québec

(6 ans, 2 mois et 22 jours)
Circonscription Trois-Rivières
Prédécesseur Sévère Dumoulin
Successeur Télesphore-Eusèbe Normand

(5 ans, 7 mois et 14 jours)
Circonscription Trois-Rivières
Prédécesseur Henri-Gédéon Malhiot
Successeur Sévère Dumoulin
Orateur de l'Assemblée législative du Québec

(3 ans, 9 mois et 4 jours)
Prédécesseur Louis Beaubien
Successeur Louis-Olivier Taillon
Maire de Trois-Rivières

(11 mois et 22 jours)
Prédécesseur Télesphore-Eusèbe Normand
Successeur Joseph-Napoléon Bureau
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal (Canada-Uni)
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Montréal (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti conservateur du Québec
Parti libéral du Québec
Père Joseph-Édouard Turcotte
Fratrie Gustave-Adolphe Turcotte
Diplômé de Stonyhurst College
Université Laval
Université McGill
Profession Avocat

Image illustrative de l’article Arthur Turcotte
Maires de Trois-Rivières

Arthur Turcotte, né le et mort le à Montréal, est un homme politique québécois. Il est député de Trois-Rivières à l'Assemblée législative du Québec de 1876 à 1881 et de 1884 à 1890. Il a siégé comme conservateur-indépendant sauf durant ses deux derniers mandats, de 1886 à 1890. Il est également maire de Trois-Rivières de 1876 à 1877.

Famille et études

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Né en 1845 à Montréal, il est le fils de Joseph-Édouard Turcotte et de Flore Buteau. Il est le frère de Gustave-Adolphe Turcotte et le filleul de René-Édouard Caron. Il épouse Éléonore McDonald le .

Arthur Turcotte fait ses études au Collège Sainte-Marie de Montréal, au Stonyhurst College, à l'Université Laval et à l'Université McGill. Il est admis au barreau du Bas-Canada le .

Avocat et journalisme

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Il exerce d'abord la profession d'avocat à Trois-Rivières. Il est chroniqueur parlementaire pour le journal Le Canadien en 1872. Président de la Compagnie d'imprimerie de Trois-Rivières, il fonde le journal La Concorde le avec pour devise « Les intérêts du pays avant ceux des partis ». Il cofonde également La Sentinelle le , mais Louis-François Richer Laflèche, évêque de Trois-Rivières, le fait interdire en 1886.

Arthur Turcotte, alors orateur de l'Assemblée législative du Québec.

Maire et député

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Il commence sa carrière politique en tant qu'échevin à Trois-Rivières, de 1873 à 1875. Il en devient maire du au . Le , il est élu député indépendant de Trois-Rivières à l'Assemblée législative du Québec lors de l'élection partielle du . Il est réélu lors des élections de 1878. Il occupe le poste d'orateur de l'Assemblée législative du Québec du au . Il perd son poste de député aux élections de 1881 avant de le reprendre à l'élection partielle du .

Il passe sous la bannière libérale aux élections de 1886. Dans le gouvernement Honoré Mercier, il est nommé ministre le . En novembre 1887, il remplace de façon intérimaire le premier ministre du Québec. Il est nommé procureur général du Québec le et occupe ce poste jusqu'au .

Positions politiques

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Durant ses mandats en politique québécoise, Turcotte fait adopter des mesures pour soustraire de la créance les familles pauvres ou endettées. Il appuie l'autonomie provinciale. Il propose même que Trois-Rivières devienne la capitale du Québec. En 1885, lors de la Rébellion du Nord-Ouest, il est le premier député à dénoncer dans une motion l’attitude du gouvernement fédéral.

Fin de carrière

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Le , il devient protonotaire à la Cour supérieure de Montréal. Il meurt subitement au palais de justice de Montréal, le .

Articles connexes

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Liens externes

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