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Ashraf Marwan

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Ashraf Marwan
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
أشرف مروانVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Mona Gamal Abdel Nasser (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Jamal Marwan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Gamal Abdel Nasser (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
General Intelligence Directorate (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ashraf Marwan, né en 1944, décédé à Londres le , était un homme d'affaires et négociant en matériels d'armement.

Fils d'un officier militaire au service du président Nasser, Marwan, époux de sa fille Mona, est entré dans l'armée de ce dernier avant de devenir son assistant. À la mort de celui-ci en , il a poursuivi cette fonction dans le domaine de la sécurité pour le compte de son successeur, le président Anouar el-Sadate.

Agent double, le haut fonctionnaire égyptien a fourni des informations capitales à Israël concernant les préparatifs de l’armée égyptienne concernant « la guerre du Kippour ». D'après Shmuel Goren, le Directeur-adjoint du Mossad entre 1982 et 1984, il était « le meilleur [agent du Mossad] dans son domaine, le plus efficace que nous ayons jamais eu[1] ». Il ajoute :

Je me trouvais en Europe lorsque j'ai appris que Marwan cherchait à nous contacter. J'ai pris connaissance des documents qu'il nous avait apportés lors de notre première réunion. Après les avoir étudiés, j'ai dit : “Si ce truc est vrai, alors c'est un tremblement de terre.” C'était carrément incroyable que des informations top-secrètes égyptiennes soient tombées entre nos mains. Les renseignements qu'il nous a fournis ont évité le crash d'au moins deux avions israéliens, avec des centaines de passagers à bord. Il était marié à la fille de Nasser ! En Égypte, le gendre de Nasser occupait une position particulière. Il était chargé par le gouvernement de diverses missions. Il rencontrait le patron des services secrets saoudiens et libyens, et peut-être aussi des agents de la CIA, ou les Italiens. En Égypte, ce n'est pas comme chez nous. Ici, un truc pareil remonte directement au chef du Shin Bet, qui vérifie avant d'en informer les officiers de sécurité. Mais en Égypte, poser des questions au gendre de Nasser, c'était prendre le risque de perdre sa tête ! Quand il se rendait à Londres, l'ambassadeur lui passait la brosse à reluire. Le gendre de Nasser était au courant de tout ! Il possédait une voiture, un bureau… tout, quoi ! Au fond, ce n'était pas une question d'argent. Il ne voulait pas juste obtenir quelques faveurs de notre part. Mais quoi qu'il en soit, il n'aurait pas travaillé pour nous gratuitement. […] Il voulait exercer son influence. Il a rencontré Cvika Zamir. Il disait : “L'Égypte ne m'aime pas. Au moins, il y a quelqu'un qui m'apprécie.” […] Ashraf Marwan a été un atout précieux pour la nation. Et nous, les Israéliens, sommes coupables de n'avoir pas su le protéger. Quand on a commencé à parler de lui, il espérait que l'intérêt retomberait comme un soufflet. Mais cela n'a pas été le cas. La presse israélienne en a fait des tonnes, jusqu'à ce que quelqu'un le balance par la fenêtre.

Il est retrouvé mort à Londres le , tombé du balcon de son appartement situé au cinquième étage[2],[3]. Sa mort reste un mystère et n'a pas d'explications à ce jour.

Postérité

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À l'écran

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Notes et références

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  1. Duki Dror, « Mossad : des agents israéliens parlent | ARTE », (consulté le )
  2. (en-US) « ‘I should never have exposed Egypt’s 1973 war super spy’ », timesofisrael,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Simon Parkin, « Who killed the 20th century’s greatest spy? | Simon Parkin », sur the Guardian, (consulté le )
  4. « L'Ange du Mossad », sur flixable.com (consulté le )

Liens externes

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